Lieux insolites

L’Immeuble Lavirotte : l’exubérance de l’Art Nouveau à Paris

L’Immeuble Lavirotte : l’exubérance de l’Art Nouveau à Paris

Si l’Art Nouveau n’a été qu’un très court courant de l’histoire de l’Art, celui-ci a pourtant laissé un magnifique héritage à Paris. Face à la Tour Eiffel, l’exemple le plus emblématique est sans aucun doute la façade de l’immeuble Lavirotte. Nul besoin d’être expert en architecture pour apprécier la beauté du bâtiment, créé par Jules Lavirotte entre 1900 et 1901. Il fait tourner les têtes des passants, Parisiens ou touristes, étonne autant qu’il suscite l’admiration. Romantisme, exubérance, luxuriance, mais aussi luxure sont au rendez-vous et on ne se lasse pas de contempler tous ses détails, seul ou accompagné. L’Art Nouveau : Kézako ? Ce n’est pas parce qu’on visite Paris (ou même que l’on y vit) que l’on s’y connaît forcément en art. Alors, si vous faîtes partie des personnes qui pensent que l’Art Nouveau et l’Art Contemporain appartiennent au même courant, vous êtes excusés. Mais on vous invite quand même à corriger le tir pour faire dès à présent la distinction. L’Art Nouveau est un courant architectural très bref, que l’on date de 1890 à 1915. La liberté créatrice est au cœur de ce mouvement, qui ouvre la voie aux œuvres fantaisistes et exubérantes. OK, mais QUID de l’art contemporain ? Eh bien, rien à voir. L’art contemporain désigne toutes les œuvres produites de 1945 à nos jours, quel que soit leur style et la pratique (peinture, sculpture, décoration), alors même que l’Art Nouveau désigne strictement les œuvres architecturales reprenant certaines caractéristiques. Voilà de quoi briller en soirée mondaine si quelqu’un vous pose un jour la question. L’immeuble Lavirotte, une merveille architecturale C’est au 29 Avenue Rapp, dans le 7e arrondissement de Paris, que vous surprendrez l’immeuble Lavirotte dissimulé entre deux bâtiments bien plus sobres. Si la façade est mythique, c’est au départ parce qu’elle est la première de Paris à faire apparaître autant de céramiques. Ces céramiques offrent un très bel espace d’exposition aux œuvres d’Alexandre Bigot, spécialiste des grès flammés. Mais l’architecture de la façade séduit tout autant pour son asymétrie et l’irrégularité de ses courbes, qui exprime à 100% la liberté créatrice de l’Art Nouveau. Jules Lavirotte a laissé parler ses envies et a exprimé ses idées les plus folles en concevant cette façade. Elle comporte toutes sortes de fleurs, animaux, motifs et personnages que l’on peut discerner avec davantage de précision en s’approchant. Tout est irrégulier et déstructuré, depuis les formes (ovales, rectangulaires ou voire carrées) aux couleurs (vert, orange, jaune, marron) en passant par les matériaux (brique, pierre, céramique). Présenté comme cela, on s’attend à apercevoir un bric à brac disgracieux qu’aurait pu dessiner un enfant de 5 ans en utilisant toute sa boîte de crayons de couleurs. Et pourtant… le résultat est juste sublime. L’immeuble Lavirotte n’est pas qu’un objet de curiosité qui impressionne pour son originalité : il séduit aussi pour son esthétisme, qu’on ne se lasse pas d’admirer. La façade vue de prèsL'immeuble Lavirotte (source : Wikipédia, credit : Steve Cadman) Le travail de Lavirotte incite à s’approcher pour observer de près les différents détails de la façade. Outre l’irrégularité de l’architecture, qui créée une harmonie déstructurée que l’on prend un plaisir fou à regarder, le cœur de l’œuvre d’art reste la porte d’entrée. Celle-ci est en bois massif et ornée de fer sculpté. La pierre dessine un feuillage harmonieux tout autour d’elle, au sommet duquel se dresse un visage de femme. Aux extrémités, on observe à gauche une femme nue, tandis que c’est un corps d’homme que l’on peut apercevoir sur le côté droit. Vous verrez de nombreux passants s’approcher de près pour admirer de multiples détails. Avouons-le, cela n’est pas uniquement pour la beauté de la façade, même si celle-ci demeure incontestable. L’immeuble Lavirotte est connu pour faire courir de nombreuses rumeurs sur ses motifs… suggestifs. Certaines théories font en effet allusion à la présence d’une forme phallique dans la disposition et la forme des vitraux de l’entrée. Ces théories décèlent plusieurs autres indices témoignant de la liberté culturelle et sexuelle de l’artiste, un brin provocateur. Il est donc fort possible que les passants scotchés à la façade ne soient pas là que pour observer la beauté de la céramique, et s’amusent un peu à chercher ces différents motifs suggestifs. Avouez que maintenant que vous êtes au courant, vous n’avez rien contre l’idée d’aller y faire un petit tour avec une loupe à la main, ne serait-ce que par curiosité !

Booty Therapy, le temple parisien du twerk

Booty Therapy, le temple parisien du twerk

La Booty Therapy : suivez un cours de twerk à Paris Vous vivez à Paris et recherchez de nouvelles activités ? Le Carreau du Temple, dans le troisième arrondissement, voue régulièrement un culte au twerk. C’est l’occasion, pour les Parisiennes comme pour les touristes de passage, de pratiquer une nouvelle activité physique et de se dépenser tout en apprivoisant son corps. Le twerk : la danse qui associe twist et jerk ! Si vous possédez un téléviseur ou une connexion à Internet, ce terme ne devrait normalement pas vous être totalement inconnu. Apparu au milieu des années 1990 aux USA, le twerk s’est fortementdéveloppé dans le milieu des années 2000 et s’est invité dans les clips des chanteuses les plus populaires comme Miley Cyrus en 2013 avec « We Can't Stop » ou encore Nicki Minaj avec « Anaconda ». Le twerk se compose des mots twist et jerk. Danse populaire des années 1960, le twist consistait à tordre son bassin en rythme (« to twist » signifiant « tordre » en anglais) tout en gardant les bras à moitié-pliés. Apparu aussi dans les années 1960, le jerk est une danse où l’on bouge sans contraintes les hanches, les bras et les jambes. L’association de ces deux danses a donné naissance au twerk, où la danseuse, en s’accroupissant, réalise des mouvements de hanches plutôt osés. Au-delà de sa dimension sensuelle, pour ne pas dire provocante, cette danse est particulièrement physique et aide de nombreuses femmes (et quelques rares hommes) à s’affirmer et à prendre confiance en eux. Suivre son premier cours de twerk à Paris Mesdemoiselles, mesdames, assumez votre féminité ! La Booty Therapy est, de l’aveu même de son initiatrice Maïmouna, l’art de « Bouger des fesses pour assumer sa féminité » ! Le twerk se décline au gré d’une sélection des meilleures danses afro-urbaines. L’occasion de prendre possession de son corps, sans complexes et dans un esprit convivial. Que vous ayez de petites fesses ou un postérieur que vous jugez trop imposant, que vous soyez ou non sportive, vous apprendrez à checker et gagnerez un atout séduction à utiliser en soirée, en discothèque, ou à réserver à votre moitié ! Les cours ados et adultes de Booty Therapy se déroulent essentiellement au CARREAU DU TEMPLE situé 4 rue Eugène Spuller, 75003 PARIS. Ce lieu est facilement accessible en métro : station Temple (ligne 3) ou station République lignes 3, 5, 8, 9, 11). Rendez-vous sur http://www.booty-therapy.com pour obtenir de plus amples renseignements. Booty Therapy a aussi pensé à toutes les femmes qui ne vivent pas à Paris avec des cours de twerk en ligne. Le programme E-Bootykilleuse permet de s’initier aux bases de cette danse à distance, grâce à des cours virtuels. Prêt à twerker ? Osez franchir le pas ! De nombreuses inhibitions peuvent vous faire encore hésiter. La peur du ridicule, des complexes que vous traînez depuis des années. Et pourtant, l’envie de twerker vous titille depuis déjà plusieurs années et vous rêveriez de maîtriser cette danse aussi bien que vos artistes préférés. Laissez toutes vos craintes aux vestiaires, enfilez votre plus beau short ou votre pantalon préféré et osez vous inscrire à votre premier cours de twerk à Paris. Vous découvrirez une danse bon enfant et qui vous aidera à sculpter vos fessiers : Pierre Perret y aurait bien inscrit la Lucette de sa chanson !

La plus vieille maison de Paris, construite par Nicolas Flamel

La plus vieille maison de Paris, construite par Nicolas Flamel

Savez-vous de quand date la plus vieille maison de Paris ? Pendant de nombreuses années, la tenante du titre se trouvait au 3 de la rue Volta. En 1978, lorsqu’on s’aperçut qu’elle ne datait que du XVIIIe siècle, c’est la maison du Grand-Pignon située au 51 rue de Montmorency qui hérite du titre de plus vieille maison de Paris. Classée monument historique depuis 1911, la maison est construite en 1407 par Nicolas Flamel après la mort de sa femme Pernelle pour y loger les ouvriers agricoles, laboureurs et autres maraîchers indigents. Une maison pleine de mystères, tout comme la personnalité de Nicolas Flamel, qui nourrit beaucoup de fantasmes et fascine jusqu'aux jeunes générations. On ne va pas se mentir, Harry Potter n’y est pas pour rien… La maison du Grand Pignon, ou « auberge Nicolas Flamel » Récemment restaurée, la plus vieille maison de Paris n’est pas forcément la plus charismatique comparée aux autres prétendantes du titre. Plus authentiques, les bâtisses des maisons du 3 rue Volta ou du 11 et 13 rue François Miron (Maison à l’enseigne du Faucheur au numéro 11, Maison à l’enseigne du Mouton au numéro 13) surprennent par le charme traditionnel de leurs façades à colombages. La maison du Grand Pignon, quant à elle, offre un extérieur authentique mais plutôt dépouillé. Mais ce n’est ni pour son architecture ni pour sa façade qu’elle fascine. D’autant plus que suite à ses rénovations successives, il semblerait que sa nouvelle bâtisse se soit fortement éloignée de l’originelle. Rénové en 1900 par la Mairie de Paris, son fronton porte l’inscription suivante : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept, somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses, Amen ». On peut distinguer encore sur les piliers des anges sculptés et la devise de la maison « Ora et labora » (Prie et travaille). En échange de leur hébergement, les indigents devaient en effet réciter chaque matin un Pater et un Ave Maria pour les morts, pour respecter la piété du Nicolas Flamel, très croyant. L’histoire des lieux a beaucoup à nous raconter. Vieille de plus de 600 ans, la maison porte en elle le souvenir de dizaines de vies améliorées par la générosité de Flamel. Devant cette maison, on est surtout excité rien qu’à l’idée que Nicolas Flamel, le célèbre, le fameux, ait pu se tenir sur ce sol, bien que n’ayant pas officiellement vécu dans la maison. Nicolas Flamel, une légende à lui seulPortrait de Nicolas Flamel, Baltazar Moncornet (Source : Wikipédia) La personnalité de Flamel a marqué l’histoire en faisant de lui un personnage mythique. De son vivant, celui-ci nourrit déjà les discussions et commérages en s’attirant les foudres des plus curieux. Riche bourgeois parisien, sa fortune est au départ attribuée à ses nombreux métiers, car Nicolas Flamel est à la fois écrivain, copiste, libraire et juré de l’Université de Paris. Bien que très généreux, on lui reprochera toujours sa richesse en estimant qu’elle est suspecte. De nos jours, des questions demeurent encore et attribuent la fortune de Nicolas Flamel à ses talents de spéculateur immobilier. D’autres affirment que ce dernier se serait marié avec Dame Pernelle uniquement pour l’argent. Déjà deux fois veuve au moment où elle épouse Flamel, elle aurait accumulé un véritable pécule. Mais si Nicolas Flamel nous fascine autant, c’est bien sûr pour la rumeur liée à ses activités d’alchimiste. La légende raconte que celui-ci aurait percé le secret de la Pierre Philosophale, qui permet de changer les métaux en or et de vivre éternellement. La personnalité de Flamel nourrit les fantasmes humains en laissant entendre qu’il est possible de réaliser leurs rêves les plus fous : devenir riches et immortels. D’après cette même légende, la pierre philosophale lui aurait permis de réaliser le Grand Œuvre en transformant le plomb en or. Nicolas Flamel meurt en mars 1428 et sa pierre tombale est exposée au musée de Cluny. L’épitaphe rend hommage aux nombreux dons ayant été fait de son vivant : « Feu Nicolas Flamel, jadis écrivain, a laissé par son testament à l’œuvre de cette église certaines rentes et maisons, qu’il avait fait acquises et achetées à son vivant, pour faire certain service divin et distributions d’argent chaque an par aumônes touchant les Quinze Vingt, l’Hôtel Dieu et autres églises et hospitaux de Paris. Soit prié ici pour les trépassés ». La plus vieille maison de Paris porte le souvenir d’un homme mystérieux, autant admiré que sujet à polémique. Il est amusant de constater qu’aujourd’hui encore elle conserve son rôle d’auberge, puisqu’elle abrite au rez-de-chaussée un restaurant dans une salle d’époque pour recréer l’univers du XVe siècle. Une adresse réputée si vous cherchez une bonne table.

Jardins secrets de Paris : verdure et quiétude

Jardins secrets de Paris : verdure et quiétude

Monceau, les Buttes Chaumont, André Citröen… De splendides parcs parisiens qui nous sont chers en apportant de beaux espaces de verdure au cœur de la capitale. Malheureusement, lorsqu’on cherche un brin de tranquillité pour profiter de son week-end en toute quiétude, ces grands parcs sont à fuir, car ultra-fréquentés dès que le soleil pointe le bout de son nez. Pour profiter d’un coin de verdure au calme, Cariboo vous partage les plus beaux jardins secrets de Paris, à la fois méconnus et planqués à l’abri des passants. Au diable le bruit et vive la sieste au soleil ! Le jardin naturel Le jardin naturel est collé au cimetière du Père Lachaise. Calme et dépaysant, celui-ci se distingue des autres parcs de Paris où on reconnaît clairement le jardin « à la française », avec des haies lisses et bien taillées, des plantations symétriques, et un entretien exemplaire. Ici, place au jardin à l’anglaise pour une nature beaucoup plus foisonnante et laissée à elle-même : pas d’arrosage ni de tonte dans cet espace vert, qui porte donc fièrement son nom. Les herbes et arbustes poussent comme bon leur semble et offrent un paysage différent de ce que l’on peut retrouver dans les autres jardins de la capitale. Idéal pour se recentrer au calme et se réconcilier avec la nature en dehors du tumulte parisien. Adresse : Jardin naturel – 120, rue de la Réunion, 75020 Le jardin de la maison Balzac Si vous êtes d’humeur littéraire, le jardin de la maison de Balzac est un lieu charmant où l’on peut apprécier de passer la journée en toute quiétude. Il est intéressant de rappeler que ce jardin planqué soit celui d’une maison à l’origine entièrement secrète ! Logeant dans la maison sous un pseudonyme afin d’éviter d’être retrouvé par ses créanciers, Balzac prévoyait de passer par l’appartement du dessous pour filer ni vu ni connu par la rue Breton au cas où l’un d’eux le retrouverait. Le charmant jardin de cette maison aménagée en musée est, aujourd’hui encore, suffisamment planqué pour rester secret de la plupart des touristes et parisiens. On peut y apprécier le soleil en se posant confortablement sur les chaises et bancs spécialement prévus à l’extérieur. Un moment de détente très appréciable, après la visite de la maison qui vaut au moins tout autant le coup. Adresse : Maison de Balzac - 47 Rue Raynouard, 75016 Le jardin du Panthéon Bouddhique Annexe du musée Guimet, le Panthéon Bouddhique abrite un jardin secret à l’ambiance 100% zen qui rappelle la sérénité de la culture bouddhiste. Entre les bambous, les jolies dalles de pierre, et l’ambiance salon de thé, on se retiendrait presque de prendre la position du Lotus pour se laisser pleinement porter par l’atmosphère des lieux. Adresse : Panthéon Bouddhique – 19 avenue d’Iéna Le jardin des Rosiers Si vous recherchez un jardin secret à l’abri du bruit des klaxons, le jardin des rosiers est tout indiqué ! Pour y accéder, il faut passer par la cour de la Maison de l’Europe. C’est parce qu’il est si bien planqué que ce jardin fait partie des plus secrets et des plus calmes de Paris. Agrandi en 2014, il nous offre dorénavant 2000 m2 d’espace vert pour profiter du beau temps. Seul, en famille, en amoureux ou entre amis, c’est le lieu idéal pour se ressourcer tranquillement loin de l’affluence des grands parcs. A garder rien que pour vous si vous voulez garder ce jardin secret ! Adresse : 10, rue des Rosiers ou 35-37, rue des Francs-Bourgeois - 4e Le jardin de la Grande Mosquée de Paris Envie de voyager en profitant du plus exotique des jardins de Paris ? Pour un dépaysement garanti, rendez-vous dans le jardin de la Grande Mosquée de Paris ! C’est sur 7500m2 que celui-ci s’étend, pour le plus grand bonheur des parisiens en recherche d’un lieu de détente. Les jardins de la Mosquée proposent un service de thé marocain, à déguster à l’ombre des orangers, pour une ambiance orientale garantie. On poussera peut-être l’après-midi cocooning jusqu’à aller se faire un petit hammam pour bien décompresser… Adresse : 2 bis, place du Puits-de-l'Ermite - 5e Le jardin du musée de la vie romantique Oui, Pigalle nous réserve aussi des adresses précieuses pour les adeptes de romantisme ! Au cœur du jardin secret du musée de la vie romantique, on peut déguster un excellent thé au milieu de jolis rosiers et fushias, à l’ombre de beaux arbres, dans un véritable havre de paix. L’idéal pour faire une pause loin de la chaleur pendant les journées de canicule. Adresse : 16 rue Chaptal, 75009 Paris

Esprit village et cosmopolitisme, bienvenue dans le quartier de l'Amérique

Esprit village et cosmopolitisme, bienvenue dans le quartier de l'Amérique

Niché dans le Nord-Est de Paris, ce quartier inconnu des parisiens mêle différents esprits. Souvent réputé comme un quartier mal fréquenté, il regorge de trésors, à l'image du marché de place des Fêtes aux villas de la Mouzaia, en passant par ses différentes résidences d'artistes ou le parc des Buttes-Chaumonts. Ancien quartier ouvrier longtemps situé à l'extérieur des murs de Paris, on y trouve alors de nombreuses carrières de gypses qui serviront à la construction de nombreux immeubles parisiens. La légende dit que ses pierres auraient servies pour la construction de la Maison Blanche, d'où le nom de carrière des Amériques. Olivier, un véritable amoureux du quartier, me confie que c'est sûrement le choix d'un nom évocateur de réussite, pour sortir les ouvriers de leur misère quotidienne. Sur ces anciennes carrières a été construit le parc des Buttes-Chaumonts en 1867 par Napoléon III. Au milieu du lac, on y trouve l'île du Belvédère. C'est un lieu de fantastique, d'où l'on peut admirer l'un  des plus beaux panoramas de Paris. Perché sur l'île, le temple de la Sibylle rappelle l'Italie. En été, ces grandes pelouses et la fraîcheur de son lac offrent repos et flâneries aux parisiens. A quelques pas d'ici, autour du métro Danube, on retrouve un second héritage des carrières. Il s'agit des villas de la Mouzaia, jadis occupées par les ouvriers des couloirs souterrains. Ces petites maisons, aux jardins fleuris donnent l'impression d'être en dehors de Paris, dans un petit village de province des années 30. C'est aussi là qu'on trouve le restaurant aux Petits Joueurs, un établissement convivial à la programmation musicale éclectique. Encore un peu plus loin, grand contraste, nous arrivons dans un lieu beaucoup plus bétonné. Sur le marché de la place des Fêtes, le mardi, vendredi et dimanche matin, on croise une population multi-culturelle et multi-générationnelle, fière de son quartier. C'est ici, au milieu des tours, que je rencontre Suzanne, une américaine arrivée il y a 25 ans à Paris. Elle témoigne d'un quartier "Haut en couleur" et vante les richesses culinaires que l'on peut dégoter sur les différents étalages. Ses habitants sont fiers d'un quartier où la délinquance a largement chuté, depuis l'époque où l'on y trouvait, selon Janis "Les premiers gangs de filles, de véritables amazones", mais qui résiste encore à la gentrification, même dans le quartier des villas, bien que certains déplore la fermeture de petits commerces au profit de grandes enseignes. Cette vie de quartier on la retrouve aussi avec les jardins partagés du métro télégraphe, entretenus avec amour par ses habitants Enfin, l'Amérique c'est aussi un endroit haut en foisonnement culturel et artistique. On pense à L'atelier du plateau, un théâtre situé dans la zone la moins favorisée du quartier. Celui-ci reçoit de nombreuses subventions de la mairie du XIX° arrondissement, afin de permettre à tous l'accès à la culture. Les résidences d'artistes fusent aussi dans le quartier, certaines ouvrent, d'autres sont expulsées.... On pense au Doc, que Tagh décrit comme "une pépinière d'artistes" , ou à la gare Xp dont la façade et le désordre laissent entendre l'effusion qu'on y trouve...

#MonumentSecret : la Tour Jean-Sans-Peur

#MonumentSecret : la Tour Jean-Sans-Peur

La Tour Jean-sans-peur, nichée au cœur du quartier des Halles dans le 2ème arrondissement de Paris est un de ces monuments oubliés que l'on ignore quand on passe devant... Coincé entre deux immeubles plus modernes et imposants, ce bijou architectural extérieurement comme intérieurement vaut bien plus qu'un "stop" à l'occasion d'une visite. Cariboo vous dévoile les origines et caractéristiques de ce monument insolite chargé d'Histoire. La tour Jean-sans-peur à côté de l'école élémentaire de la Rue Etienne MarcelConstruite en 1408 par Jean Ier de Bourgogne, alias Jean-Sans-Peur, elle était entourée d'un hôtel (résidence) érigé pour le neveu de Saint-Louis (Louis IX) en 1270. Suite à un mariage, le lieu devient propriété des Ducs de Bourgogne en 1318, les travaux d'extension incluant la fameuse tour suivront suite à cet événement. Pas si insolite que ça jusqu'ici? Et si je vous disais que cette tour est la plus haute jamais construite au Moyen-Âge (excluant les edifices religieux) ? Jean-sans-peur était donc aussi un Jean-Sans-Limites, créateur malgré lui du gratte-ciel! Tour Jean Sans Peur, Dessin. Source : BNFPourquoi une tour si haute? Avait-il la fameuse folie des grandeurs? Oui et non. Ce Jean-Sans-Peur avait accessoirement fait assassiner son cousin, Louis d'Orléans, frère du Roi. Il avait très peurde se faire rattraper pour ce crime... d'où la hauteur! La voûte intérieure d'une grande beauté Prenez le temps de visiter l'intérieur (selon la saison), et découvrez cette voûte gothique figurant un superbe arbre, et vraisemblablement une constellation de fruits ou d'étoiles. L'intérieur du monument concentre en effet des éléments architecturaux exceptionnels comme un fabuleux escalier en colimaçon surmonté d'une incroyable voûte décorée. Vous visiterez également au sommet de la tour deux salles aux commodités exceptionnelles (latrines, cheminée, ventilation…) pour l'époque. Si vous remarquez que les deux pièces sont la réplique exacte l'une de l'autre, c'est normal. Intelligent, le duc a voulu induire en erreur ses assaillants logeant ses domestiques dans une pièce identique à la sienne… Ce qui ne l'a pas empêché d'être tué en septembre 1419 à Montereau (Seine-et-Marne). Mais loin de sa tour...! Horaires et dates de visite sur le site officiel. Envie d'en savoir plus sur le quartier des Halles ? Notre Cariboo Georges propose une visite de Montorgueil axée gastronomie, Histoire et découvertes en tout genre..

Top 5 : notre sélection des hôtels les plus insolites de Paris

Top 5 : notre sélection des hôtels les plus insolites de Paris

Afin de préparer au mieux votre été, l’équipe Cariboo vous a préparé une courte sélection des hôtels les plus insolites de Paris. Vous êtes Parisien ? Une occasion parfaite pour jouer les touristes et s’évader le temps d’une nuit avec votre moitié par exemple !1. Quel pêché serez-vous ?Vous vous êtes souvent demandé à quoi pouvait bien ressembler le Paradis ? Entrez au Vice Versa - hôtel entièrement décoré par la créatrice de lingerie de luxe, Chantal Thomass - et vous en aurez un bel aperçu. Le salon de l’Hôtel est entièrement revêtu de blanc, aux textures différentes. Mais ceci n’est que le début. Chacun des 7 étages correspond à l’un des péchés capitaux. Parmi l’avarice, la luxure, la gourmandise, la colère, l’envie, l’orgueil et la paresse, lequel choisirez-vous ? Si vous avez envie d’un hammam il vous faudra cette fois-ci braver l’enfer ! D’ailleurs, à l’occasion des 4 ans du Vice Versa, vous pouvez bénéficier de 30% de réduction sur votre réservation ! Définitivement difficile d’y résister …☆☆☆☆ Hôtel Vice Versa 213, rue de la Croix Nivert, 75015 Paris2. Une nuit romantique à ParisDormir à la tour Eiffel, au Trocadéro ou même au Moulin Rouge… Cliché ? Oui mais pas que ! Dans le quartier de Saint Georges se trouve un charmant hôtel : le Design Secret de Paris. Son originalité réside dans la mise en scène des lieux et monuments incontournables de la capitale dans la décoration des chambres. Parcourez donc la capitale à travers les 29 chambres élégantes et confortables de l’hôtel ! Petit détail qui fait la différence : chaque salle de bain possède une baignoire avec système de chromothérapie, hydromassage et douche pluie (le rêve!)… Pour parfaire votre séjour, vous trouvez également un sauna, un hammam et un centre de remise en forme dans l'hôtel. Le Secret de Paris est donc l’endroit parfait pour prolonger le rêve parisien tout en se relaxant, dans un bain chaud et moussant, en sirotant un jus d’orange exquis par exemple … Tentant n’est-ce pas ?☆☆☆☆ Hôtel Secret de Paris 2, rue de Parme, 75009 Paris3. Voyage sensorielAprès les 7 pêchés capitaux, on vous présente le Five qui, lui, est dédié à nos 5 sens ! Le voyage sensoriel débute dès votre arrivée puisque vous devez décider, parmi 5 fragrances, celle qui parfumera votre chambre. Vous en prendrez ensuite plein la vue avec la décoration glamour des lieux, à l’aspect futuriste et féérique grâce aux nombreuses petites lumières scintillantes. Sans oublier votre toucher qui sera, lui, éveillé par le velours, les tapis ou encore par la laque de Chine. Les différents mets savoureux composant le petit-déjeuner régaleront également vos papilles. Pour finir, le calme de l’hôtel vous permettra de passer une bonne nuit de sommeil, loin du bruit parisien. Petit plus : le bar lounge est une Love capsule, un cocon chaleureux et romantique pour se retrouver en amoureux …☆☆☆ The Five Hotel 3, rue Flatters, 75005 Paris4. Lovez-vous au SevenDans le même registre futuriste mais encore plus décalé, voici le Seven. Situé dans le quartier Latin, cet hôtel possède 28 chambres et suites ultra design avec un thème qui leur est propre. Lits et baignoires en lévitation, lumières néon et mobilier tout en transparence… voyage et rêve sont au programme ! Les suites promettent elles aussi un séjour insolite. Il y a tout d’abord la fameuse 007, dédiée à l’univers du célèbre agent secret, mais aussi l’Eden et son interrupteur qui permet de changer la décoration de la suite en un instant, ou encore la belle Lovez-vous avec son jacuzzi pour deux et sa cheminée à bioéthanol. On pourrait vous révéler tous les secrets du Seven mais on préfère vous laisser les découvrir par vous même …☆☆☆☆ Le Seven Hotel Paris 20, rue Berthollet, 75005 Paris5. Naturel & CosyMatelas en fibre de noix de coco, lustres en fibres de maïs, une large utilisation de bois, d’ardoise et de marbre… Situé à deux pas des Champs-Elysée, le Hidden Hôtel est un réel havre de paix, construit et décoré exclusivement de matières nobles et naturelles. Dans un esprit zen et cosy, chaque chambre est aménagée de façon simple et élégante, jouant sur le contraste des matériaux et des textures. Dans le même esprit, le Hidden propose exclusivement du bio et du fait maison au petit-déjeuner. Si vous recherchez un endroit paisible et calme après une journée en vadrouille dans la capitale, cet hôtel est fait pour vous !☆☆☆☆ Hôtel Hidden 28, rue de l’Arc de triomphe, 75017 ParisVous avez testé l'un de ces hôtels ? Vous en connaissez d'autres encore plus insolites ? N'hésitez pas à nous le dire sur Facebook !

Top 5: Rues insolites de Paris

Top 5: Rues insolites de Paris

Avec l’arrivée des vacances, rien ne semble plus agréable que de flâner dans les rues de Paris. Et si vous en avez marre du bruit et de la foule dans les grands boulevards, la capitale regorge de petites ruelles cachées. Ces passages tranquilles débordant de fleurs et de bâtiments colorés vous donnent l’impression d’avoir échappé à la grande ville et d’être en pleine nature. Voici 5 des plus belles rues cachées pour votre prochaine balade ! 1) Rue Crémieux Sans doute la rue la plus colorée de Paris, la rue Crémieux est un petit aperçu de Londres dans la capitale française. Les 35 maisons de cette rue sont construites dans la façon londonienne (deux étages, six pièces) – mais chacune se distingue grâce à sa couleur. Le résultat : une explosion de couleur dans cette ruelle atypique. 2) Square des Peupliers Cette voie privée triangulaire offre une belle échappatoire au stress de la vie parisienne quotidienne. Cachée à l’ombre des arbres, il y a une petite ruelle pavée, bordée de jolies maisons. Ce havre de tranquillité est un bijou dans le XIIIe arrondissement qui va vous emmener loin de la capitale. 3) Square Montsouris Le square Montsouris est une rue pavée dans le XIVe arrondissement. De nombreux artistes connus ont habité dans ses maisons, au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, la verdure magnifique et les belles maisons du style art déco en font un endroit idéal pour une flânerie insolite. 4) Passage du Chantier Non loin de la place de la Bastille se trouve le passage du Chantier, une petite voie historique. Depuis des siècles, ce passage accueille des artisans du bois et encore aujourd’hui, on peut y voir beaucoup de marchands de meubles. Sa taille étroite, ses jolis pavés et ses panneaux anciens se combinent pour créer une rue vraiment hors normes. 5) Cité du Figuier Cachée à côté de la rue animée d’Oberkampf se trouve la Cité du Figuier, une petite impasse. Historiquement cette cour calme a logé de nombreux ateliers artisanaux et, bien que beaucoup de ces ateliers n’existent plus, l’ambiance décontractée est toujours parfaite pour échapper au bruit et se balader tranquillement hors des sentiers battus. Tous nos guides Cariboo adorent les endroits insolites de Paris. Jettes un oeil sur les visites actuellement proposées !

La Petite Ceinture, lieu hybride parisien

La Petite Ceinture, lieu hybride parisien

Si les visites guidées traditionnelles ne sont pas votre tasse de thé ou si vous avez déjà épuisé les nombreux musées et monuments de Paris, voici une solution : une visite guidée de la Petite Ceinture. Une balade insolite de cette ancienne ligne de chemin de fer est la meilleure façon de découvrir Paris autrement. Il y a 32 kilomètres de voies qui encerclent le centre de Paris mais beaucoup de gens ne les remarquent jamais. Lorsque La Petite Ceinture a été construite entre 1852 et 1869, Paris ne faisait que la moitié de sa taille actuelle. Les fonctionnaires de l’époque envisageaient une voie ferrée militaire, mais en fait, elle fût utilisée pour le convoi de marchandises et par les voyageurs, jusqu’à son abandon partiel en 1934. Depuis lors, Paris s’est étendu de plus en plus et la Petite Ceinture est passée au second plan, absorbée par la métropole qu’est devenue Paris. Le résultat : un morceau d’histoire intact et fascinant. Des points d’entrées sont éparpillés partout dans la capitale dont certains sont plus accessibles que d’autres . A ce jour, seuls quatre courts tronçons de chemins de fer abandonnés sont convertis en espaces verts et ouverts au public dans le 12e, 13e, 15e et le 16e arrondissement. Une chose est sûre, c’est qu’une fois les voies atteintes, on se trouve dans un havre tranquille, loin de l’agitation de la ville... Envie d'en savoir plus sur cet endroit insolite parisien? Stay tuned... Cariboo pourrait très bientôt vous proposer une visite de la Petite Ceinture !

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