Lieux insolites

Paris au cinéma : les lieux de tournage emblématiques

Paris au cinéma : les lieux de tournage emblématiques

La beauté des paysages de Paris a inspiré et continue d’inspirer les plus grands réalisateurs. Vous avez certainement déjà aperçu la Ville Lumière dans l’un des chefs-d’œuvre du cinéma français comme Amélie Poulain ou américain tels que Lucy, Mission Impossible ou encore Inception. Découvrez les lieux emblématiques parisiens qui ont servi de décor pour des films mythiques. « Lucy », course poursuite dans le 13ème arrondissement Luc Besson a posé sa caméra en 2014 dans les rues de la capitale pour le tournage du film « Lucy » avec Scarlett Johansson. Différentes scènes ont été tournées dans la ville à commencer par la cité du Cinéma. On peut d’ailleurs aujourd’hui y découvrir les décors et costumes originaux du film dans la salle sous la grande Nef de verre et d’acier. Vous reconnaitrez certainement dans une des scènes de poursuite en voiture les rues du 13ème arrondissement de Paris. La Sorbonne, la faculté de droit, les quais de Seine et la rue de Rivoli ont également étaient les lieux de nombreuses scènes du film. « Mission Impossible : Fallout », Paris sous toutes ses coutures En 2018, Christopher McQuarrie, coproducteur et réalisateur de « Mission Impossible : Fallout », décide de tourner son film à Paris pour rendre hommage à la ville meurtrie par les attentats du 13 novembre 2015. La production, Tom Cruise et les autres acteurs se retrouvent donc en France à Paris pour ce 6ème opus de la saga. Les lieux emblématiques de la ville tels que le Grand Palais, l’avenue de l’Opéra, les jardins du Palais Royal et les quais de Seine se dévoilent sous les caméras américaines. « Inception », un rêve parisien En 2009, Christopher Nolan et les équipes du film « Inception » réalisent différentes prises dans le quartier autour du pont de Bir-Hakeim de Paris. Le lieu offre une vue imprenable sur la Seine et un décor spectaculaire pour le film. Au début du film, sur ce pont avec son architecture particulière composée de poutres et d’une charpente d’acier, Cobb, joué par Léonardo DiCaprio, apprend à Ariane, Ellen Paige, à créer des rêves. Cette scène iconique constitue un élément très important du film qui va déterminer la suite. Source : Fotolia« Hugo Cabret », le Paris des années 30 Alors qu’une gare parisienne des années 1920 a été reconstituée en stuc dans un studio londonien pour le film « Hugo Cabret », Martin Scorsese et ses équipes se sont rendus à Paris pour tourner certaines scènes du film. Ainsi l’intérieur de la Sorbonne et la bibliothèque Sainte-Geneviève ont été complètement redécorées, durant une semaine, en décors des années 1930. Vous pourrez également apercevoir dans le film, non pas des décors conçus dans les studios mais bel et bien le square de l’Opéra Louis Jolivet, la place Edouard VII dans le 9ème arrondissement ainsi que le théâtre de l’Athénée Louis Jouvet. « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain », une visite dans la Ville Lumière Comment évoquer les lieux de tournage de Paris sans citer le célèbre « Fabuleux destin d’Amélie Poulain » ? Dans ce film français produit par Jean Pierre Jeunet avec Audrey Tautou en tête d’affiche, la Ville Lumière est mise à l’honneur. Tout commence au café des Deux Moulins, situé à Montmartre, où le personnage d’Amélie Poulain travaille. Au fil des scènes, on découvre le canal Saint Martin sous le pont écluse, la cathédrale Notre-Dame, le pont des Arts, la basilique du Sacré-Cœur, la gare de l’Est… Source : Fotolia La ville se félicite des retombées économiques des différents films qui ont occupé les rues de Paris pour tourner leurs scènes. Elle compte bien continuer d’accueillir les professionnels et les productions cinématographiques qui souhaiteraient tourner dans la ville. Chaque année, ce sont plus de 900 tournages qui se tournent à Paris. La mairie de Paris et son service Mission Cinéma mettent tout en œuvre pour recevoir au mieux les tournages français et étrangers.

Voyage en Chine à Paris

Voyage en Chine à Paris

Direction la pagode de Paris pour un voyage unique en Chine. Non non vous ne rêvez pas ! Entre la rue Rembrandt et la place du Pérou, à Paris, se dresse une pagode rouge à l’architecture asiatique. Cet édifice unique fait sensation au milieu des bâtiments haussmanniens. Il étonne et intrigue les passants… Autrefois hôtel particulier, l’immeuble fut complètement transformé à l’initiative du marchand d’art asiatique Ching Tsai Loo. Ode à son pays d’origine, il décide de faire flamboyer l’édifice dans le paysage urbain de Paris. Bien que cette transformation ne fût pas au goût de tous, elle demeure encore aujourd’hui un monument emblématique, ouvert au public. Un hôtel particulier transformé en pagode L’histoire de la pagode remonte au siècle dernier. Ching Tsai Loo, marchand d’art asiatique chinois et collectionneur, arrive à Paris en 1902. En 1925, il acquiert un hôtel particulier rue de Courcelles, à quelques pas du Parc Monceau, dans le 8ème arrondissement de Paris, puis décide l’année suivante de lui donner un tout autre aspect. Construit au XIXème siècle au goût français, son nouveau propriétaire d’origine chinoise décide de le transformer totalement avec l’aide de l’architecte Fernand Bloch pour y accueillir des trésors représentatifs de l’art chinois. Il souhaite apporter une touche de son pays d’origine, la Chine, à sa terre d’adoption, la France. Peinture rouge, avant-toits courbes, fresques… constituent les éléments principaux qui rappellent l’architecture chinoise. La pagode devient un espace unique au milieu des bâtiments haussmanniens. À l’époque, les habitants du quartier ne voyaient pas cette « folie » architecturale d’un très bon œil. Nombreux sont ceux qui ont d’ailleurs agi pour la faire détruire, mais l’absence de règlementations spécifiques à cette période ne permit pas de faire échouer le projet. Aujourd’hui, le bâtiment est une étape incontournable pour les touristes de passage dans la capitale et désirant découvrir le Paris insolite ! Une galerie d’art La pagode accueille aujourd’hui la galerie d’art asiatique personnelle de l’ancien propriétaire, CT Loo & Cie : livres, catalogues, photographies d’objets d’art… La riche décoration de chaque salle est une véritable exposition à elle toute seule. Panneaux de laque du XVIIIème siècle, pilastres, frises représentant des animaux fantastiques, boiseries… entrer dans cet incroyable édifice est un véritable voyage. Visitez Paris autrement en découvrant la maison de Loo. Cette dernière offre un authentique spectacle pour les yeux. Différents événements sont également organisés à l’intérieur comme des salons. Les lieux constituent un point de rencontre entre les deux pays et les deux cultures : françaises et chinoises. Les amoureux de la culture asiatique seront ravis d’apprendre que certains espaces sont privatisables pour un événement tel qu’un cocktail, un dîner d’affaires ou bien un défilé de mode par exemple. Le bâtiment a été préservé et figure aujourd’hui sur la liste des Monuments Historiques. Il conserve sa vocation première, soit faire le lien entre la Chine et la France et permettre au public de découvrir l’art asiatique. C’est un lieu atypique en plein Paris ! Adresse : 48 rue de Courcelles – 75008 Paris

Abraxas : la cité futuriste d’Hunger Games

Abraxas : la cité futuriste d’Hunger Games

Située à Noisy-le-Grand, à seulement quelques kilomètres de Paris, la cité Abraxas est un ensemble immobilier français particulièrement réputé pour avoir été le lieu de tournage du dernier volet de la célèbre fiction Hunger Games. L’ensemble architectural Le projet a été mené par un architecte espagnol, Ricardo Bofill, et fut inauguré en 1983. Ce sont près de 600 logements qui sont regroupés dans trois bâtiments. Le bâtiment en forme de demi-cylindre qui entoure une place évoquant la forme des théâtres antiques grecs constitue l’élément majeur et le plus original de la cité. Face à lui se dresse un bâtiment de forme orthogonale et d’inspiration néo-grecque. Entre ces deux immeubles, un troisième bâtiment complète l’ensemble. En forme d’arche, il contribue au charme de cet ensemble architectural si particulier. Au centre de ce quartier, des espaces de verdure en forme de demi-cercle constituent un lieu de vie très agréable pour les habitants. Qui ne rêverait pas de vivre dans un décor de film ? Un lieu de tournage inspirant La cité Abraxas, aussi appelée le Palacio, du nom du bâtiment principal, a inspiré différents réalisateurs qui ont installé leurs caméras à Noisy-le-Grand pour certaines scènes de leurs films. L’architecture imposante et originale a notamment interpelé, en 2014, l’imaginaire du réalisateur de la célèbre tétralogie Hunger Games, Francis Lawrence. Alors que la saga a été tournée en studio et dans plusieurs continents, en France, c’est dans la ville de Seine Saint Denis que les équipes de tournage se sont installées. On peut, en effet, apercevoir les immeubles de la cité Abraxas dans le dernier volet d’Hunger Games – La Révolte. Le décor convenait parfaitement à l’esprit et à l’univers du film. Seules les portes d’entrée ont été changées pour le tournage. La cité futuriste apparait au cours d’une scène spectaculaire où Katniss Everdeen, jouée par Jennifer Lawrence, et ses acolytes livrent un combat contre leurs ennemis. Des centaines de personnes ont participé au tournage. Les équipes ont même fait venir des camions blindés directement des États-Unis pour cette scène. Les habitants, qui n’ont pas quitté leur logement le temps du tournage, ont pu assister au spectacle qui s’articulait au sein même de leur quartier ! Les techniciens de l’équipe de tournage ont dû toutefois s’assurer que les habitants n’apparaissent pas dans le cadre. Abraxas a été entièrement nettoyé et les graffitis ont été retirés pour les besoins du tournage. Les habitants de la cité ont même pu participer à l'organisation du tournage. Leur mission était de s’assurer que les curieux ne viennent pas déranger le tournage. Et après ? Suite à la médiatisation que la cité a connue après la diffusion du film au cinéma, elle a profité d’un véritable coup de projecteur. Délaissé durant de nombreuses années, l’ancien maire de la ville avait même envisagé de détruire le site. C’était sans compter le tournage d’Hunger Games qui représente aujourd’hui une véritable fierté pour les habitants. Après le tournage et la diffusion du film, les touristes ont commencé à affluer pour découvrir le lieu et le visiter tel un monument. Depuis, différentes animations ont été organisées pour redynamiser le quartier.

Bordeaux, les lieux insolites et secrets

Bordeaux, les lieux insolites et secrets

Bordeaux, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle Aquitaine, est une ville pleine de surprises qui se découvre tant pour son patrimoine architectural, historique, culturel que gastronomique. Si vous êtes de passage dans la capitale du vin, organisez une visite insolite de Bordeaux, à pied ou en vélo, en découvrant les lieux secrets de la ville ! Une voiture qui semble tomber dans le vide Un parking n’est certainement pas le premier endroit auquel vous aurez pensé pour visiter Bordeaux lors de votre séjour. Et pourtant, le parking couvert Victor Hugo qui semble un parking tout ce qui a de plus normal, offre un étrange spectacle... Une voiture verte semble suspendue dans les airs. Comme si un accident venait de se produire, la voiture a traversé le mur et l’a démoli, comme prête à tomber dans le vide ! Très connue des Bordelais, elle ne saurait les duper, pourtant elle continue d’intriguer et de surprendre les touristes. La plus vieille maison de Bordeaux Une visite historique s’impose dans le cœur de la ville. Partez à la découverte du riche patrimoine historique et architectural de Bordeaux. La plus vieille maison de Bordeaux date du XIVème siècle. Elle aurait été la résidence de la famille Soler. Située dans l’impasse de la rue Neuve, on peut facilement la reconnaître grâce à ses fenêtres à remplage, cette armature de pierre qui encadre la fenêtre. La place ronde Il est un lieu à Bordeaux très agréable et pourtant peu connu. La place Mitchell est une petite place ronde que vous pourrez peut-être découvrir en vous perdant dans la ville. À l’abri de la circulation et des regards, cette place calme et reposante est l’endroit idéal pour une pause sur l’un des sièges en fer forgé. La place doit son nom à Pierre Mitchell, un industriel bordelais fondateur de la verrerie royale de Bordeaux. © Michael FoleyLa colonne des Girondins La colonne des Girondins, aussi appelée le monument des Girondins, est un monument symbolique de Bordeaux d’une hauteur de 43 mètres. Le monument a été édifié en l’honneur des Girondins. Pourtant, parmi les 34 sculptures que forme la structure, aucune ne représente les Girondins. Les Girondins ne sont autres que des députés qui siégeaient à l’Assemblée Législative puis à la Convention. Ces derniers ont défendu le droit à la liberté à Paris, mais furent exécutés par leurs opposants, les Jacobins. Pour leur rendre hommage, la ville décida de faire construire un monument, mais c’était sans compter un autre projet de fontaine qui venait également d’être commandé. Les deux projets ont donc été assemblés pour former l’actuel monument des Girondins. Faute de moyen, la colonne ne fut jamais terminée et les statues des Girondins ne furent jamais réalisées, bien que leurs emplacements sur le socle de la colonne n’attendent qu’elles ! Une plaque commémorative avec certains noms des Girondins a été apposée sur la colonne qui fut tout de même classée au titre des Monuments Historiques. Pour découvrir Bordeaux sous tous ses angles, prenez part à une visite insolite de la ville !

Découvrir Bordeaux autrement : le street art

Découvrir Bordeaux autrement : le street art

Vous êtes passionnés d’art et vous appréciez découvrir les œuvres qui habillent les murs d’une ville ? Vous allez adorer Bordeaux. Une promenade dans la ville est l’occasion de découvrir bon nombre d’œuvres qui attirent l’œil. Le street art à Bordeaux est particulièrement développé et la ville passe même commande auprès des artistes graffeurs pour composer des fresques sur des thèmes précis. Perdez-vous dans les rues de la ville à la découverte des nombreuses œuvres de street art. Les quartiers Saint Nicolas, Saint Michel, Saint Pierre ou encore Darwin recèlent différents trésors d’art urbain. Les murs de Bordeaux sont colorés et animés. L’art cohabite avec le végétal et s’installe dans le paysage urbain. Les œuvres Certaines fresques occupent tout un pan de mur comme la « Metro Paradise » qui s’étend sur 700 m², de la rue des Sablières à la rue Saint Nicolas. Créée par Nerone et Epis, cette fresque a été commandée par la ville pour l’opération Paysages Bordeaux en 2017. Certaines œuvres sont aujourd’hui devenues emblématiques. Vous pourrez d'ailleurs reconnaître le coup de pinceau des artistes. Certains ont même créé des personnages, comme celui de Mimil, un animal amusant mi-loup, mi-coyote, créé par l’artiste Selor par exemple, que vous retrouverez à différents endroits de la ville. Les portraits d’inspiration Picasso que vous pourrez découvrir sont tous signés du graffeur Alber. Vous pouvez les apercevoir dans les quartiers Saint Pierre, Saint Michel, Darwin ou encore les Bassins à Flots. À certains endroits, on peut même observer des superpositions de fresques et de tags. L’art est en mouvement à Bordeaux et chaque graffiti évolue avec le temps. Les artistes Alors que certains artistes se sont approprié les murs de Bordeaux sans en avoir eu l’accord, d’autres ont réalisé des fresques sur commande comme c’est le cas de celle derrière la gare St Jean pour la LGV en 2017. Les graffeurs profitent des espaces de la ville pour laisser parler leur créativité et pour véhiculer des messages importants et engagés comme la préservation de la planète par exemple. Certains graffeurs se réunissent et forment des collectifs comme Fullcolor ou encore Le Coktail. Les lieux Darwin, ancienne caserne militaire située sur la rive droite, est devenue un véritable terrain de jeu pour les artistes. Lieu culturel, Darwin offre différents espaces d’expression. Pour encourager et encadrer l’art urbain, la ville de Bordeaux a mis en place un espace au cœur de la ville, dans le quartier des Chartrons, dédié à la culture et plus particulièrement au street art. Le M.U.R. de Bordeaux propose près de 35 m² que les street artistes peuvent s’approprier pour des créations éphémères. ©Patrice Calatayu Différentes manifestations sont organisées à Bordeaux tout au long de l’année, au cœur des zones urbaines. Les touristes comme les Bordelais prennent même des photos des œuvres pour les partager sur internet. L’engouement autour de cette forme d’art contribue à l’expansion de la ville. Les murs offrent, en effet, plus de visibilité et touche toutes les couches de la population. Le street art est désormais considéré, en France, comme un art à part entière. Les œuvres offrent au public une véritable exposition à ciel ouvert !

Les trompe-l’œil de Paris, une exposition à ciel ouvert

Les trompe-l’œil de Paris, une exposition à ciel ouvert

Découvrez la ville de Paris sous un autre œil ! Différents trompe-l’œil habillent les murs de la ville Lumière. Les avez-vous déjà remarqués ou vous êtes-vous laissé duper ? Flâner dans les rues de la capitale est une occasion en or pour admirer le travail et le talent des artistes. Peut-être vous laisserez-vous prendre au jeu… Le trompe-l’œil joue sur la confusion et crée la surprise. L’artiste peintre s’amuse avec la perspective pour représenter un paysage qui semble tout à fait réel. Embarquez pour une balade placée sous le signe de l’art et de la surprise. À chaque trompe-l’œil son histoire et son univers… Laissez-vous porter ! Les trompe-l’œil dans le paysage urbain À Paris, il faut lever les yeux pour admirer le charme et la magie des trompe-l’œil. Les artistes profitent des façades sans fenêtres pour laisser parler leur créativité. Les fenêtres et les façades sont des éléments qui se prêtent parfaitement au trompe-l’œil. Les façades arborent une nouvelle tenue et prennent la forme que l’on veut bien leur prêter. Ce sont de nouvelles scènes de vie qui s’installent et qui donnent à la rue un charme tout particulier. Les habitants et les touristes apprécient ces formes d’art qui prennent vie dans le paysage urbain de la ville. Nombreux sont ceux qui les prennent en photos. Tels des tableaux ou bien des décors de cinéma, les trompe-l’œil fascinent autant qu’ils intriguent. Les trompe-l’œil incontournables Votre promenade artistique dans les rues de Paris débute dans le 6ème arrondissement. Partez, l’œil vif et le pas assuré, à la découverte des fresques et trompe-l’œil de la ville. Levez les yeux pour ne pas risquer de manquer le spectacle. Un trompe-l’œil habille deux façades de la rue de Condé. En demi-teinte il représente les fenêtres des bâtiments adjacents. Cette continuité rend la petite place chaleureuse et vivante. Un poil plus originale, la fresque de la rue de la Croix Nivert, dans le 15ème arrondissement, constitue un véritable cabinet de curiosités. Intitulée « Le Bestiaire », l’œuvre représente une collection de sculptures d’animaux. On se croirait presque devant une vitrine, n’est-ce pas ? Un magnifique trompe-l’œil à Paris, dans le 12ème arrondissement, rue de Reuilly, figure sur la façade d’un immeuble. Il représente une serre dont la structure métallique abrite plusieurs plantes tropicales et exotiques ainsi qu’un couple observant la rue depuis un balcon. Vous pouvez également admirer le trompe-l’œil de la rue Haxo, des 19ème et 20ème arrondissements de Paris, qui représente, avec beaucoup de réalisme, le sauvetage d’un chat par les pompiers. Il s’agit d’un chat perché sur le célèbre Pont des Soupirs de Venise. Continuez votre promenade jusqu’à la rue Castagnary, dans le 15ème arrondissement. Un homme semble suspendu à une corde au niveau des fenêtres du dernier étage de l’immeuble. Ne vous y méprenez pas, il s’agit bien d’un trompe-l’œil ! Vous serez certainement également surpris par le trompe-l’œil de la rue d’Aubervilliers, qui sépare les 18ème et 19ème arrondissements. La façade d’un bâtiment regroupe trois niveaux de perspective qui forment un ensemble d’immeubles… comme si la rue se prolongeait. Découvrez la ville de Paris comme vous ne l’avez jamais vue à travers l’œil et le pinceau des street-artistes. Les peintures qui ornent les murs rompent la grisaille et subliment le paysage parisien. Autrefois utilisées pour la publicité en France, elles animent aujourd’hui les rues et forment une véritable exposition à ciel ouvert. Une commission a d’ailleurs été créée pour répartir les espaces disponibles de la capitale entre les différents artistes. Ces derniers doivent toutefois respecter certaines contraintes pour marquer, de leur signature, les rues de la ville. Envie d’en savoir plus sur les œuvres murales présentent dans Paris ? Teste une visite street-art avec notre Cariboo Thierry pour tout comprendre des différentes techniques utilisées et en prendre plein la vue !

Balades dans les rues piétonnes de Paris

Balades dans les rues piétonnes de Paris

Vous êtes de passage à Paris ? Vous vivez dans la capitale ? Flânez au gré de vos envies dans une rue piétonne de Paris pour une promenade apaisante loin de la circulation. Profitez des voies bordées de commerces et de terrasses animées. Bien que la Ville Lumière soit la plus grande ville de France, elle n’en reste pas moins dépourvue de charme et d’endroits calmes où les véhicules ne peuvent accéder. La rue Montorgueil Au cœur du 1er et du 2ème arrondissement de Paris, la rue Montorgueil et les ruelles autour constituent l’un des plus grands quartiers piétons de la ville. Différents commerces et terrasses y sont installés ainsi que des adresses historiques telles que le restaurant l’Escargot installé depuis 1832 et le restaurant Au rocher de Cancale qui connu un succès au XIXème siècle notamment pour sa clientèle comme Balzac, Alexandre Dumas, Théophile Gautier… Cette artère qui ressemble à un village est devenue l’un des symboles de la ville. Cariboo te propose de partir à la découverte de ce quartier avec Georges. C'est par ici pour réserver ta place !© Lionel AllorgeLes Berges de la Seine Rive droite et rive gauche, les Berges de la Seine s’étendent sur près de 7 kilomètres. Du 1er au 4ème arrondissement, elles offrent une balade tantôt sportive tantôt plus calme et reposante. Vue sur le fleuve, cours et ateliers… profitez des lieux pour découvrir ou redécouvrir Paris autrement. Laissez-vous porter par l’atmosphère authentique et apaisante qui règne au bord de la Seine sans être dérangé par les voitures. Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, les berges de la Seine abritent des installations de loisirs comme des aménagements sportifs, des péniches restaurants, piscines, bibliothèques ou encore des espaces « zen ». Source : FotoliaRue de la Huchette Rendez-vous des artistes en herbe et des amateurs, la rue piétonne de la Huchette, située dans le quartier St Michel dans le 5ème arrondissement, attire pour son célèbre club de jazz, le Caveau de la Huchette, le plus vieux de la capitale, ainsi que pour le théâtre de la Huchette où se joue sans interruption depuis 1957 La Cantatrice Chauve et La Leçon, deux pièces d’Eugène Ionesco. En vous promenant dans les rues autour, vous pourrez vous arrêter pour une pause gourmande, vous adonner à une session shopping ou encore admirer les immeubles qui pour certains datent du XVIIIème siècle. © Sini MerikallioRue des Barres La rue des Barres aussi discrète et secrète que possible, se cache derrière l’église Saint Gervais dans le 4ème arrondissement. Remontez le temps pour une balade dans le Paris du Moyen-Age. C’est dans cette rue que vous pourrez admirer une maison à colombages, un édifice historique et rare dans la ville, construit vers 1540 et qui a accueilli à une époque les Dames de l’Abbaye de Maubuisson. Chaque piéton peut s’imprégner du charme historique qui se dégage de cette rue. © MbztCour Saint Emilion Alors qu’aujourd’hui le centre commercial moderne Bercy Village occupe la Cour Saint Emilion et ses chais classés Monuments Historiques, autrefois, les entrepôts de Bercy accueillaient le plus grand marché vinicole du monde. Véritable lieu de divertissement, la place pavée bordée de boutiques et de terrasses est agréable pour une promenade détente. L’architecture moderne en acier se marie à la perfection avec le bois, la pierre et le verre. Aux beaux jours, divers concerts, expositions et spectacles y sont organisés. Perdez-vous dans les rues de la ville à la découverte de ces endroits où le temps semble s’être arrêté. Découvrez le Paris authentique et les rues piétonnes qui offrent des moments de répit loin du tumulte de la circulation ! © Jean-Louis Zimmermann

4 jardins insolites à Paris pour une parenthèse nature

4 jardins insolites à Paris pour une parenthèse nature

Envie d’une halte verte à Paris dans la semaine ou le week-end ? Quittez le tumulte de la ville pour vous accorder une pause rafraîchissante dans l’un des jardins insolites de Paris. La ville regorge d’endroits et de parcs atypiques à découvrir et où effectuer des balades. Un parc futuriste avec un ballon pour s’élever au-dessus de la capitale, un parc abritant le plus vieil arbre de Paris, des jardins du monde entier, une promenade nature qui traverse tout un arrondissement… à chaque jardin sa particularité. Le parc André Citroën S’étendant sur près de 14 hectares, le parc André Citroën est l’un des plus récents de la ville et offre de multiples activités de loisirs. Véritable œuvre futuriste, il constitue une curiosité à lui tout seul. L’innovation technologique et la nature y cohabitent en parfaite harmonie. Situé dans le 15ème arrondissement, le parc André Citroën est implanté à l’emplacement même des anciennes usines de production automobile auxquelles il doit son nom. Les amateurs de plantes exotiques pourront apprécier la grande collection de plantes tropicales et méditerranéennes dans l’une des deux serres. Vous pourrez également profiter des lieux pour prendre de la hauteur et observer la capitale de la France à plus de 150 mètres en montant à bord du ballon Generali, sensations garanties ! Adresse : 2, rue Cauchy – 75015 Paris © ollografikSquare René Viviani Il y a de ces endroits qui apaisent et qui sont particulièrement propices à la détente... Le square parisien René Viviani en fait partie. Situé dans le 5ème arrondissement de Paris, il borde la Seine et offre une vue imprenable sur la cathédrale Notre Dame. Malgré son emplacement stratégique au cœur du quartier latin et le calme qui y règne, l’attraction du square René Viviani c’est le robinier planté en 1601, le plus vieil arbre de Paris ! Témoin de l’histoire, cet arbre continue de voir passer année après année les parisiens et les touristes du monde entier venus découvrir la Ville Lumière. Adresse : 2 rue du Fouarre, 75005 Paris © Guilhem VellutLes jardins du musée Albert-Kahn Aux portes de Paris, à Boulogne Billancourt, le musée Albert Kahn conserve des collections uniques. Nous vous proposons de partir à la découverte de cet endroit hors du temps pour flâner dans ses jardins. C’est au XIXème siècle que les trois jardins ont vu le jour. Telle des scènes de vie, chacun d’eux représente un courant de l’art des jardins. Vous pourrez observer le style « régulier » dans le jardin français, le style « paysager » dans le jardin anglais et le « japonisme » dans le jardin japonais. Il vous faudra toutefois attendre septembre 2019 pour pouvoir apprécier le lieu qui se refait une beauté, notamment en effectuant une mise en valeur lumineuse, avant de se dévoiler au public. Adresse : 10-14, rue du Port – 92100 Boulogne Billancourt © DinkumLa promenade plantée – Coulée verte René Dumont La promenade plantée de Paris constitue une balade surprenante qui traverse tout le 12ème arrondissement de Paris. Sur 4,5 kilomètres, vous longez la ligne de chemin de fer qui reliait autrefois la place de la Bastille à la Varenne Saint Maur. Dépaysement garanti en plein Paris ! Loin de la circulation effrénée, découvrez la ville autrement. Du viaduc des arts jusqu’au square Charles Péguy en passant par le jardin de Reuilly et l’allée Vivaldi, vous traverserez à la fois de magnifiques passages ombragés et arborés ainsi que des avenues et même des tunnels. Sortie insolite assurée !Adresse : Avenue Daumesnil – 75012 Paris © Jean-Louis Zimmermann

Top 5 des musées insolites à Paris

Top 5 des musées insolites à Paris

Paris se découvre pour la beauté de son patrimoine architectural, l’ambiance qui règne aux terrasses des cafés, les boutiques qui s’égrènent le long des avenues et les monuments qui illuminent la ville. Les parisiens comme les touristes apprécient également la Ville Lumière pour sa large offre culturelle et son grand choix de musées. Vous avez déjà visité le Louvre, le musée Grevin et les autres grands musées réputés de la capitale ? Et si vous organisiez une visite atypique dans un musée insolite à Paris ? L’atelier des Lumières Venez découvrir vos artistes favoris et leurs œuvres les plus emblématiques dans un lieu exceptionnel pour une expérience sensorielle inédite seul, à deux, entre amis ou en famille avec les enfants. Implanté au cœur d’une ancienne fonderie du XIXème siècle, l’atelier des Lumières de Paris vous invite pour un voyage hors du commun. Découvrez ou redécouvrez les œuvres de grands peintres en version numérique projetées sur les murs s’élevant à près de 10 mètres de haut : Van Gogh, Thomas Vanz, l’art japonais… Dans un espace de 3 300 m², les techniciens usent de nombreux vidéoprojecteurs et d’une sonorisation spatialisée pour mettre en œuvre une exposition des plus immersives. Les lieux sont divisés en deux espaces distincts qui font office respectivement de salle de projection dédiée aux grandes figures de l’histoire de l’art et aux artistes plus contemporains et une autre consacrée aux talents confirmés ou émergents. Travaillant avec la technologie Amiex, aussi utilisée dans les fameuses Carrières des Lumières aux Baux de Provence, l’atelier des Lumières se revendique comme le premier Centre d’Art Numérique à Paris. Adresse : 39 rue Saint Maur – 75011 Paris Klimt - Source : WikipediaMusée de la Préfecture de Police Au cœur de l’hôtel de police du 5ème arrondissement, le musée de la Préfecture de Police retrace l’histoire de la police parisienne du XVIIème siècle à aujourd’hui. Vous découvrirez, au fil des expositions, des pièces qui ont marqué l’histoire de Paris et de la France. La collection aujourd’hui exposée s’est constituée grâce à des pièces de l’exposition universelle de 1900 ainsi que par des dons et diverses acquisitions. Sur près de 300 m², suivez le parcours organisé en cinq espaces et dévoilant l’évolution des différentes formes de police qui se sont adaptées avec le temps aux évolutions de la société. Dans la galerie du musée de la préfecture de police, vous pourrez également découvrir les crimes et châtiments depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’abolition de la peine de mort en France en 1981 ainsi que les actions policières pendant les grands conflits internationaux, les émeutes et les révoltes de la capitale. Le musée tend à mettre en avant les métiers de la Préfecture de Police. Adresse : 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève – 75005 Paris Source : WikipediaLe musée des Vampires et des Monstres de l’imaginaire Continuez votre visite des musées insolites de Paris en prenant la direction de la commune des Lilas, aux portes de Paris, pour découvrir l’univers du musée des Vampires et des Monstres de l’imaginaire. Véritable cabinet de curiosités, ce musée est l’œuvre d’un homme : Jacques Sirgent. Spécialiste de la littérature gothique anglo-saxonne, Jacques Sirgent voulait créer un espace dédié aux légendes qui font froid dans le dos mais basées sur des faits bien réels… Le musée est constitué d’une pièce unique rassemblant divers objets liés aux suceurs de sang. L’hôte des lieux pourra vous conter des histoires fantastiques et frissonnantes. Vous découvrirez durant votre visite des livres, accessoires, masques et photos aussi inquiétantes qu’intrigantes. Si vous y aller pour vous faire une frayeur entre amis, cette visite sera également l’occasion de comprendre les éléments étranges de la culture populaire. Adresse : 14 rue Jules David – 93260 Les Lilas Source : lebaladin.fr Pour rester dans le thème, Cariboo vous propose une visite frisson en exterieur des fantômes & mystères de Paris ! Le musée des Moulages de l’hôpital Saint Louis Crée en 1885, le musée des Moulages de l’hôpital Saint Louis abrite plus de 4800 pièces de moulages de cire réalisés au XIXème siècle pour l’enseignement de la dermatologie. Tout commence en 1867 lorsque le Dr Lailler, médecin à l’hôpital, demanda à un artiste mouleur de fruits en carton pâtes de réaliser divers moulages de parties du corps humain atteintes de lésions dermatologiques. Très réalistes, ces moulages en 3D constituaient à l’époque de véritables sources d’informations et riches en enseignement par rapport aux photographies en noir et blanc. Unique au monde, ce musée est le seul dédié à une seule spécialité médicale avec une aussi grande collection de cires. Vivez une expérience originale loin des collections classiques des musées les plus connus et les plus réputés de la ville. Les œuvres du musée, qui attisent la curiosité, ont été classées à l’inventaire des monuments historiques en 1992. Adresse : 1 avenue Claude Vellefaux – 75010 Paris Source : quefaireàParisLe musée de la contrefaçon Pour une visite insolite et surprenante, direction le musée de la contrefaçon. Il vous faudra faire preuve d’observation car vous découvrirez sous vos yeux des centaines de pièces de luxe, des œuvres d’art mais également des objets du quotidien. Saurez-vous reconnaître le vrai du faux ? Installées dans l’enceinte d’un hôtel particulier, copie d’un hôtel particulier du XVIIème siècle qui se trouvait à l’époque dans le quartier du Marais, les collections s’étendent sur 200 m² et sont répartis en 6 salles. Animé par l’Union des Fabricants (UNIFAB), le musée revendique une vocation pédagogique et culturelle dans le but de mettre en lumière, auprès du grand public, les conséquences de la contrefaçon sur la sécurité, la santé, l’environnement, l’économie et le droit social. Unique en France, le musée de la contrefaçon collectionne les faux datant de l’Antiquité à aujourd’hui : vestiges d’amphores gallo-romaines, bronzes de Rodin, sacs de luxe, chaussures, médicaments, produits high-tech, objets du quotidien… Adresse : 16 rue de la Faisanderie – 75116 Paris

L’Immeuble Lavirotte : l’exubérance de l’Art Nouveau à Paris

L’Immeuble Lavirotte : l’exubérance de l’Art Nouveau à Paris

Si l’Art Nouveau n’a été qu’un très court courant de l’histoire de l’Art, celui-ci a pourtant laissé un magnifique héritage à Paris. Face à la Tour Eiffel, l’exemple le plus emblématique est sans aucun doute la façade de l’immeuble Lavirotte. Nul besoin d’être expert en architecture pour apprécier la beauté du bâtiment, créé par Jules Lavirotte entre 1900 et 1901. Il fait tourner les têtes des passants, Parisiens ou touristes, étonne autant qu’il suscite l’admiration. Romantisme, exubérance, luxuriance, mais aussi luxure sont au rendez-vous et on ne se lasse pas de contempler tous ses détails, seul ou accompagné. L’Art Nouveau : Kézako ? Ce n’est pas parce qu’on visite Paris (ou même que l’on y vit) que l’on s’y connaît forcément en art. Alors, si vous faîtes partie des personnes qui pensent que l’Art Nouveau et l’Art Contemporain appartiennent au même courant, vous êtes excusés. Mais on vous invite quand même à corriger le tir pour faire dès à présent la distinction. L’Art Nouveau est un courant architectural très bref, que l’on date de 1890 à 1915. La liberté créatrice est au cœur de ce mouvement, qui ouvre la voie aux œuvres fantaisistes et exubérantes. OK, mais QUID de l’art contemporain ? Eh bien, rien à voir. L’art contemporain désigne toutes les œuvres produites de 1945 à nos jours, quel que soit leur style et la pratique (peinture, sculpture, décoration), alors même que l’Art Nouveau désigne strictement les œuvres architecturales reprenant certaines caractéristiques. Voilà de quoi briller en soirée mondaine si quelqu’un vous pose un jour la question. L’immeuble Lavirotte, une merveille architecturale C’est au 29 Avenue Rapp, dans le 7e arrondissement de Paris, que vous surprendrez l’immeuble Lavirotte dissimulé entre deux bâtiments bien plus sobres. Si la façade est mythique, c’est au départ parce qu’elle est la première de Paris à faire apparaître autant de céramiques. Ces céramiques offrent un très bel espace d’exposition aux œuvres d’Alexandre Bigot, spécialiste des grès flammés. Mais l’architecture de la façade séduit tout autant pour son asymétrie et l’irrégularité de ses courbes, qui exprime à 100% la liberté créatrice de l’Art Nouveau. Jules Lavirotte a laissé parler ses envies et a exprimé ses idées les plus folles en concevant cette façade. Elle comporte toutes sortes de fleurs, animaux, motifs et personnages que l’on peut discerner avec davantage de précision en s’approchant. Tout est irrégulier et déstructuré, depuis les formes (ovales, rectangulaires ou voire carrées) aux couleurs (vert, orange, jaune, marron) en passant par les matériaux (brique, pierre, céramique). Présenté comme cela, on s’attend à apercevoir un bric à brac disgracieux qu’aurait pu dessiner un enfant de 5 ans en utilisant toute sa boîte de crayons de couleurs. Et pourtant… le résultat est juste sublime. L’immeuble Lavirotte n’est pas qu’un objet de curiosité qui impressionne pour son originalité : il séduit aussi pour son esthétisme, qu’on ne se lasse pas d’admirer. La façade vue de prèsL'immeuble Lavirotte (source : Wikipédia, credit : Steve Cadman) Le travail de Lavirotte incite à s’approcher pour observer de près les différents détails de la façade. Outre l’irrégularité de l’architecture, qui créée une harmonie déstructurée que l’on prend un plaisir fou à regarder, le cœur de l’œuvre d’art reste la porte d’entrée. Celle-ci est en bois massif et ornée de fer sculpté. La pierre dessine un feuillage harmonieux tout autour d’elle, au sommet duquel se dresse un visage de femme. Aux extrémités, on observe à gauche une femme nue, tandis que c’est un corps d’homme que l’on peut apercevoir sur le côté droit. Vous verrez de nombreux passants s’approcher de près pour admirer de multiples détails. Avouons-le, cela n’est pas uniquement pour la beauté de la façade, même si celle-ci demeure incontestable. L’immeuble Lavirotte est connu pour faire courir de nombreuses rumeurs sur ses motifs… suggestifs. Certaines théories font en effet allusion à la présence d’une forme phallique dans la disposition et la forme des vitraux de l’entrée. Ces théories décèlent plusieurs autres indices témoignant de la liberté culturelle et sexuelle de l’artiste, un brin provocateur. Il est donc fort possible que les passants scotchés à la façade ne soient pas là que pour observer la beauté de la céramique, et s’amusent un peu à chercher ces différents motifs suggestifs. Avouez que maintenant que vous êtes au courant, vous n’avez rien contre l’idée d’aller y faire un petit tour avec une loupe à la main, ne serait-ce que par curiosité !

Booty Therapy, le temple parisien du twerk

Booty Therapy, le temple parisien du twerk

La Booty Therapy : suivez un cours de twerk à Paris Vous vivez à Paris et recherchez de nouvelles activités ? Le Carreau du Temple, dans le troisième arrondissement, voue régulièrement un culte au twerk. C’est l’occasion, pour les Parisiennes comme pour les touristes de passage, de pratiquer une nouvelle activité physique et de se dépenser tout en apprivoisant son corps. Le twerk : la danse qui associe twist et jerk ! Si vous possédez un téléviseur ou une connexion à Internet, ce terme ne devrait normalement pas vous être totalement inconnu. Apparu au milieu des années 1990 aux USA, le twerk s’est fortementdéveloppé dans le milieu des années 2000 et s’est invité dans les clips des chanteuses les plus populaires comme Miley Cyrus en 2013 avec « We Can't Stop » ou encore Nicki Minaj avec « Anaconda ». Le twerk se compose des mots twist et jerk. Danse populaire des années 1960, le twist consistait à tordre son bassin en rythme (« to twist » signifiant « tordre » en anglais) tout en gardant les bras à moitié-pliés. Apparu aussi dans les années 1960, le jerk est une danse où l’on bouge sans contraintes les hanches, les bras et les jambes. L’association de ces deux danses a donné naissance au twerk, où la danseuse, en s’accroupissant, réalise des mouvements de hanches plutôt osés. Au-delà de sa dimension sensuelle, pour ne pas dire provocante, cette danse est particulièrement physique et aide de nombreuses femmes (et quelques rares hommes) à s’affirmer et à prendre confiance en eux. Suivre son premier cours de twerk à Paris Mesdemoiselles, mesdames, assumez votre féminité ! La Booty Therapy est, de l’aveu même de son initiatrice Maïmouna, l’art de « Bouger des fesses pour assumer sa féminité » ! Le twerk se décline au gré d’une sélection des meilleures danses afro-urbaines. L’occasion de prendre possession de son corps, sans complexes et dans un esprit convivial. Que vous ayez de petites fesses ou un postérieur que vous jugez trop imposant, que vous soyez ou non sportive, vous apprendrez à checker et gagnerez un atout séduction à utiliser en soirée, en discothèque, ou à réserver à votre moitié ! Les cours ados et adultes de Booty Therapy se déroulent essentiellement au CARREAU DU TEMPLE situé 4 rue Eugène Spuller, 75003 PARIS. Ce lieu est facilement accessible en métro : station Temple (ligne 3) ou station République lignes 3, 5, 8, 9, 11). Rendez-vous sur http://www.booty-therapy.com pour obtenir de plus amples renseignements. Booty Therapy a aussi pensé à toutes les femmes qui ne vivent pas à Paris avec des cours de twerk en ligne. Le programme E-Bootykilleuse permet de s’initier aux bases de cette danse à distance, grâce à des cours virtuels. Prêt à twerker ? Osez franchir le pas ! De nombreuses inhibitions peuvent vous faire encore hésiter. La peur du ridicule, des complexes que vous traînez depuis des années. Et pourtant, l’envie de twerker vous titille depuis déjà plusieurs années et vous rêveriez de maîtriser cette danse aussi bien que vos artistes préférés. Laissez toutes vos craintes aux vestiaires, enfilez votre plus beau short ou votre pantalon préféré et osez vous inscrire à votre premier cours de twerk à Paris. Vous découvrirez une danse bon enfant et qui vous aidera à sculpter vos fessiers : Pierre Perret y aurait bien inscrit la Lucette de sa chanson !

La plus vieille maison de Paris, construite par Nicolas Flamel

La plus vieille maison de Paris, construite par Nicolas Flamel

Savez-vous de quand date la plus vieille maison de Paris ? Pendant de nombreuses années, la tenante du titre se trouvait au 3 de la rue Volta. En 1978, lorsqu’on s’aperçut qu’elle ne datait que du XVIIIe siècle, c’est la maison du Grand-Pignon située au 51 rue de Montmorency qui hérite du titre de plus vieille maison de Paris. Classée monument historique depuis 1911, la maison est construite en 1407 par Nicolas Flamel après la mort de sa femme Pernelle pour y loger les ouvriers agricoles, laboureurs et autres maraîchers indigents. Une maison pleine de mystères, tout comme la personnalité de Nicolas Flamel, qui nourrit beaucoup de fantasmes et fascine jusqu'aux jeunes générations. On ne va pas se mentir, Harry Potter n’y est pas pour rien… La maison du Grand Pignon, ou « auberge Nicolas Flamel » Récemment restaurée, la plus vieille maison de Paris n’est pas forcément la plus charismatique comparée aux autres prétendantes du titre. Plus authentiques, les bâtisses des maisons du 3 rue Volta ou du 11 et 13 rue François Miron (Maison à l’enseigne du Faucheur au numéro 11, Maison à l’enseigne du Mouton au numéro 13) surprennent par le charme traditionnel de leurs façades à colombages. La maison du Grand Pignon, quant à elle, offre un extérieur authentique mais plutôt dépouillé. Mais ce n’est ni pour son architecture ni pour sa façade qu’elle fascine. D’autant plus que suite à ses rénovations successives, il semblerait que sa nouvelle bâtisse se soit fortement éloignée de l’originelle. Rénové en 1900 par la Mairie de Paris, son fronton porte l’inscription suivante : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept, somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses, Amen ». On peut distinguer encore sur les piliers des anges sculptés et la devise de la maison « Ora et labora » (Prie et travaille). En échange de leur hébergement, les indigents devaient en effet réciter chaque matin un Pater et un Ave Maria pour les morts, pour respecter la piété du Nicolas Flamel, très croyant. L’histoire des lieux a beaucoup à nous raconter. Vieille de plus de 600 ans, la maison porte en elle le souvenir de dizaines de vies améliorées par la générosité de Flamel. Devant cette maison, on est surtout excité rien qu’à l’idée que Nicolas Flamel, le célèbre, le fameux, ait pu se tenir sur ce sol, bien que n’ayant pas officiellement vécu dans la maison. Nicolas Flamel, une légende à lui seulPortrait de Nicolas Flamel, Baltazar Moncornet (Source : Wikipédia) La personnalité de Flamel a marqué l’histoire en faisant de lui un personnage mythique. De son vivant, celui-ci nourrit déjà les discussions et commérages en s’attirant les foudres des plus curieux. Riche bourgeois parisien, sa fortune est au départ attribuée à ses nombreux métiers, car Nicolas Flamel est à la fois écrivain, copiste, libraire et juré de l’Université de Paris. Bien que très généreux, on lui reprochera toujours sa richesse en estimant qu’elle est suspecte. De nos jours, des questions demeurent encore et attribuent la fortune de Nicolas Flamel à ses talents de spéculateur immobilier. D’autres affirment que ce dernier se serait marié avec Dame Pernelle uniquement pour l’argent. Déjà deux fois veuve au moment où elle épouse Flamel, elle aurait accumulé un véritable pécule. Mais si Nicolas Flamel nous fascine autant, c’est bien sûr pour la rumeur liée à ses activités d’alchimiste. La légende raconte que celui-ci aurait percé le secret de la Pierre Philosophale, qui permet de changer les métaux en or et de vivre éternellement. La personnalité de Flamel nourrit les fantasmes humains en laissant entendre qu’il est possible de réaliser leurs rêves les plus fous : devenir riches et immortels. D’après cette même légende, la pierre philosophale lui aurait permis de réaliser le Grand Œuvre en transformant le plomb en or. Nicolas Flamel meurt en mars 1428 et sa pierre tombale est exposée au musée de Cluny. L’épitaphe rend hommage aux nombreux dons ayant été fait de son vivant : « Feu Nicolas Flamel, jadis écrivain, a laissé par son testament à l’œuvre de cette église certaines rentes et maisons, qu’il avait fait acquises et achetées à son vivant, pour faire certain service divin et distributions d’argent chaque an par aumônes touchant les Quinze Vingt, l’Hôtel Dieu et autres églises et hospitaux de Paris. Soit prié ici pour les trépassés ». La plus vieille maison de Paris porte le souvenir d’un homme mystérieux, autant admiré que sujet à polémique. Il est amusant de constater qu’aujourd’hui encore elle conserve son rôle d’auberge, puisqu’elle abrite au rez-de-chaussée un restaurant dans une salle d’époque pour recréer l’univers du XVe siècle. Une adresse réputée si vous cherchez une bonne table.

Jardins secrets de Paris : verdure et quiétude

Jardins secrets de Paris : verdure et quiétude

Monceau, les Buttes Chaumont, André Citröen… De splendides parcs parisiens qui nous sont chers en apportant de beaux espaces de verdure au cœur de la capitale. Malheureusement, lorsqu’on cherche un brin de tranquillité pour profiter de son week-end en toute quiétude, ces grands parcs sont à fuir, car ultra-fréquentés dès que le soleil pointe le bout de son nez. Pour profiter d’un coin de verdure au calme, Cariboo vous partage les plus beaux jardins secrets de Paris, à la fois méconnus et planqués à l’abri des passants. Au diable le bruit et vive la sieste au soleil ! Le jardin naturel Le jardin naturel est collé au cimetière du Père Lachaise. Calme et dépaysant, celui-ci se distingue des autres parcs de Paris où on reconnaît clairement le jardin « à la française », avec des haies lisses et bien taillées, des plantations symétriques, et un entretien exemplaire. Ici, place au jardin à l’anglaise pour une nature beaucoup plus foisonnante et laissée à elle-même : pas d’arrosage ni de tonte dans cet espace vert, qui porte donc fièrement son nom. Les herbes et arbustes poussent comme bon leur semble et offrent un paysage différent de ce que l’on peut retrouver dans les autres jardins de la capitale. Idéal pour se recentrer au calme et se réconcilier avec la nature en dehors du tumulte parisien. Adresse : Jardin naturel – 120, rue de la Réunion, 75020 Le jardin de la maison Balzac Si vous êtes d’humeur littéraire, le jardin de la maison de Balzac est un lieu charmant où l’on peut apprécier de passer la journée en toute quiétude. Il est intéressant de rappeler que ce jardin planqué soit celui d’une maison à l’origine entièrement secrète ! Logeant dans la maison sous un pseudonyme afin d’éviter d’être retrouvé par ses créanciers, Balzac prévoyait de passer par l’appartement du dessous pour filer ni vu ni connu par la rue Breton au cas où l’un d’eux le retrouverait. Le charmant jardin de cette maison aménagée en musée est, aujourd’hui encore, suffisamment planqué pour rester secret de la plupart des touristes et parisiens. On peut y apprécier le soleil en se posant confortablement sur les chaises et bancs spécialement prévus à l’extérieur. Un moment de détente très appréciable, après la visite de la maison qui vaut au moins tout autant le coup. Adresse : Maison de Balzac - 47 Rue Raynouard, 75016 Le jardin du Panthéon Bouddhique Annexe du musée Guimet, le Panthéon Bouddhique abrite un jardin secret à l’ambiance 100% zen qui rappelle la sérénité de la culture bouddhiste. Entre les bambous, les jolies dalles de pierre, et l’ambiance salon de thé, on se retiendrait presque de prendre la position du Lotus pour se laisser pleinement porter par l’atmosphère des lieux. Adresse : Panthéon Bouddhique – 19 avenue d’Iéna Le jardin des Rosiers Si vous recherchez un jardin secret à l’abri du bruit des klaxons, le jardin des rosiers est tout indiqué ! Pour y accéder, il faut passer par la cour de la Maison de l’Europe. C’est parce qu’il est si bien planqué que ce jardin fait partie des plus secrets et des plus calmes de Paris. Agrandi en 2014, il nous offre dorénavant 2000 m2 d’espace vert pour profiter du beau temps. Seul, en famille, en amoureux ou entre amis, c’est le lieu idéal pour se ressourcer tranquillement loin de l’affluence des grands parcs. A garder rien que pour vous si vous voulez garder ce jardin secret ! Adresse : 10, rue des Rosiers ou 35-37, rue des Francs-Bourgeois - 4e Le jardin de la Grande Mosquée de Paris Envie de voyager en profitant du plus exotique des jardins de Paris ? Pour un dépaysement garanti, rendez-vous dans le jardin de la Grande Mosquée de Paris ! C’est sur 7500m2 que celui-ci s’étend, pour le plus grand bonheur des parisiens en recherche d’un lieu de détente. Les jardins de la Mosquée proposent un service de thé marocain, à déguster à l’ombre des orangers, pour une ambiance orientale garantie. On poussera peut-être l’après-midi cocooning jusqu’à aller se faire un petit hammam pour bien décompresser… Adresse : 2 bis, place du Puits-de-l'Ermite - 5e Le jardin du musée de la vie romantique Oui, Pigalle nous réserve aussi des adresses précieuses pour les adeptes de romantisme ! Au cœur du jardin secret du musée de la vie romantique, on peut déguster un excellent thé au milieu de jolis rosiers et fushias, à l’ombre de beaux arbres, dans un véritable havre de paix. L’idéal pour faire une pause loin de la chaleur pendant les journées de canicule. Adresse : 16 rue Chaptal, 75009 Paris

Esprit village et cosmopolitisme, bienvenue dans le quartier de l'Amérique

Esprit village et cosmopolitisme, bienvenue dans le quartier de l'Amérique

Niché dans le Nord-Est de Paris, ce quartier inconnu des parisiens mêle différents esprits. Souvent réputé comme un quartier mal fréquenté, il regorge de trésors, à l'image du marché de place des Fêtes aux villas de la Mouzaia, en passant par ses différentes résidences d'artistes ou le parc des Buttes-Chaumonts. Ancien quartier ouvrier longtemps situé à l'extérieur des murs de Paris, on y trouve alors de nombreuses carrières de gypses qui serviront à la construction de nombreux immeubles parisiens. La légende dit que ses pierres auraient servies pour la construction de la Maison Blanche, d'où le nom de carrière des Amériques. Olivier, un véritable amoureux du quartier, me confie que c'est sûrement le choix d'un nom évocateur de réussite, pour sortir les ouvriers de leur misère quotidienne. Sur ces anciennes carrières a été construit le parc des Buttes-Chaumonts en 1867 par Napoléon III. Au milieu du lac, on y trouve l'île du Belvédère. C'est un lieu de fantastique, d'où l'on peut admirer l'un  des plus beaux panoramas de Paris. Perché sur l'île, le temple de la Sibylle rappelle l'Italie. En été, ces grandes pelouses et la fraîcheur de son lac offrent repos et flâneries aux parisiens. A quelques pas d'ici, autour du métro Danube, on retrouve un second héritage des carrières. Il s'agit des villas de la Mouzaia, jadis occupées par les ouvriers des couloirs souterrains. Ces petites maisons, aux jardins fleuris donnent l'impression d'être en dehors de Paris, dans un petit village de province des années 30. C'est aussi là qu'on trouve le restaurant aux Petits Joueurs, un établissement convivial à la programmation musicale éclectique. Encore un peu plus loin, grand contraste, nous arrivons dans un lieu beaucoup plus bétonné. Sur le marché de la place des Fêtes, le mardi, vendredi et dimanche matin, on croise une population multi-culturelle et multi-générationnelle, fière de son quartier. C'est ici, au milieu des tours, que je rencontre Suzanne, une américaine arrivée il y a 25 ans à Paris. Elle témoigne d'un quartier "Haut en couleur" et vante les richesses culinaires que l'on peut dégoter sur les différents étalages. Ses habitants sont fiers d'un quartier où la délinquance a largement chuté, depuis l'époque où l'on y trouvait, selon Janis "Les premiers gangs de filles, de véritables amazones", mais qui résiste encore à la gentrification, même dans le quartier des villas, bien que certains déplore la fermeture de petits commerces au profit de grandes enseignes. Cette vie de quartier on la retrouve aussi avec les jardins partagés du métro télégraphe, entretenus avec amour par ses habitants Enfin, l'Amérique c'est aussi un endroit haut en foisonnement culturel et artistique. On pense à L'atelier du plateau, un théâtre situé dans la zone la moins favorisée du quartier. Celui-ci reçoit de nombreuses subventions de la mairie du XIX° arrondissement, afin de permettre à tous l'accès à la culture. Les résidences d'artistes fusent aussi dans le quartier, certaines ouvrent, d'autres sont expulsées.... On pense au Doc, que Tagh décrit comme "une pépinière d'artistes" , ou à la gare Xp dont la façade et le désordre laissent entendre l'effusion qu'on y trouve...

#MonumentSecret : la Tour Jean-Sans-Peur

#MonumentSecret : la Tour Jean-Sans-Peur

La Tour Jean-sans-peur, nichée au cœur du quartier des Halles dans le 2ème arrondissement de Paris est un de ces monuments oubliés que l'on ignore quand on passe devant... Coincé entre deux immeubles plus modernes et imposants, ce bijou architectural extérieurement comme intérieurement vaut bien plus qu'un "stop" à l'occasion d'une visite. Cariboo vous dévoile les origines et caractéristiques de ce monument insolite chargé d'Histoire. La tour Jean-sans-peur à côté de l'école élémentaire de la Rue Etienne MarcelConstruite en 1408 par Jean Ier de Bourgogne, alias Jean-Sans-Peur, elle était entourée d'un hôtel (résidence) érigé pour le neveu de Saint-Louis (Louis IX) en 1270. Suite à un mariage, le lieu devient propriété des Ducs de Bourgogne en 1318, les travaux d'extension incluant la fameuse tour suivront suite à cet événement. Pas si insolite que ça jusqu'ici? Et si je vous disais que cette tour est la plus haute jamais construite au Moyen-Âge (excluant les edifices religieux) ? Jean-sans-peur était donc aussi un Jean-Sans-Limites, créateur malgré lui du gratte-ciel! Tour Jean Sans Peur, Dessin. Source : BNFPourquoi une tour si haute? Avait-il la fameuse folie des grandeurs? Oui et non. Ce Jean-Sans-Peur avait accessoirement fait assassiner son cousin, Louis d'Orléans, frère du Roi. Il avait très peurde se faire rattraper pour ce crime... d'où la hauteur! La voûte intérieure d'une grande beauté Prenez le temps de visiter l'intérieur (selon la saison), et découvrez cette voûte gothique figurant un superbe arbre, et vraisemblablement une constellation de fruits ou d'étoiles. L'intérieur du monument concentre en effet des éléments architecturaux exceptionnels comme un fabuleux escalier en colimaçon surmonté d'une incroyable voûte décorée. Vous visiterez également au sommet de la tour deux salles aux commodités exceptionnelles (latrines, cheminée, ventilation…) pour l'époque. Si vous remarquez que les deux pièces sont la réplique exacte l'une de l'autre, c'est normal. Intelligent, le duc a voulu induire en erreur ses assaillants logeant ses domestiques dans une pièce identique à la sienne… Ce qui ne l'a pas empêché d'être tué en septembre 1419 à Montereau (Seine-et-Marne). Mais loin de sa tour...! Horaires et dates de visite sur le site officiel. Envie d'en savoir plus sur le quartier des Halles ? Notre Cariboo Georges propose une visite de Montorgueil axée gastronomie, Histoire et découvertes en tout genre..

Top 5 : notre sélection des hôtels les plus insolites de Paris

Top 5 : notre sélection des hôtels les plus insolites de Paris

Afin de préparer au mieux votre été, l’équipe Cariboo vous a préparé une courte sélection des hôtels les plus insolites de Paris. Vous êtes Parisien ? Une occasion parfaite pour jouer les touristes et s’évader le temps d’une nuit avec votre moitié par exemple !1. Quel pêché serez-vous ?Vous vous êtes souvent demandé à quoi pouvait bien ressembler le Paradis ? Entrez au Vice Versa - hôtel entièrement décoré par la créatrice de lingerie de luxe, Chantal Thomass - et vous en aurez un bel aperçu. Le salon de l’Hôtel est entièrement revêtu de blanc, aux textures différentes. Mais ceci n’est que le début. Chacun des 7 étages correspond à l’un des péchés capitaux. Parmi l’avarice, la luxure, la gourmandise, la colère, l’envie, l’orgueil et la paresse, lequel choisirez-vous ? Si vous avez envie d’un hammam il vous faudra cette fois-ci braver l’enfer ! D’ailleurs, à l’occasion des 4 ans du Vice Versa, vous pouvez bénéficier de 30% de réduction sur votre réservation ! Définitivement difficile d’y résister …☆☆☆☆ Hôtel Vice Versa 213, rue de la Croix Nivert, 75015 Paris2. Une nuit romantique à ParisDormir à la tour Eiffel, au Trocadéro ou même au Moulin Rouge… Cliché ? Oui mais pas que ! Dans le quartier de Saint Georges se trouve un charmant hôtel : le Design Secret de Paris. Son originalité réside dans la mise en scène des lieux et monuments incontournables de la capitale dans la décoration des chambres. Parcourez donc la capitale à travers les 29 chambres élégantes et confortables de l’hôtel ! Petit détail qui fait la différence : chaque salle de bain possède une baignoire avec système de chromothérapie, hydromassage et douche pluie (le rêve!)… Pour parfaire votre séjour, vous trouvez également un sauna, un hammam et un centre de remise en forme dans l'hôtel. Le Secret de Paris est donc l’endroit parfait pour prolonger le rêve parisien tout en se relaxant, dans un bain chaud et moussant, en sirotant un jus d’orange exquis par exemple … Tentant n’est-ce pas ?☆☆☆☆ Hôtel Secret de Paris 2, rue de Parme, 75009 Paris3. Voyage sensorielAprès les 7 pêchés capitaux, on vous présente le Five qui, lui, est dédié à nos 5 sens ! Le voyage sensoriel débute dès votre arrivée puisque vous devez décider, parmi 5 fragrances, celle qui parfumera votre chambre. Vous en prendrez ensuite plein la vue avec la décoration glamour des lieux, à l’aspect futuriste et féérique grâce aux nombreuses petites lumières scintillantes. Sans oublier votre toucher qui sera, lui, éveillé par le velours, les tapis ou encore par la laque de Chine. Les différents mets savoureux composant le petit-déjeuner régaleront également vos papilles. Pour finir, le calme de l’hôtel vous permettra de passer une bonne nuit de sommeil, loin du bruit parisien. Petit plus : le bar lounge est une Love capsule, un cocon chaleureux et romantique pour se retrouver en amoureux …☆☆☆ The Five Hotel 3, rue Flatters, 75005 Paris4. Lovez-vous au SevenDans le même registre futuriste mais encore plus décalé, voici le Seven. Situé dans le quartier Latin, cet hôtel possède 28 chambres et suites ultra design avec un thème qui leur est propre. Lits et baignoires en lévitation, lumières néon et mobilier tout en transparence… voyage et rêve sont au programme ! Les suites promettent elles aussi un séjour insolite. Il y a tout d’abord la fameuse 007, dédiée à l’univers du célèbre agent secret, mais aussi l’Eden et son interrupteur qui permet de changer la décoration de la suite en un instant, ou encore la belle Lovez-vous avec son jacuzzi pour deux et sa cheminée à bioéthanol. On pourrait vous révéler tous les secrets du Seven mais on préfère vous laisser les découvrir par vous même …☆☆☆☆ Le Seven Hotel Paris 20, rue Berthollet, 75005 Paris5. Naturel & CosyMatelas en fibre de noix de coco, lustres en fibres de maïs, une large utilisation de bois, d’ardoise et de marbre… Situé à deux pas des Champs-Elysée, le Hidden Hôtel est un réel havre de paix, construit et décoré exclusivement de matières nobles et naturelles. Dans un esprit zen et cosy, chaque chambre est aménagée de façon simple et élégante, jouant sur le contraste des matériaux et des textures. Dans le même esprit, le Hidden propose exclusivement du bio et du fait maison au petit-déjeuner. Si vous recherchez un endroit paisible et calme après une journée en vadrouille dans la capitale, cet hôtel est fait pour vous !☆☆☆☆ Hôtel Hidden 28, rue de l’Arc de triomphe, 75017 ParisVous avez testé l'un de ces hôtels ? Vous en connaissez d'autres encore plus insolites ? N'hésitez pas à nous le dire sur Facebook !

Top 5: Rues insolites de Paris

Top 5: Rues insolites de Paris

Avec l’arrivée des vacances, rien ne semble plus agréable que de flâner dans les rues de Paris. Et si vous en avez marre du bruit et de la foule dans les grands boulevards, la capitale regorge de petites ruelles cachées. Ces passages tranquilles débordant de fleurs et de bâtiments colorés vous donnent l’impression d’avoir échappé à la grande ville et d’être en pleine nature. Voici 5 des plus belles rues cachées pour votre prochaine balade ! 1) Rue Crémieux Sans doute la rue la plus colorée de Paris, la rue Crémieux est un petit aperçu de Londres dans la capitale française. Les 35 maisons de cette rue sont construites dans la façon londonienne (deux étages, six pièces) – mais chacune se distingue grâce à sa couleur. Le résultat : une explosion de couleur dans cette ruelle atypique. 2) Square des Peupliers Cette voie privée triangulaire offre une belle échappatoire au stress de la vie parisienne quotidienne. Cachée à l’ombre des arbres, il y a une petite ruelle pavée, bordée de jolies maisons. Ce havre de tranquillité est un bijou dans le XIIIe arrondissement qui va vous emmener loin de la capitale. 3) Square Montsouris Le square Montsouris est une rue pavée dans le XIVe arrondissement. De nombreux artistes connus ont habité dans ses maisons, au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, la verdure magnifique et les belles maisons du style art déco en font un endroit idéal pour une flânerie insolite. 4) Passage du Chantier Non loin de la place de la Bastille se trouve le passage du Chantier, une petite voie historique. Depuis des siècles, ce passage accueille des artisans du bois et encore aujourd’hui, on peut y voir beaucoup de marchands de meubles. Sa taille étroite, ses jolis pavés et ses panneaux anciens se combinent pour créer une rue vraiment hors normes. 5) Cité du Figuier Cachée à côté de la rue animée d’Oberkampf se trouve la Cité du Figuier, une petite impasse. Historiquement cette cour calme a logé de nombreux ateliers artisanaux et, bien que beaucoup de ces ateliers n’existent plus, l’ambiance décontractée est toujours parfaite pour échapper au bruit et se balader tranquillement hors des sentiers battus. Tous nos guides Cariboo adorent les endroits insolites de Paris. Jettes un oeil sur les visites actuellement proposées !

La Petite Ceinture, lieu hybride parisien

La Petite Ceinture, lieu hybride parisien

Si les visites guidées traditionnelles ne sont pas votre tasse de thé ou si vous avez déjà épuisé les nombreux musées et monuments de Paris, voici une solution : une visite guidée de la Petite Ceinture. Une balade insolite de cette ancienne ligne de chemin de fer est la meilleure façon de découvrir Paris autrement. Il y a 32 kilomètres de voies qui encerclent le centre de Paris mais beaucoup de gens ne les remarquent jamais. Lorsque La Petite Ceinture a été construite entre 1852 et 1869, Paris ne faisait que la moitié de sa taille actuelle. Les fonctionnaires de l’époque envisageaient une voie ferrée militaire, mais en fait, elle fût utilisée pour le convoi de marchandises et par les voyageurs, jusqu’à son abandon partiel en 1934. Depuis lors, Paris s’est étendu de plus en plus et la Petite Ceinture est passée au second plan, absorbée par la métropole qu’est devenue Paris. Le résultat : un morceau d’histoire intact et fascinant. Des points d’entrées sont éparpillés partout dans la capitale dont certains sont plus accessibles que d’autres . A ce jour, seuls quatre courts tronçons de chemins de fer abandonnés sont convertis en espaces verts et ouverts au public dans le 12e, 13e, 15e et le 16e arrondissement. Une chose est sûre, c’est qu’une fois les voies atteintes, on se trouve dans un havre tranquille, loin de l’agitation de la ville... Envie d'en savoir plus sur cet endroit insolite parisien? Stay tuned... Cariboo pourrait très bientôt vous proposer une visite de la Petite Ceinture !

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