Histoires insolites

La Duchesse d’Uzès, première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris

La Duchesse d’Uzès, première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris

Lorsqu’il est question des femmes au volant, les plaisanteries, les images d’Epinal et les quolibets on tendance à fuser : les femmes conduisent mal, ne savent pas faire un créneau, ou ne dépassent pas les 20km/h… On se demande d’où vient cette réputation ! Car la première femme à avoir son permis de conduire, qui n’est autre que la Duchesse d’Uzès, est aussi la première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris. Portrait d’une femme qui n’avait pas froid aux yeux et dont on ferait bien de se souvenir pour briser quelques clichés qui ont la vie dure. La Duchesse d’Uzès, première femme à passer son permis de conduire Ce n’est qu’en 1898 que la Duchesse d’Uzès passe son permis de conduire. Elle est la première femme de France à l’obtenir et entre ainsi dans les annales. La presse lui consacre même un encart pour souligner l’importance de l’événement. On lira notamment que « coiffée d’un petit chapeau de feutre noir qu’elle portait incliné sur l’oreille, [elle] tenait en main la barre de direction, qu’elle manœuvrait très savamment ». En lisant cela, certains bourgeois de l’époque ont pu en perdre leur monocle. Eh oui, il n’y a après tout aucune raison que les femmes ne sachent pas s’y prendre aussi bien que les hommes. Plusieurs années se seront pourtant écoulées entre l’autorisation de Léon Serpollet de circuler à 16 km/h en 1891 et l’obtention du permis de conduire par la première femme. A l’époque, le simple fait de se présenter nécessite un grand courage pour faire face aux critiques : la société masculine voit les conductrices d’un mauvais œil, car l’automobilisme est jugé comme un sport réservé aux hommes. Face à l’étonnement général, la réponse de la Duchesse d’Uzès est limpide : « Je m'étonne de voir tout le bruit qu'on a fait autour de cette chose pourtant si simple en soi. [...]Les impressions que j'ai ressenties, me demandez-vous ; elles ont été délicieuses. C'était d'abord d'aller à l'allure qui me plaisait, de dépasser vite, vite, les autres voitures, assez adroitement pour ne pas les accrocher [...]. » En montrant l’exemple, la Duchesse d’Uzès incite donc de nombreuses femmes à se présenter à l’examen et à démocratiser la conduite auprès de la gent féminine. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Duchesse d’Uzès fait partie des plus importantes figures du féminisme français. Arrière-petite-fille de la « Veuve Cliquot », elle s’isole régulièrement au château de Bonnelles pour organiser des chasses à courre. Intrépide au quotidien, la Duchesse d’Uzès chasse, écrit, peint, sculpte et conduit, se moquant aussi bien des clivages que des jugements, vivant sa vie au gré de ses passions. On lui devra également la loi de 1907 permettant à l’épouse de disposer de son salaire. Les limitations de vitesse à Paris, un fléau de longue dateSource : Wikipédia (Auteur : P.poschadel) Oui, la Duchesse d’Uzès est aussi la première femme à écoper d’une amende pour excès de vitesse. Pire, elle reçoit cette contravention seulement 3 mois après avoir passé son permis. A l’époque, Le Figaro ne perd pas le Nord et se hâte de relater l’histoire non sans cynisme : « Le Tribunal de simple police n'aura pas, après-demain jeudi, son habituelle clientèle. Sur ses bancs d'élégantes toilettes prendront place [...] car la cause appelée sera, celle de la duchesse d’Uzès et de son fils le duc d'Uzès, victimes tous deux de la fâcheuse contravention qui guette les conducteurs d'automobile ». Mais alors, à combien sont les limitations de vitesse à Paris ? En 1899, date à laquelle la duchesse reçoit sa première contravention, la limite est fixée à seulement 20 km/h. Une limite qui nous rendrait tous fous aujourd’hui, nous qui serrons les dents en zone 30 en trépignant d’impatience de revoir le bon vieux panneau à 50. La Duchesse D’Uzès se fait à l’époque attraper par la maréchaussée en roulant à 40 km/h, soit tout de même 20 km/h au-dessus de la limite. On peut saluer la performance, car il est clair que son Break Delahaye (aujourd’hui exposé au musée national de la voiture et du tourisme à Compiègne) a sûrement la même puissance qu’une voiturette sans permis actuelle. Mais on l’aura compris, la vitesse la fait vibrer et elle la maîtrise avec brio. Elle est d’ailleurs l’une des premières à s’équiper de rétroviseurs. La Duchesse d’Uzès reste aujourd’hui une figure emblématique de la Belle Epoque. Elle a vu son portrait immortalisé dans Les Modes au début de XXe siècle dans un article qui la présente comme « La plus grande dame de France ». En 1926, à l’âge de 79 ans, elle fonde l’Automobile Club Féminin, car l’accès à l’Automobile Club de France est alors réservé aux hommes. Elle le présidera jusqu’à sa mort, vivant à 100 à l’heure jusqu’à son dernier souffle. Illustration de présentation Julius LeBlanc Stewart - Les Dames Goldsmith au bois de Boulogne en 1897 sur une voiturette (Source : Wikipédia)

Faire la grève : une expression d’origine parisienne !

Faire la grève : une expression d’origine parisienne !

Comment se faire entendre lorsqu’on n’est pas d’accord avec les décisions prises par le gouvernement ou la direction d’une entreprise ? En faisant tout simplement grève ! Cesser le travail pour protester fait partie des droits des salariés et est toujours très utilisé : les Parisiens qui empruntent régulièrement les trains régionaux ont pu s’en rendre compte en 2018 ! Mais connaissez-vous l’origine de l’expression « faire grève » ? Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’elle est née en plein Paris. La place de Grève, lieu de rencontre des travailleurs Pour comprendre l’origine de l’expression « faire grève », nous allons remonter très loin dans le temps. Jusqu’à une époque lointaine où une tribu gauloise, les Parisii, occupait les rives de la Seine. De cette occupation antique, il ne reste que peu de vestiges mais quelques mots sont passés dans le langage courant. Dont le terme « grava » qui désignait un sable grossier. Or, du sable, il n’en manquait pas jadis sur les îles et les berges du fleuve traversant la ville. Une place, située rive droite à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville, en était couverte. Elle prit donc naturellement le nom de « Place de Grève ». Au Moyen-âge cette place était très animée. On y réalisait quelques supplices et exécutions publiques, mais on venait aussi y chercher et y trouver du travail. À l’époque où CDD et CDI n’existaient pas encore, les travailleurs s’y rendaient le matin en quête d’un employeur pour la journée. Les tâcherons, comme on les appelait, venaient vendre leurs bras et leur maigre savoir-faire. « Faire grève » signifiait donc à l’époque « chercher du travail ». Au XIXème siècle, la Révolution Industrielle a changé le monde du travail. Les journaliers sont devenus des ouvriers : s’ils n’avaient plus besoin de se vendre à la journée, ils vivaient des conditions de travail très difficiles. Ils venaient donc se rassembler ici, sur une vaste place qui était aussi un symbole historique de l’autorité (rappelez-vous, on y suppliciait des gens), pour défier le pouvoir et protester. « Faire grève » a donc changé de sens en même temps que la place a changé de vocation. La Place de Grève occupait l’emplacement de l’Hôtel de Ville de ParisUn droit de grève plutôt récent en France Nous venons de comprendre ensemble l’origine de l’expression « faire grève ». Mais saviez-vous que ce droit qui nous semble totalement acquis est en réalité relativement récent en France ? Cela ne fait en effet que 150 ans environ que les salariés français ont acquis le droit de grève. Pendant longtemps, le droit de grève était interdit et même puni par la loi : on parlait alors de délit de coalition et il pouvait mener les contrevenants en prison. Il faudra attendre le Second Empire et la loi Ollivier du 25 mai 1864 pour que la grève soit enfin autorisée. Le droit de grève sera inscrit dans la Constitution bien plus tard, à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale en 1946. Les syndicats, quant à eux, sont autorisés depuis 1884. Vous vous sentez l’âme revendicatrice ? Vous devez respecter certaines conditions pour lancer votre propre mouvement de grève : • Vous n’avez pas le droit de faire grève seul, puisqu’il s’agit d’un mouvement collectif. Sans camarades de lutte à vos côtés, remisez vos banderoles et reprenez le travail • Vous devez cesser totalement le travail. Vous ne pouvez pas faire grève à temps partiel ou simplement travailler moins longtemps. • Vous devez exprimer des revendications d’ordre professionnel : vous ne pouvez pas faire grève car il pleut le week-end et que vous ne profitez pas de vos jours de repos, par exemple. Vous n’êtes pas non plus obligé de vous rassembler sur le Parvis de l’Hôtel de Ville pour faire entendre votre voix : ce temps-là est révolu !

Fortifications de Paris : des murailles médiévales aux enceintes Thiers

Fortifications de Paris : des murailles médiévales aux enceintes Thiers

Il n’est pas si rare qu’en se baladant dans les rues de Paris, on tombe sur un vieux bout de mur en se demandant à quoi cela peut bien correspondre. Parfois, on croise même une ancienne fortification militaire sans le savoir. S'il en reste assez peu de traces, certains vestiges témoignent d'un temps pas si lointain où la ville, convoitée, était gardée par des murs hauts et épais. Si bien qu’on a parfois du mal à imaginer que la capitale ait pu être complètement cernée par des enceintes pour se protéger des attaques extérieures. Vous aurez encore plus de mal à croire que certaines d’entre elles ont aujourd’hui laissé place à quelques-uns de vos bars préférés.L’enceinte Philippe-Auguste, souvenir d’une époque médiévale Au total, Paris a été entourée par 7 enceintes successives. L’enceinte Philippe-Auguste est la plus ancienne dont nous ayons gardé un tracé précis, mais surtout dont nous ayons gardé autant de traces physiques ! Réalisée de 1190 à 1215, l’enceinte Philippe Auguste est encore très nettement visible bien que difficilement accessible. A l’époque, le mur est équipé de 77 tours semi-cylindriques et hautes de 15 mètres pour prévenir les tentatives de siège. Avant son départ pour la troisième croisade, Philippe Auguste s’inquiète de la sécurité de la ville. Le 7e roi de la dynastie des Capétiens fait donc ériger une muraille de plus de 5000 mètres de long et s’étalant sur plus de 250 hectares, pour protéger la capitale pendant son absence. Elle traverse alors plusieurs arrondissements de Paris : le 1er, 4e, 5e et 6e . Bien qu’une grande partie ait été démantelée sous François Ier, on peut surprendre un fragment miraculeusement intact ici ou là (une vingtaine au total), sans pouvoir y accéder car ces vestiges sont souvent situés sur des propriétés privées. Il y a donc des chanceux qui vivent dans des immeubles encerclés de bouts de muraille datant de la fin du XIIe siècle. Plutôt classe. Dans quelques rues, on peut quand même admirer de gros morceaux de ruines : au 9 rue du Louvre, on aperçoit l’une des 77 tours, qui représente le Parlement intérieur de l’époque. La plus longue portion conservée est dans le 4e arrondissement, au carrefour de la rue Charlemagne et de la rue Jardins-Saint-Paul. Près de 60 mètres de murs collés à des immeubles. Le contraste entre la modernité des nouvelles bâtisses et l’ancienneté de la pierre médiévale qui n’a, finalement, pas loin de 1000 ans, est troublant. Restes de l’enceinte Philippe-August rue des Jardins-Saint-Paul (Source : Wikipédia - auteur Mbzt)Des fortifications métamorphosées L’enceinte Charles V est un prolongement de l’enceinte Philippe Auguste. Pour agrandir la zone de protection, on l’étend sur la rive droite avec la Bastille. Parallèlement, l’enceinte Philippe Auguste est consolidée sur la rive gauche. Au XVIe siècle, Charles IX prolonge encore l’enceinte en incluant dans Paris le jardin des Tuileries et le faubourg Saint Honoré. La fortification gagne un fossé supplémentaire, avant d’être achevée sous Louis XIII. Vous vous demandez où peut bien se situer cette fortification de Paris ? Ne cherchez pas trop longtemps. Louis XIV s’est chargé de la raser, estimant finalement qu’elle était inutile. Les enceintes de Charles V à Louis XIII ont été remplacées par une vaste promenade parisienne. Aujourd’hui, peu de chances que le coin vous soit étranger : il correspond au tracé dans Grands Boulevards ! A méditer la prochaine fois que vous ferez la queue pour aller danser au Café Oz. On est vraiment nés à la bonne époque pour profiter du Paris libre… Quid de l’enceinte de Thiers ? Et l’enceinte de Thiers, alors ? C’est la dernière fortification de Paris à avoir été construite. Persuadé que la défense de la France passe par une capitale forte et impossible à prendre, Louis-Philippe se met rapidement en tête de construire une enceinte autour de la ville. Le projet est loin de faire l’unanimité auprès du peuple français : beaucoup y voient la possibilité de contenir toute révolte contre le pouvoir en place. Malgré tout, le projet est approuvé par Thiers, qui est alors Président du conseil. On fait donc construire une enceinte longue de 33 km entre l’actuel Boulevard des Maréchaux et le périph. Les incalculables pertes humaines de la guerre franco-allemande de 1870 et de la Première Guerre Mondiale montrent rapidement les limites de cette enceinte, qui n’aura pas empêché les adversaires de gagner du terrain. A partir de 1919, elle est donc détruite et remplacée par des logements sociaux. Aujourd’hui, on retrouve en plus d’autres constructions comme des équipements sportifs et des parcs. Ces lieux de détente nous font complètement oublier l’existence d’une ancienne enceinte sur les lieux. Seuls de très rares vestiges subsistent, comme la Poterne des Peupliers dans le 13e arrondissement. Il n’est pas exclu que l’on retrouve d’autres ruines encore inconnues du public…si vous croisez un mur plutôt épais, percé de meurtrières, vous aurez sans le savoir découvert un vestige perdu des fortifications de Paris !

Eugène Poubelle, le préfet à qui l’on doit la propreté de Paris !

Eugène Poubelle, le préfet à qui l’on doit la propreté de Paris !

D’où vient le mot « poubelle » au juste ? Vous êtes-vous seulement déjà posé la question ? Eh bien nous, si ! L’histoire n’est pas banale et le vide-ordures tire en fait son nom de son inventeur, le préfet Eugène Poubelle. Quelque part, on peut presque considérer ce cher Eugène comme le précurseur du tri sélectif. Une histoire originale qui fait partie de ces petites anecdotes insolites sur Paris qu’on aime tant. Lutèce, la ville en mal d’hygiène Si vous avez suivi le programme d’Histoire jusqu’en 5e, vous n’êtes pas sans savoir que notre capitale, avant de s’appeler Paris, portait le joli nom de Lutèce. Rien de tel pour personnifier une ville que de lui donner un nom qui ressemble à celui d’une petite fille. Et en l’occurrence…d’une petite fille qui se néglige ! Car avant l’invention de la poubelle, c’est sûr la voie publique ou dans les fossés que les parisiens jetaient leurs déchets. Il se pourrait bien, en effet, que la capitale n’ait pas toujours été aussi belle que ce que l'on veut bien croire. Dans le sublime roman Le Parfum, Patrick Süskind retranscrit finalement assez bien la crasse et la puanteur de la ville de Paris au XVIIIe siècle en décrivant le contexte de la naissance de Jean Baptiste Grenouille : « Et c'est naturellement à Paris que la puanteur était la plus grande, car Paris était la plus grande ville de France. Et au sein de la capitale il était un endroit où la puanteur régnait de façon particulièrement infernale, entre la rue aux Fers et la rue de la Ferronnerie, c'était le cimetière des Innocents. Pendant huit cents ans, on avait transporté là les morts de l'Hotel-Dieu et des paroisses circonvoisines, pendant huit cents ans on y avait jour après jour charroyé les cadavres par douzaines et on les y avait déversés dans de longues fosses, pendant huit cents ans on avait empli par couches successives charniers et ossuaires. » Si l’auteur met particulièrement l’accent sur l'odeur doucereuse de la mort, on se doute évidemment que cette dernière était loin d’avoir le monopole sur les ordures de Paris, et qu'elle devait sûrement joyeusement cohabiter avec les charognes de poisson et de viande périmée, le vomis des vagabonds et les rats. Splendide cocktail pour profiter d’une petite balade dans la ville la plus romantique du monde ! Vers le salut de la propreté Pourtant, déjà à l’époque, de nombreux efforts avaient été déployés pour améliorer la propreté de la ville. Dès le XIIe siècle, Philippe Auguste partage son souhait de lutter contre la prolifération des ordures parisiennes en prenant la décision de paver les rues. La pluie, ainsi, ne transformerait plus la rue en bourbier mais rincerait les pierres des pavés. Mais la tâche est longue et ardue : 400 ans plus tard, à peine la moitié des rues de Paris sont pavés. La loi tente de venir à la rescousse de l'hygiène parisienne. Au XIVe siècle, très précisément en 1348, une ordonnance du prévôt de Paris prononce le risque d’amendes en cas d’ordures livrées à elles-mêmes sur la voie publique. En vain. En 1883, alors que l’on créée la « taxe balayage » pour améliorer la propreté des rues, Pasteur partage ses découvertes sur l’hygiène et le contexte est particulièrement propice à quelques progrès de la société parisienne pour apprendre à prendre soin de son environnement. C’est là que Mr Poubelle entre en scène ! Eugène Poubelle, grand sauveur des rues parisiennes C’est le 24 novembre 1883 qu’ Eugène Poubelle, préfet de la Seine, signe l’arrêt qui obligera tous les propriétaires parisiens à fournir à chacun de leurs locataires un récipient spécial pour accueillir toutes leurs ordures. Le couvercle est obligatoire, précisément pour protéger la ville de la puanteur dont elle a été victime pendant tous ces années. En grand maître de la propreté et organisateur méthodique, Eugène Poubelle pense à tout : dimensions, contenance, et même tri sélectif ! A l’époque, le préfet définit l’usage de trois boîtes obligatoires : une pour les matières pouvant pourrir (poubelle bleue ?), une pour les papiers chiffons et papiers (poubelle jaune ?), une pour le verre, la faïence et les coquilles d’huîtres (poubelle verte ?). Même si on ne recycle plus les coquilles d’huitres, la ressemblance avec notre actuelle organisation du tri sélectif est flagrante. On peut vraiment voir en Eugène Poubelle l’une des premières figures de l’écologie du pays. Force est de constater, toutefois, que la route a été sacrément longue pour sensibiliser les Parisiens à la propreté et leur faire respecter quelques règles simples. En particulier si l’on remarque humblement qu’aujourd’hui, il reste encore un petit bout de chemin avant que la ville ne soit « propre », à « proprement » parler. Mais on ne peut que remercier Eugène Poubelle de nous avoir sauvés de la puanteur de Paris ! On notera quand même qu’il est curieux de ne pas avoir souhaité changer le nom du réceptacle et d’avoir accepté de donner son patronyme à une boîte à ordures. Et vous, comment auriez-vous appelé la poubelle si vous aviez pu lui donner un autre nom ?

Les origines de la Conciergerie de Paris

Les origines de la Conciergerie de Paris

Assez peu visitée, la Conciergerie de Paris fait pourtant partie des immanquables de la capitale. La plus ancienne prison de France nous rappelle les instincts les plus sauvages de nos ancêtres. Car malgré sa beauté architecturale et son exposition lumineuse le long des quais de Seine, l’histoire de la Conciergerie de Paris est essentiellement sanglante et empreinte de quelques exécutions à mort qui ont définitivement marqué ses murs. Pourtant, à l’origine, le bâtiment laissait présager un destin infiniment moins sombre. Retour sur les origines de la Conciergerie de France, un trésor architectural français dont beaucoup de touristes ignorent l’histoire. Le palais des rois Construite au Xe siècle, la Conciergerie de Paris est au départ le Palais de la Cité, siège du pouvoir des capétiens. Remercions Philippe IV le Bel pour l’avoir ingénieusement remodelé et pensé cette sublime architecture gothique. Absolument immense, le Palais de la Cité contient alors également l’actuel Palais de Justice, mais aussi la Sainte Chapelle, que l’on doit à Saint Louis. L’Ile de la Cité, un bon point de repli La Conciergerie de Paris est nichée sur l’Ile de la Cité, un lieu qui n’a pas été choisi au hasard, puisque celle-ci a toujours eu une place particulière dans la vie de Paris. Perçue comme un endroit idéal pour se réfugier dès l’invasion des barbares, elle offre en effet un cadre idéal pour se protéger derrière un mur défensif. Au VIe siècle, Clovis lui-même y installe sa demeure royale, estimant que le lieu est idéal pour assurer sa protection. C’est dans cet esprit que le Palais de la Cité est construit, et offrira une résidence parfaite pour protéger nos rois pendant près de 4 siècles. La Conciergerie : l’origine du nom On est en droit de se demander comment le Palais de la Cité s’est soudain transformé en « Conciergerie », tant le nom nous paraît à des antipodes de désigner une résidence royale. En réalité, la réponse est bien plus simple qu’il n’y paraît. En effet, à partir de la fin du XIIIe siècle, le Palais de la Cité devient le logement du Concierge du Palais. On serait tentés de croire en l’incroyable signe de reconnaissance des rois pour avoir donné au Palais de la Cité l’appellation de leur homme de main. Sauf qu’à l’époque, le terme de « concierge » recouvre un sens très différent, et n’a strictement rien à voir avec la personne que nous considérons aujourd’hui comme notre concierge. A la fin du XIIIe siècle, un Concierge est en effet un haut personnage du royaume. Celui-ci est nommé par le roi pour assurer l’ordre, la police d’Etat, et enregistrer les prisonniers. Une version à l’ancienne, si l’on peut s’exprimer ainsi, de notre ministre de l’intérieur. Alors qu’en 1370, le bâtiment devient une prison, il n’est pas illogique de garder le terme de Conciergerie, en référence au métier de gardien de prison (que l’on appelle aussi « géôlier », soit dit en passant). Depuis, ce nom n’a plus quitté le bâtiment. La Conciergerie est restée fidèle à elle-même, bien qu’à notre connaissance, plus personne n’y soit emprisonné, et que les seuls gardiens postés devant se chargent surtout d’accueillir les gentils touristes. Un passé funeste Fidèle à son tempérament innovateur qu’on lui connaît si bien, Charles V préfère abandonner le Palais de la Cité pour lui préférer l’Hôtel Saint-Pol et reconvertir le bâtiment en prison d’Etat. L’administration du roi (Parlement, Chancellerie, Chambre des Comptes) y est cependant conservée. Des cachots minuscules sont alors réservés aux prisonniers, qui y restent sagement jusqu’à ce que soit venu leur passage à la guillotine devant une foule de spectateurs impatients. Pendant la révolution, les grands procès de la Terreur remplissent les cachots, qui peuvent alors accueillir jusqu’à 1000 prisonniers pour faire un grand ménage parmi les traîtres à la République. Maintenant que celle-ci a pris sa retraite, elle permet aux touristes et habitants parisiens de porter un regard différent sur la Révolution Française, afin de n’en oublier aucun aspect, et de se rappeler aussi bien de sa bataille démocratique que du bain de sang provoqué. ____________________________________________________________________________________________ Envie d'en savoir encore plus sur la Conciergerie ? Notre Cariboo Tarik propose actuellement une visite des Fantômes & Mystères de Paris autour de ce lieu et bien d'autres !

Les mystères des statues d'Henri IV

Les mystères des statues d'Henri IV

Vous avez sûrement déjà dû repérer une imposante statue située sur le Pont-Neuf reliant l'île de la Cité et les deux rives de la capitale. Il s'agit de la statue d'Henri IV, remplie d'histoires et de mystères... Le parisien de goût, descend de temps en temps au square du vert galant pour pic-niquer la connaît comme une vieille amie. Le touriste peut-être, la contemple ou bien passe t'il sans la voir, assommé par la beauté unique de cet endroit, ou distrait par les jolies parisiennes. Ou alors, est-il obsédé par la volonté d'accrocher un cadenas aux balustrades pliant sous le poids des années ? La statue d'Henri IV se tient donc là, immense, impressionnante. Le roi est armé pour la guerre, sa main tient fermement un bâton de commandement. Pourtant Henri a une bonne tête. Souriant, débonnaire, avec une barbe à faire pâlir d'envie tous les hipsters. Les bas reliefs ornant le socle témoignent d'un épisode oublié, celui du terrible siège de 1590. Qui se souvient de ces terribles combats marquant la fin des guerres de religion? Henri a survécu à de multiples complots. Il a mené ses hommes au cœur des batailles. Il a fini par s'imposer comme Roi de France après de terribles épreuves. Enfin, après avoir gagné le respect et l'amour de son peuple, il mourra assassiné. Il a donc bien mérité sa statue, non? Elle sera la première statue de monarque érigée dans Paris. Jusqu'alors en effet, les effigies des rois étaient placées sur leur tombeau, ou au portail de demeures royales. Mais ce sont en fait deux statues qui se sont succédées à cet endroit... Pour être exact il y en a eu trois, mais ne comptons pas celle provisoire et en plâtre qui orna le pont de 1814 à 1818. La première statue a été édifiée en 1614. Elle fut offerte à la mort d'Henri IV par le grand duc de Toscane, Côme II, à Marie de Médicis. Pour la petite histoire le bateau qui l'acheminait coula près de la Sardaigne et séjourna un an sous la mer avant qu'elle soit récupérée. Un début qui annonçait un destin tumultueux... La statue siégera avec classe pendant près de deux siècles. Mais...La révolution lui réservait un sérieux ravalement de façade. Le 12 août 1792, un groupe de patriotes Sans Culottes exaltés décident d'en finir avec ce symbole de la monarchie. La statue est donc détruite, déboulonnée, brisée. Certains morceaux sont jetés à la Seine, d'autres récupérés et refondus car le parisien à le sens du commerce. Toujours est-il qu'un jarret du cheval sera retrouvé au fond du fleuve. Il est à ce jour exposé au musée Carnavalet. À la restauration, Louis XVIII décide que soit remplacé la statue de son aïeul. La commande est donc passée au sculpteur François-Frédéric Lemot. On réalise d'abord une statue en plâtre destinée à siéger le temps des travaux. A l'immense horreur des Bonapartistes, le bronze utilisé pour la nouvelle statue proviendra de la fonte de trois statues de l'ère Napoléonnienne. La première étant la statue de Desaix, général d'Empire mort lors de la bataille de Marengo, qui s'érigeait fièrement place des Victoires. Les deux autres étaient des statues de Napoléon, l'une provenait de Boulogne-sur-mer, l'autre bien plus connue, ornait le sommet de la colonne Vendôme. Cette statue qui sera ré-érigée en 1833 mais qui sera re-détruite pendant la Commune, pour être re- reconstruite sous la troisième république, (mais on en reparlera dans un autre post). En tout cas c'est toujours l'occasion d'une belle photo. Le jour de l'inauguration, le tout Paris royaliste se presse près de la statue. C'est un évènement marquant pour le retour de la monarchie. Comme cela était d'usage, on enferme dans le socle de la statue des documents symboliques. Dans quatre boîtes en cèdre doublées de plomb, sont disposés avec soin des écrits à la gloire du roi: l'Henriade de Voltaire, La Vie d'Henri IV d'Hardouin de Péréfixe, Economies royales de Sully. On y place aussi divers traités de paix, des archives, des médailles... Cependant, la rumeur veut qu'un certain Mesnel, ouvrier ciseleur et fervent partisan de l'Empereur, aurait joué un tour à sa façon pour venger l'honneur bafoué du vainqueur d'Austerlitz. Il aurait truffé la panse du nouveau cheval de chansons, documents et pamphlets antiroyalistes, et  aurait fourré dans le bras  droit de la statue...une statuette de Napoléon! Pour finir en beauté, il aurait caché dans la tête même d'Henri IV le compte rendu précis de cet acte de lèse majesté très inventif. En 2004, des fouilles réalisées à l'occasion d'une restauration mettent à jour quelques boîtes. Les quatres boîtes officielles sont bien retrouvées. Mais trois boîtes dont nul n'avait fait mention sont découvertes. Si l'une contient le nom des ouvriers ayant travaillé à la réalisation du monument, les autres documents sont trop fragiles pour être consultés... On ne sait donc pas si il s'agissait bien des textes de Mesnel. Quant à la statuette de Napoléon, elle n'a jamais été retouvée... peut être serait-ce le cas lors d'une prochaine restauration? cette histoire tordue et insolite de statue cachée dans une autre statue, elle même réalisée avec trois autres statues nous inspire chez Cariboo... Une belle histoire de poupées russes à l'image de la capitale, où chaque lieu recèle d'anecdotes passionnantes. Sources:Les secrets de Paris de Clémentine Kaltenbach, 2012. Disponible en Livre de Poche, petit, passionnant, rigolo, et pas cher. Tous les secrets de Paris de René Gast et Guillaume Rateau, 2016, éditions Ouest France. Un beau livre idéal pour un cadeau.

La petite histoire illustrée du palais du Trocadéro

La petite histoire illustrée du palais du Trocadéro

Monument parisien incontournable de la Belle Époque, le palais du Trocadéro (1878-1935) ne fait aujourd'hui plus partie du décor de la capitale. C’est à l’occasion de l’exposition universelle de 1878 que fut construit le bâtiment. On l’installe en face du Champ-de-Mars, qui va accueillir l’événement et qui est encore nu de sa Tour Eiffel (construite pour 1889). La colline de Chaillot est à la périphérie du Paris d’alors et est surtout un terrain vague, lieu de plaisance des parisiens. Depuis Napoléon, toutes sortes de projets et de monuments ont été imaginés pour orner cette hauteur de la capitale mais finalement aucune résidence, aucune statue monumentale, aucun phare ni aucune fontaine n’y verra le jour. Et le nom Trocadéro ? Il est lié à la colline et à un fort en carton… Explications: en 1826, Louis XVIII décide de commémorer une de ses victoires en organisant une reconstitution. Il s’agit de l’expédition d’Espagne. En 1823, les Français ont rétablit le roi Ferdinand VII en reprenant le Fort du Trocadéro, à Cadix, aux mains des révolutionnaires libéraux espagnols. On décide donc, trois ans plus tard, de construire un fort en carton représentant le Trocadéro que des figurants devront conquérir. Sympa. Le nom « Trocadéro » restera. Les travaux du palais du Trocadéro ont lieu entre novembre 1876 et juin 1878, la construction est de style mauresque ou néo-bysantin. Les architectes Gabriel Davioud et Jules Bourdais se sont inspirés de la Giralda de Séville et du Palazzo Vecchio de Florence. Lors de l’exposition universelle de 1878, les jardins sont destinés aux pavillons des colonies françaises et étrangères. Le palais quant à lui renferme la salle des fêtes. Avec 4600 places, soit deux fois plus que l’Opéra Garnier, c’est la plus grande salle de Paris. Destiné à être détruit rapidement, comme beaucoup de monuments liés aux expositions universelles, le palais du Trocadéro survivra et verra se dérouler les expositions de 1889 et 1900 (photo ci-dessous). En effet, après l’exposition de 1878, on lui trouve une autre utilité. Le palais du Trocadéro va accueillir des musées, fondés dès la fin de l’exposition, notamment le Musée des monuments français créé par Viollet-le-Duc et le premier Musée d’ethnographie parisien. Aujourd’hui, au même endroit, se trouvent leurs descendants : la Cité de l’architecture et du patrimoine et le Musée de l’Homme. Mais le palais du Trocadéro ne survivra pas à l’exposition de 1937. On le trouve vieux, on l’aime moins et on dit que son acoustique n’est pas terrible… En 1935, il sera détruit pour laisser la place à l’actuel palais de Chaillot. Il reste cependant quelques traces du palais. Ce sont ses statues, qui sont visibles sur le parvis du Musée d’Orsay. Les statues allégoriques des six continents, représentés par des femmes, ainsi que trois des quatre statues d’animaux : un jeune éléphant, un rhinocéros et un cheval. La quatrième, le bœuf (sur la carte postale ci dessous), fût « laissée en dépôt » à la ville de Nîmes sur l’insistance de son maire. Pour la petite histoire, on trouve au pied du taureau, une gerbe de blé et un soc de charrue, c’est pourquoi les Nîmois placèrent cette sculpture en hauteur. Ainsi sont cachés ses attributs agraires, bien peu en phase avec l’esprit de la tauromachie. Le bœuf devenant taureau. En bonus, voici une vidéo des frères Lumière. Projetée en 1898, elle nous présente le palais du Trocadéro lors de l’ascension de la Tour Eiffel : Pour en savoir plus sur le Paris de la Belle Époque, retrouvez notre Cariboo Aurélie et sa visite du Paris 1900 qui a lieu tous les samedis matin à 11h. Pour réserver votre place c'est ici !

Quel nom pour Paris ?

Quel nom pour Paris ?

Si la bande dessinée Astérix nous a bien appris quelque chose sur la capitale, c'est que Paris avait avant pour nom Lutèce ! Le nom de Paris n'est arrivé que plus tardivement, au moment de l'arrivée des Francs. Le nom de Lutèce vient du latin Lutecia. La première utilisation de ce terme aurait été faite par les Romains, et plus particulièrement par Jules César, après la bataille de Lutèce en 52 avant notre ère. Cette bataille aurait eu lieu sur l'actuel Champs-de-Mars, et marque la prise de la cité par les troupes romaines. Si ce nom a été choisi, ce n'est pas par hasard, Lutecia vient du mot latin lutum qui signifie boue ou argile. On imagine donc assez bien l'arrivée des Romains dans cette cité, entourée d'eau et donc couverte de boue. Pour donner un nom à cette cité, il n'ont pas été chercher plus loin que ce qu'ils ont vu. On ne sait pas vraiment comment était désignée la cité avant l'arrivée des Romains puisque César n'en fait jamais mention que sous le nom de Lutèce. On sait uniquement que la cité se trouvait sur l'une des îles de la Seine, mais sans plus de précision sur cette île. L’île de la Cité semble en être exclue puisque aucune trace archéologique d'habitation n'a été trouvée sur l’île avant l’arrivée des Romains. Pour certains, cette cité aurait été au niveau de l'actuelle ville de Nanterre. La Guerre des Gaules de Jules César est l'une des sources écrites les plus importantes pour connaître les coutumes des peuples gaulois, mais il ne s'agit pas de sources directes. Les traditions gauloises étant en grande majorité orale, et l'écrit étant très peu utilisé par eux, les sources directes de ces derniers sont très rares. Ce sont les recherches archéologiques qui nous donnent le plus d'informations sûres, La Guerre des Gaules pouvant être biaisée par le point de vue pas toujours neutre de César qui cherchait à se mettre en valeur dans un but politique. Carte de la Gaule celtique avant l'invasion romaine C'est au IVe siècle que Lutèce devient Paris, appellation donnée par les Francs qui viennent de conquérir la ville et vont faire d'elle la capitale de leur royaume. Le nom de Paris vient de la contraction du terme « civitas Parisiorum » ou cité des Parisii, peuple gaulois vivant dans la cité et ses abords. N'oublions pas que contrairement à ce que l'on pourrait penser, les Gaulois ne sont pas un peuple unique mais un regroupement de peuples sans unité particulière et qui se faisaient souvent la guerre. C'est encore une fois Jules César qui a regroupé les différents peuples gaulois dans une seule catégorie pour être mieux compris de ses lecteurs. La première mention que l'on a des Parisii est celle de Jules César dans sa Guerre des Gaules. Pour les Parisii, l'absence de sources écrites ne nous permet pas de connaître de façon sûre leurs origines. Ils seraient des émigrés des peuples belges ou celtes, leur principal lieu de vie se trouvant à l'intersection entre les deux peuples, les plus vieilles sources archéologiques que l'on a des Parisii sont des tombes datant du IIIe siècle avant notre ère trouvées à Nanterre en 2003... Envie d'en savoir plus sur l'Histoire de Paris? Restés connectés sur nos réseaux pour ne pas louper nos visites insolites historiques !

Top 5 des trucs insolites du métro !

Top 5 des trucs insolites du métro !

Vous pensez avoir tout vécu dans le métro ? Entre les personnes bourrées dès le lundi à 8h du matin, les accordéons incessants ou le regard louche d'un de vos voisins, le métro parisien ne nous réserve pas que des bonnes surprises au quotidien, mais vous n'avez rien vu ! Le métro peut réserver d'autres anecdotes insolites qui ont eu lieu en son sein ! Laissez-moi vous en présenter un aperçu avec ce top 5 des trucs insolites qui ont eu lieu dans le métro de Paris ! 1 ) La redécouverte des affiches des années 50 ! C'était en avril dernier, alors que la RATP rénovait la station Trinité - d'Estienne d'Orves sur la ligne 12. Après avoir enlevé le carrossage qui avait été mis en place en 1960 apparurent, collées à même le carrelage de la station, les affiches publicitaires qui attendaient patiemment leur redécouverte depuis près de 60 ans. Un petit côté vintage 2) Le conducteur de métro chanteur Si vous êtes un habitué de la ligne 6 vous l'avez sûrement connu ! Ce fameux conducteur a fait le buzz en 2015 après la diffusion sur internet de ses performances vocales avec « j'ai encore rêver d'elle ». Malheureusement, vous n'aurez plus l'occasion de l'entendre, l'artiste ayant quitté son travail. Il manquera a beaucoup d'usagers de la ligne 6 3) Les grillons du métro Vous voulez passer des vacances dans le sud ? Entendre le chant des cigales ? Nous avons une alternative pour vous ! Le métro et les grillons ! Ces petits insectes se sont installés dans les stations de métro où ils ont trouvé chaleur et nourriture. Et si certains ne les apprécient pas, à l'inverse, une association a été créée pour leur sauvegarde, il s'agit de la Ligue de protection des grillons du métro parisien (LPGMP) qui : « revendique en effet la limitation en durée et en fréquence des grèves de la RATP qui ont pour conséquence de faire chuter dangereusement la température dans les galeries du fait du non fonctionnement des trains, l'assouplissement de la loi Évin qui interdit désormais le tabac dans le métro et par conséquent prive les grillons d'une source importante de nourriture : les mégots. » Logo de la LPGMP 4) Le 1er avril de la RATP Le premier avril dernier, en prenant comme à votre habitude le métro, pas très réveillé pour aller travailler, vous avez dû croire être en train de rêver en apercevant des stations aux noms étranges tels que "Apéro", "les trois mousquetaires" ou "coquille". Et bien c'est une opération de la RATP qui, à l'occasion de la journée des blagues, à décidé de changer le nom de 13 de ses stations de métro et RER. Les noms n'étaient pas choisi au hasard, mais bien réfléchis pour nous donner des jeux de mots parfois bien trouvés : Crimée est devenu Châtiment, Monceau est devenu Ma pelle et quatre septembre premier avril. La RATP a parfois le sens de l'humour 5) Une voiture dans le métro Et pour finir ce top 5, un fait arrivé en 2012 à la station chaussée d'Antin La Fayette, une voiture s'est retrouvée dans les escaliers d'une bouche de métro ! Non le conducteur n'était ni ivre ni drogué, juste un peu distrait puisqu’il a confondu la bouche de métro avec une entrée de parking ! Heureusement il n'y a pas eu de blessés, et le conducteur a pu freiner avant de rentrer entièrement dans les couloirs ! Ne vous moquez plus jamais des créneaux de votre ami.

11 petites histoires à connaître sur Notre-Dame de Paris

11 petites histoires à connaître sur Notre-Dame de Paris

Si Notre-Dame s’impose aujourd’hui comme un symbole de Paris, il convient de se demander pourquoi ? Qu’est ce qui rend cet édifice si particulier dans le cœur des Parisiens et si intriguant aux yeux des touristes ? Cariboo a relevé 11 petites anecdotes à connaître sur ce monument de la capitale. 1. Une vie de (seulement) 853 ans La construction de cette bâtisse démesurée a débuté en 1163 et c’est le pape Alexandre III qui posa la première pierre. Il a fallu plus de deux siècles pour qu’elle soit complètement terminée. En traversant tant d’années d’Histoire, sa longue vie n’a pas été de tout repos puisqu’elle a été vandalisée par les Révolutionnaires en 1789, puis restaurée. Elle a aussi été le témoin de nombreux événements historiques comme le sacre de Napoléon 1er, le mariage d’Henri IV, les funérailles de François Mitterrand … 2. The place to be Notre-Dame de Paris est visitée par plus de vingt millions de visiteurs par an, dont environ quatorze millions qui entrent dans la cathédrale. Ceci fait de la cathédrale le lieu le plus visité de Paris, de France et même d’Europe ! Par ailleurs, en plus de la visite de l’intérieur de la cathédrale gratuitement, il est est aussi possible de payer pour visiter la crypte et les tours, ainsi que de découvrir les trésors de la cathédrale. Comptez 7€ pour la crypte et 8,50€ pour les tours, et rien que pour l’expérience et la vue, croyez moi ça en vaut le coup ! 3. La crypte, lieu du retour dans le temps (Retour vers le futur ?) Notre-Dame de Paris est pleine de surprises et vous laisse découvrir étape par étape, dans la crypte archéologique, son parvis et ses alentours l'époque où elle n’était pas encore là. En effet, grâce à un système d’animation 3D, vous pourrez voir toutes les étapes, une par une, de la construction de la Cathédrale, comme si vous y étiez ! La modernité au service du passé, génial non ? (C’est aussi le meilleur moyen d’occuper les enfants, mais chut c’est un secret) 4. Ici commence toutes les routes de France Le point zéro (aussi appelé kilomètre zéro – instant culture) est le commencement de toutes les routes d’un pays et il se trouve généralement dans la capitale. En France, le point zéro est situé sur le parvis de Notre-Dame, qui se nomme la place Jean-Paul II. La classe non ? 5. La cathédrale a été… Un entrepôt Oui oui, un entrepôt, un garde-meuble, un (grand) placard et quand on voit l’intérieur aujourd’hui, nous aussi on a du mal à le croire. Cela s’explique par le fait que la Révolution Française et spécialement ses révolutionnaires n’ont pas été tendres avec Notre-Dame de Paris. Après l’avoir pillée et saccagée, en détruisant quelques sculptures dans un mouvement anti-monarchique, la Cathédrale est restée telle quelle pendant plusieurs décennies. Elle était alors considérée comme magasin de nourriture et de fourrage Ce n’est qu’en 1802 sous l’initiative de Napoléon Ier que la Cathédrale connaîtra une première restauration succincte. C’est d’ailleurs à cet endroit qu’il se sacrera lui-même empereur en 1804. 6. Merci Victor Après Napoléon, Notre-Dame de Paris doit sa notoriété en grande partie à Victor Hugo. En effet, suite à la parution de son roman « Notre-Dame de Paris », mettant en scène les célèbres Quasimodo, Esméralda, Phoebus ou encore Frollo, et dont l’intrigue entière se déroule autour de la cathédrale, le peuple prend conscience de la richesse du lieu. Donc, en 1845, l’architecte Viollet-le-Duc s’attèle à la restauration totale de la Cathédrale, qu’il ne finira qu’en 1864. Bon, il est vrai qu’il y a aussi la comédie musicale, mais à moins que vous vouliez vraiment avoir la voix de Garou dans la tête toute la journée, nous n’en parlerons pas ici. 7. Les cloches ont des prénoms ! Pour l’occasion du 850ème anniversaire de Notre-Dame, les dix cloches ont été renouvelées. Chaque cloche possède une sonorité qui lui est propre et a la particularité d’avoir un prénom. Elles se nomment respectivement : Emmanuel (anciennement Marie-Thèrese, c’est la cloche la plus importante, elle est aussi appelée le Bourdon), Marie, Gabriel, Anne-Geneviève, Denis, Marcel, Etienne, Benoit-Joseph, Maurice et Jean-Marie. Et tout ce petit monde pèse au totale 38485 tonnes soit le poids de 38 girafes, et donc pas moins de 1900 caribous ! 8. Une cathédrale tordue Eh oui ! Ça ne se voit pas vraiment et il faut s’attarder de manière importante sur l’architecture pour le remarquer mais la partie gauche de la façade est légèrement plus basse que la partie droite. Cela se verrait principalement au niveau de la rosace du côté du parvis. Certains pensent que ce léger affaissement est une référence au visage du Christ sur la croix, penché sur la gauche. 9. Un trésor dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris détient le plus grand trésor de la Chrétienté - rien que ça - puisqu’elle possède l’inestimable Couronne d’épine du Christ. L’histoire raconte que Saint Louis qui l’aurait acheté, au XIIIème siècle, à un banquier vénitien qui l’avait pris en gage à l’empereur byzantin Baudoin II. Pour l’acheter, Saint Louis a dépensé la moitié du budget annuel de la France. On ne peut pas vraiment dire que cela lui a porté bonheur puisqu’il est mort en croisade, à Tunis. 10. Le paradoxe de Biscornet L’histoire raconte que l’artisan Biscornet chargé d’effectuer la porte principale de Notre- Dame de Paris, les plus imposantes, aurait fait un pacte avec diable pour créer les gravures de fer présentes sur la porte. On raconterait aussi que lors de son installation, cette dernière refusait de s’ouvrir et qu’il a fallut y jeter de l’eau bénite pour parvenir à rentrer. Etrange histoire que de faire un pacte avec le diable pour se rapprocher de Dieu. 11. Saint Marcel combat le Dragon Saint Marcel était le patron de Paris au Vème siècle, à qui on prêtait la particularité d’avoir des pouvoirs de guérisons. Il est présent de manière sculptée sur le côté Nord de Notre-Dame de Paris. L’intégralité de sa vie est gravée autour de la grande porte rouge. Vous pourrez même le voir se battant contre un dragon, sur le côté droit de la porte. La légende rapporte qu’il aurait vaincu ce dragon grâce à trois coups de sa crosse. Envie d'en savoir encore plus? Réserve ta place pour la visite des Fantômes & Mystères de Paris !

Le TOP 10 des choses à savoir sur le métro parisien

Le TOP 10 des choses à savoir sur le métro parisien

Ce ver de terre géant qui rampe sous les rues de Paris a une histoire vielle de plus d’un siècle à raconter, et pas des moindres ! Cariboo a recueilli pour vous les informations principales à connaître sur le métro de Paris. Une chance me direz-vous car pour les quelques 1,5 milliards d’utilisateurs annuels, ils sont peu à connaître son histoire. Notre histoire commence avec un petit garçon né dans les Côtes-d’Armor en 1852, appelé Fulgence Bienvenüe. Les plus assidus du métro auront remarqué que ce nom est accolé à la station de métro de Montparnasse-Bienvenüe… Ce petit homme allait être à l’origine d’un projet qui transformerait Paris à jamais. Nous ne pouvons donc pas vous présenter le Métro de Paris sans vous parler de ce bon vieux Fulgence, honorable inspecteur général des Ponts et Chaussées ! C’est le 19 juillet 1900 que la première ligne de métro a été ouverte au public. Elle a été logiquement appelé ligne 1, et reliait la Porte de Vincennes à la Porte Maillot en 30 minutes dans le but de désengorger les artères de la capitale. La densité des stations de métro est tellement importante, qu’aucun lieu de Paris n’est à plus de 500 m de l’une d’entre elles. Ce réseau de chemin de fer urbain à traction électrique (son petit nom de l’époque) est aujourd’hui exploité par le Régie autonome des transports parisiens (RATP) et est l’un des principaux symboles de Paris. Il est composé de 302 stations de métro (soit quelques 220km de voies ferrées !) et 16 lignes (en comptant les numéros bis #missionCléopâtre) Les 10 choses à savoir sur le Métro Parisien 1. Le lapin du métro. Si vous regardez bien les portes des différentes rames, vous avez dû apercevoir un petit lapin rose. Bon nombre de parisiens le connaissent ! Ce petit lapin attendrissant est né en 1977 dans les bras de la RATP, grâce à l’agence ECOM. Il a été créé dans le but de prévenir les enfants du danger des portes automatiques. Il était présent sur la ligne 1 pour commencer avant de prendre place sur la totalité du réseau (métro comme RER) en 1982. A ses débuts, il portait une salopette rouge et avait la peau jaune ! Certains se plaisent à le surnommer Serge en hommage à son dessinateur Serge Maury. 2. Un record du monde. Un record du monde a été établit au sein de l’ensemble du métro parisien ! Eh oui ! L’anglais, Adham Fisher, a parcouru l’ensemble des stations de métro présent dans la capitale en une demi-journée ! Ce pari un peu fou lui a permis de rentrer dans le livre Guinness des records avec son temps de 13h, 37 minutes et 54 secondes ! 3. La station la plus fréquentée. La station la plus desservie par le réseau est le pôle de Châtelet (sans grandes surprises) avec 5 lignes de métro et 3 de RER… elle reçoit 15 millions d’usagers chaque année ! Cependant ce n’est pas la station la plus fréquentée de Paris. Contre toutes attentes, il s'agit de la gare du Nord avec pas moins de 48 millions de voyageurs sur une année ! 4. La ligne la plus longue. La ligne 13 est la plus longue de réseau avec 32 stations et s’étend sur 24km! C’est d’ailleurs aussi la ligne la plus bondée selon les statistiques…pour le plus grand plaisir des voyageurs ! 5. Une seule interruption en 116 ans ! Le métro ne connaîtra qu’une seule interruption totale du trafic durant plusieurs jours au moment de la libération entre aout et septembre 1944. 6. Une histoire de ticket. Les tickets de métro ont vu le jour au lancement de la ligne 1 en 1900 avec trois tarifs différents : 20 centimes pour les tickets première classe, 15 centimes pour la seconde classe et 20 centimes pour un ticket aller-retour ! Aujourd’hui un billet coûte 1,80€… Les tourniquets pour valider les tickets apparaissent en mai 1968. Cinq ans plus tard, les derniers poinçonneurs disparaissent du paysage parisien quotidien. En octobre 2001, la RATP met en place la carte Navigo qui va faciliter la vie de nombreux parisiens et banlieusards ! 7. Une carte lisible. La carte du métro parisien est un casse-tête et ce n’est pas une légende ! Certains se sont penchés sur ce bazar coloré pour trouver un moyen plus efficace de s’y retrouver. C’est le cas de Max Roberts, maître de conférences en psychologie à l’université d’Essex (Angleterre) et spécialiste en cartographies simplifiées, qui a imaginé un plan du métro circulaire. Nos yeux ont hâte ! 8. Un incendie meurtrier. Le métro parisien a connu un incendie meurtrier le 10 août 1903 (soit 3 ans après son ouverture) à cause d’un court-circuit. Il s’est déclenché sur la ligne 2 à la station Couronnes et 84 personnes ont perdu la vie. 9. Le métro connecté. De nombreuses applications existent pour vous indiquer dans quelle partie de la rame il faut rentrer si vous voulez vous retrouver face aux sorties de la station où vous descendez ! Vous évitez ainsi de vous user les jambes en traversant les quais. Magique non ? Parmis les plus connues, nous retrouvons l'appli "Citymapper" ou encore "Paris ci la sortie du Métro" (un fin jeu de mots se cache derrière son nom), disponibles gratuitement sur l’AppStore. 10. Une nouvelle façon de voir vos trajets. Guillaume Martinetti, ingénieur passionné des transports, a repris la carte du métro en y ajoutant le temps de marche entre chacune des stations du réseau. Il y a généralement moins de 5 minutes de marche entre chaque station ! Les Parisiens sont donc feignants ? Non on dira qu’ils sont juste pressés. Comme vous l’aurez compris, le métro parisien est riche en histoires... Il est aujourd’hui un élément important du patrimoine parisien.

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