Quand Paris se retrouve Sous les fraises

Qui a dit qu’il était impossible de marier l’urbanisme avec l’agriculture ? Nos start-ups ont de la ressource et ont plus d’un tour dans leur sac. Début 2018, c’est l’entreprise parisienne « Sous les fraises » qui a sorti sa première marque en rayon, Farmhouse. Nougats à la fraise et à la framboise, bonbons au miel et bières artisanales sont de la partie et prouvent qu’il est possible de faire pousser des fruits et légumes bio sans pesticides sur les toits parisiens, et de les introduire dans de nouvelles recettes. Une expérience édifiante qui mérite que l’on s’y attarde.

Le concept de la start-up Sous les Fraises

Depuis 7 ans, Sous les fraises revendique une nouvelle volonté : celle de produire des fruits et légumes en ville. Mais le concept ne s’arrête pas là. Les cultures de saison de l’entreprise se font en hauteur, à la verticale, et permettent finalement de créer de nouveaux espaces verts.

Des légumes exposés à la pollution ?

De prime abord, il est normal d’avoir certaines réticences à manger des légumes ayant été exposés à la pollution parisienne tout au long de leur culture. Pourtant, malgré l’atmosphère urbaine, la culture à la verticale permet justement de réduire drastiquement le contact avec les polluants portés par la pluie. Les fraises, par exemple, n’ont pas le temps de s’imprégner de ces polluants, comme le démontrent les analyses menées par l’entreprise. Car pour proposer des produits transformés, la start-up a dû au préalable mener de rigoureuses enquêtes sur les normes alimentaires à respecter. L’occasion de confirmer avec une certitude absolue que les fruits et légumes cultivés sur les toits parisiens n’étaient pas touchés par la pollution et pouvaient être consommés sans risque pour la santé.

Une agriculture urbaine et écolo

Le plus étonnant dans la technologie d’agriculture utilisée est qu’elle ne nécessite aucune terre. La membrane supportant la culture est fabriquée à partir de laine de mouton, de chanvre, de compost, et de micro-organismes récupérés dans l’eau de la ville et les déchets. Ces derniers permettent de consommer la matière organique et de la transformer en matière minérale, qui favorise le développement des cultures.

Très écologique, la technologie utilisée permet donc de recycler l’eau de Paris (le support retenant jusqu’à 15 litres par mètre carré) ainsi que ses déchets. Son coût représente environ 205 euros par mètre carré, mais peut être exploité pendant une dizaine d’années. Que demande le peuple ?

Merci pour les toits parisiens !

Sous les fraises propose un modèle d’agriculture durable extrêmement intéressant pour permettre aux français de consommer encore plus de fruits et légumes au fil des années à venir. Et cela n’est pas pour déplaire aux parisiens, qui ont vu leur ville verdir ces dernières années.

Car aujourd’hui, l’entreprise est composée de pas moins de 15 salariés et a déjà installé plus de 10 000m2 de jardins urbains. Les principales fermes agricoles de l’entreprise sont celles des Galeries Lafayette Hausseman, du BHV, ainsi que des sièges sociaux de Nexity Unibail et CNN.

Une aubaine pour les parisiens qui rêvent de voir un peu de campagne s’immiscer dans la ville.

Sous les Fraises : des produits hauts de gamme

En plus des fruits et des légumes, Sous les fraises cultive également de nombreux aromates. Désormais, plus d’une cinquantaine de chefs parisiens passent commande auprès de l’entreprise pour poser des options sur une plante ou une herbe particulière, tant la qualité est au rendez-vous. Paris n’est pas seulement sous les fraises, mais plus globalement, sous de bons petits potagers à la frenchy !

La gamme de produits Farmhouse, qui connaît déjà un franc succès, est sur le point de faire passer l’entreprise au niveau supérieur, bien que celle-ci s’impose déjà comme le leader européen de la production de végétaux comestibles en ville.

La biodiversité au cœur du projet

Malgré ses ambitions et sa recherche de rentabilité, l’hyper production ne fait pas partie des plans de la start-up Sous les fraises, qui affiche haut et clair son choix de respecter la biodiversité. Le but est davantage d’étendre les surfaces pour offrir davantage de plantations urbaines à la ville de Paris. Yohan Hubert, patron et fondateur de l’entreprise, estime que celle-ci aura 20% de ses toitures « sous les fraises » d’ici une dizaine d’années, contre 60% à 70% dans 20 ans. Un signe que notre belle capitale est en passe d’évoluer pour faire bouger les lignes et insuffler une nouvelle dynamique éco-responsable.

Cariboo, lundi 16 juillet 2018

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Lorsqu’il est question des femmes au volant, les plaisanteries, les images d’Epinal et les quolibets on tendance à fuser : les femmes conduisent mal, ne savent pas faire un créneau, ou ne dépassent pas les 20km/h… On se demande d’où vient cette réputation ! Car la première femme à avoir son permis de conduire, qui n’est autre que la Duchesse d’Uzès, est aussi la première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris. Portrait d’une femme qui n’avait pas froid aux yeux et dont on ferait bien de se souvenir pour briser quelques clichés qui ont la vie dure. La Duchesse d’Uzès, première femme à passer son permis de conduire Ce n’est qu’en 1898 que la Duchesse d’Uzès passe son permis de conduire. Elle est la première femme de France à l’obtenir et entre ainsi dans les annales. La presse lui consacre même un encart pour souligner l’importance de l’événement. On lira notamment que « coiffée d’un petit chapeau de feutre noir qu’elle portait incliné sur l’oreille, [elle] tenait en main la barre de direction, qu’elle manœuvrait très savamment ». En lisant cela, certains bourgeois de l’époque ont pu en perdre leur monocle. Eh oui, il n’y a après tout aucune raison que les femmes ne sachent pas s’y prendre aussi bien que les hommes. Plusieurs années se seront pourtant écoulées entre l’autorisation de Léon Serpollet de circuler à 16 km/h en 1891 et l’obtention du permis de conduire par la première femme. A l’époque, le simple fait de se présenter nécessite un grand courage pour faire face aux critiques : la société masculine voit les conductrices d’un mauvais œil, car l’automobilisme est jugé comme un sport réservé aux hommes. Face à l’étonnement général, la réponse de la Duchesse d’Uzès est limpide : « Je m'étonne de voir tout le bruit qu'on a fait autour de cette chose pourtant si simple en soi. [...]Les impressions que j'ai ressenties, me demandez-vous ; elles ont été délicieuses. C'était d'abord d'aller à l'allure qui me plaisait, de dépasser vite, vite, les autres voitures, assez adroitement pour ne pas les accrocher [...]. » En montrant l’exemple, la Duchesse d’Uzès incite donc de nombreuses femmes à se présenter à l’examen et à démocratiser la conduite auprès de la gent féminine. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Duchesse d’Uzès fait partie des plus importantes figures du féminisme français. Arrière-petite-fille de la « Veuve Cliquot », elle s’isole régulièrement au château de Bonnelles pour organiser des chasses à courre. Intrépide au quotidien, la Duchesse d’Uzès chasse, écrit, peint, sculpte et conduit, se moquant aussi bien des clivages que des jugements, vivant sa vie au gré de ses passions. On lui devra également la loi de 1907 permettant à l’épouse de disposer de son salaire. Les limitations de vitesse à Paris, un fléau de longue dateSource : Wikipédia (Auteur : P.poschadel) Oui, la Duchesse d’Uzès est aussi la première femme à écoper d’une amende pour excès de vitesse. Pire, elle reçoit cette contravention seulement 3 mois après avoir passé son permis. A l’époque, Le Figaro ne perd pas le Nord et se hâte de relater l’histoire non sans cynisme : « Le Tribunal de simple police n'aura pas, après-demain jeudi, son habituelle clientèle. Sur ses bancs d'élégantes toilettes prendront place [...] car la cause appelée sera, celle de la duchesse d’Uzès et de son fils le duc d'Uzès, victimes tous deux de la fâcheuse contravention qui guette les conducteurs d'automobile ». Mais alors, à combien sont les limitations de vitesse à Paris ? En 1899, date à laquelle la duchesse reçoit sa première contravention, la limite est fixée à seulement 20 km/h. Une limite qui nous rendrait tous fous aujourd’hui, nous qui serrons les dents en zone 30 en trépignant d’impatience de revoir le bon vieux panneau à 50. La Duchesse D’Uzès se fait à l’époque attraper par la maréchaussée en roulant à 40 km/h, soit tout de même 20 km/h au-dessus de la limite. On peut saluer la performance, car il est clair que son Break Delahaye (aujourd’hui exposé au musée national de la voiture et du tourisme à Compiègne) a sûrement la même puissance qu’une voiturette sans permis actuelle. Mais on l’aura compris, la vitesse la fait vibrer et elle la maîtrise avec brio. Elle est d’ailleurs l’une des premières à s’équiper de rétroviseurs. La Duchesse d’Uzès reste aujourd’hui une figure emblématique de la Belle Epoque. Elle a vu son portrait immortalisé dans Les Modes au début de XXe siècle dans un article qui la présente comme « La plus grande dame de France ». En 1926, à l’âge de 79 ans, elle fonde l’Automobile Club Féminin, car l’accès à l’Automobile Club de France est alors réservé aux hommes. Elle le présidera jusqu’à sa mort, vivant à 100 à l’heure jusqu’à son dernier souffle. Illustration de présentation Julius LeBlanc Stewart - Les Dames Goldsmith au bois de Boulogne en 1897 sur une voiturette (Source : Wikipédia)

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Pour chercher le soleil en journée ou la fraicheur en soirée, prenez de la hauteur ! Sirotez un cocktail sur l’un des toits-terrasses les plus tendance et profitez d’une vue imprenable sur la ville-lumière, dans une ambiance branchée ou cosy : prenez vos quartiers d’été dans les rooftops les plus insolites de Paris ! 1. Le rooftop le plus vert : le Molitor Même si vous n’avez pas réservé de chambre dans cet hôtel de luxe, vous pourrez tout de même accéder à son superbe toit-terrasse et passer un moment agréable en couple ou entre amis. Surplombant la célèbre piscine Molitor, ce rooftop est un véritable jardin suspendu d’herbes aromatiques et de fleurs. Surprenant, insolite et dépaysant au cœur de Paris ! Le Molitor, 1-5 boulevard d’Auteuil, 75 016 Paris. Tel : 01.56.07.08.50 2. Le rooftop le plus familial : le Quai Branly Le musée ouvre son toit-terrasse au public pour l’été. Et pendant que l’on profite de l’ambiance pour un moment convivial, on peut confier ses enfants à des animateurs qui leur proposeront de nombreux ateliers. Gratuit si vous avez acheté un ticket pour le musée, sinon un droit d’entrée de 3 euros vous sera demandé. Musée du Quai Branly, 37 quai Branly, 75 007 Paris. Tel : 01.56.61.71.72 Crédits : Getfitamerica3. Le rooftop le plus complet : Le Point éphémère Concerts, expo, transats, buvette : le tout nouveau tout chaud rooftop du Point éphémère a tout pour vous donner envie d’y rester. Le spot idéal pour profiter de l’été et y retourner régulièrement au gré des animations. Le toit-terrasse n’est accessible que sur réservation : ici pas de grosse foule et c’est tant mieux ! Le Point éphémère, 200 quai de Valmy, 75 010 Paris. Tel : 01.40.34.02.48. 4. Le rooftop le plus carnivore : le Mama Shelter On y vient certes pour la vue, mais aussi – et surtout - pour son barbecue. Désormais ouvert à tous, et plus seulement à celles et ceux qui résident à l’hôtel, on fonce s’y régaler d’une bonne viande grillée. Branché et cosmopolite, le rooftop du Mama Shelter fera le bonheur des hipsters de tout poil, mais aussi des Parisiens et touristes de passage à la peau glabre. Mama Shelter, 109 rue de Bagnolet, 75 020 Paris. Tel : 01.43.48.48.48 Crédits : Frenchly5. Le rooftop le plus cinéphile : le Louxor Pari réussi pour le cinéma d’art et essai qui a ouvert ses portes il y a 5 ans dans le 18e arrondissement de Paris. Fort d’un million de spectateurs par an, le cinéma ouvre aujourd’hui son (mini) toit-terrasse à tous. Avec une vue incroyable sur le mythique magasin Tati et le métro aérien. A découvrir de toute urgence, avant ou après un bon film. Le Louxor, 170 boulevard Magenta, 75 018 Paris. Tel : 01.44.63.96.98 6. Le rooftop le plus délicieux : le Printemps Après une bousculade pour cause de soldes au Printemps, une pause fraîcheur s’impose… Au dernier étage du célèbre grand magasin se cache un toit-terrasse avec une vue magnifique sur l’Opéra Garnier et les toits de Paris. Oubliée la foule, place à un moment de détente en pleine séance de shopping ! Le Déli-Cieux, 64 boulevard Haussmann, 75 009 Paris. Tel : 01.42.82.62.76 Crédits: Guilhem Vellut7. Le rooftop le plus exotique : le Zyriab Vous cherchez un rooftop insolite à Paris, qui vous fasse voyager sans quitter la capitale ? Perché au-dessus de l’Institut du Monde Arabe, Zyriab vous emmène en quelques mètres au Proche-Orient. Véritable havre de paix, il fait bon y dîner, ou simplement y boire un thé à la menthe en dégustant des spécialités libanaises. Zyriab, 1 rue du Fossé-des-Tanneurs, 75 005 Paris. Tel : 01.55.42.55.42 8. Le rooftop avec le plus beau coucher de soleil : le Khayma L’auberge de jeunesse 2.0 Generator Hostel cache bien son plus bel atout : un bar à ciel ouvert entre les Buttes-Chaumont et le canal Saint-Martin. Avec des cocktails à moins de 10 euros, c’est le spot idéal pour admirer les couchers de soleil sur le Sacré-Cœur et passer une soirée agréable sans grever son budget. Un rooftop insolite, jeune et branché en plein Paris. Le Khayma, 11 place du Colonel Fabien, 75 011 Paris. Tel : 01.70.98.84.11 Crédits: Toi toi mon toit9. Le rooftop avec la vue la plus imprenable sur Paris : le toit-terrasse de la Grande Arche Perché à 110 mètres de hauteur, ce toit-terrasse détonne ! Avec une vue à 360 degrés sur le quartier de la Défense, vous devrez emprunter un ascenseur panoramique pour rejoindre le 35e étage. De quoi vous couper le souffle… En plus d’un jardin suspendu, ce rooftop accueille également un lieu d’exposition de 1 200 m2 et un restaurant bistronomique. Le toit de la Grande Arche organise également divers événements comme des cours de yoga au lever du soleil. A tester de toute urgence ! La Grande Arche, 1 parvis de la Défense, 92 044 Paris Cedex La Défense. Tel. : 01.40.90.52.20 10. Le rooftop le plus branché : le Perchoir Le Perchoir est le pionnier des rooftops de la capitale. Dans une ambiance bobo chic, on peut y déguster un cocktail en mangeant une planche de charcuterie avec vue imprenable sur les toits de Paris. Le petit plus ? Des projections de cinéma, histoire d’allier plaisir, culture et gastronomie. Le Perchoir, 14 rue Crespin du Gast, 75 011 Paris. Tel. : 01.48.06.18.48 Et vous, quel rooftop insolite à Paris a vos faveurs ? Partagez vos meilleurs plans sur notre page Facebook !

Meilleurs jeux d’énigmes à Paris : escape games, jeux de pistes

Meilleurs jeux d’énigmes à Paris : escape games, jeux de pistes

Si vous êtes fan d’escapes games, de jeux de pistes et de chasse au trésor, Paris est la meilleure ville qui soit pour satisfaire les désirs de l’enfant qui sommeille en vous. Aux quatre coins de la capitale, les mises en scène de crimes imaginaires, les nouvelles salles de jeux ou les scénarios des jeux de pistes sont de plus en plus recherchés et nous stupéfient par leur originalité. Certains sortent du lot et nous marquent plus que les autres. Cariboo vous présente ici sa sélection des 5 meilleurs jeux d’énigme de Paris. Et on vous le promet, aucun spoil à l’horizon ! L.A Confidential, à la Lock Academy Thème : Escape game, Cambriolage Chez Cariboo, on valide à 100% l’esprit de la Lock Academy. A peine entré, on s’immerge dans une atmosphère complètement décalée qui nous intrigue au moins autant qu’elle nous impressionne. Pour ceux qui ne connaîtraient pas les lieux, la Lock Academy est une école de détectives à la mode british. Le professeur Lock, directeur de l’académie, fait figure de mascotte bienveillante à laquelle on aime rendre hommage avec de nombreux clins d’œil déco. La Lock Academy forme les Sherlock Holmes en herbe et nous réserve bien des surprises. Le jeu L.A Confidential nous surprend dès les débuts de l’intrigue, car celui-ci démarre à un moment où on ne s’y attend pas. L’objectif de l’intrigue ? Pénétrer dans la pièce la plus sécurisée de la Lock Academy, la salle des archives, pour y voler un document codé L.A Confidential. Encore faudrait-il pouvoir trouver la salle, qui n’apparaît pas sur les plans de l’école… L’espace de jeu L.A Confidential est soigneusement décoré en ne laissant aucun détail au hasard. Tout au long du jeu, on rit des rebondissements du scénario, on stresse de pouvoir finir à temps, et très clairement, on ne voit pas les 60 minutes passer. Attention, ce jeu d’énigme est déconseillé aux claustrophobes. Le Métro, à The GameCrédit : Pixabay Thème : Escape game, Enquête Ce n’est pas pour rien que The Game a été élue meilleure enseigne de Paris deux années de suite (2015 et 2016) aux Escape Game Awards. En 2017, Le Métro a quant à lui été élu meilleur décor escape game. Une valeur sûre ! Et pour cause. En tant que Parisien, on est comme à la maison sur la station Cardinal Lemoine. Celui-ci s’immobilise en pleine voie ? On a l’habitude, ça arrive tout le temps. Sauf que là, le problème semble particulier. Max nous envoie un SMS pour nous signaler un grave problème sur la ligne 10 du Métro. Quelque chose cloche et il paraîtrait qu’il ne soit pas près de repartir… Pourtant, pour éviter la collision, il est urgent de le faire décamper du milieu de la voie. La RATP nous recrute pour venir à sa rescousse. Alors ni une ni deux, on pénètre à l’intérieur de la rame qui ressemble trait pour trait à un vrai métro, entre les pubs, les plans de métro, et les instructions du petit lapin rose pour ne pas se coincer les doigts dans la portière. Pour une immersion totale, The Game a ajouté des effets spéciaux : le résultat est tout simplement bluffant. Côté énigme, on peut tout se permettre dans cette rame de métro pour essayer de mener sa mission à bien. Une bonne prise de tête pour cet escape game, qui demandera peut-être plus de réflexion que de fouille pour réussir dans les temps. Le patient de la chambre 8, Epsilon Escape Thème : Escape game, Hôpital Expérience marquante garantie pour retrouver le patient psychiatrique de la chambre 8, qui a réussi à s’enfuir de la clinique Sinople malgré sa haute surveillance. Son médecin, Edmond Epsilon, réputé pour avoir développé d’étranges techniques de soins, semble y être pour quelque chose. Retour dans les années 1990, où on nous explique que le docteur Epsilon a passé plusieurs mois à développer des techniques de soin spéciales. Il rencontre alors le patient de la chambre 8, qui, il semblerait, lui inspire une méthode unique pour l’aider à s’échapper. A notre tour de nous évader le plus rapidement possible des lieux. Mais comment trouver la méthode Epsilon pour y parvenir ? La tâche est ardue, raison pour laquelle Epsilon Escape nous donne 70 minutes. Le jeu d’énigme demande beaucoup de fouilles et de manipulations pour arriver à ses fins. Le dernier secret d’Arsène Lupin, sur l’île Saint Louis Thème : Enquête, Jeu de piste Vous êtes plutôt jeux de pistes qu’escape games ? Direction l’île Saint louis, pour le jeu de piste Le dernier Secret d’Arsène Lupin. La mission : retrouver le collier de Marie-Antoinette, dérobé par le célèbre voleur Arsène Lupin, et caché sur l’île Saint Louis. On cherche des indices dans le journal, on joue des cartes mystérieuses, on demande conseil à la comtesse de Cagliostro ou encore au club des Haschischins, et on cherche inlassablement le collier pour être les premiers à le retrouver. Chaque équipe reçoit un livret de jeu et une carte de l’île Saint Louis. On explore plus de 15 lieux différents et l’ambiance tumultueuse nous pousse à vouloir absolument devancer tout le monde. Le jeu est accessible aux plus de 12 ans et peut donc se faire en famille. Celui-ci peut accueillir jusqu’à 100 participants. Ambiance garantie ! Visite-enquête du Paris Médiéval, Paris 4ème Encore un jeu de piste pour ce top 5. Cette fois, il s’agit de la visite-enquête du Paris Médiéval, dans le 4e arrondissement de Paris. On file sur l’île de la Cité et on tourne autour de notre Dame pour plonger au cœur du Paris Médiéval, à la recherche d’un trésor mystérieux qui nous permettra d'obtenir certains pouvoirs. Le jeu se joue en équipe et peut accueillir jusqu’à 50 personnes par session. Une superbe occasion de voir Paris avec un regard différent et d’en découvrir de nombreux trésors. La visite-enquête du Paris médiéval est accessible aux plus de 10 ans et est donc parfaite pour une sortie en famille. Les énigmes n’ont cependant rien d’enfantin et le jeu se prête aussi parfaitement bien aux événements de team building, ainsi qu’aux enterrements de vie de jeune fille ou aux enterrements de vie de garçon.

Parole de Cariboo : Musée de la Vie Romantique

Parole de Cariboo : Musée de la Vie Romantique

Parole de Cariboo permet à nos locaux passionnés de vous transmettre leur coups de coeur du moment. Aujourd'hui, Marianne, parisienne d'adoption, partage avec nous l'émotion qui l'a parcouru en visitant le magnifique musée de la Vie romantique. Ce lieu phare du 9ème arrondissement fait revivre la vie mondaine du XIXème siècle à ses visiteurs. Loin des foules de visiteurs pressés autour de la Joconde ou des dernières expositions du Grand Palais, il existe des lieux bien surprenants à Paris. Ceux-ci ont la capacité de vous plonger dans une atmosphère délicate, apaisante et remplie d’histoires. Il vous sera en effet difficile de vous sentir en plein cœur de Paris lorsque vous aurez franchi la porte couverte de lierre menant au Musée de la Vie Romantique, situé rue Chaptal dans le 9ème arrondissement. Une allée pavée bordée d’arbres feuillus vous conduira devant la façade de l’hôtel particulier Scheffer-Renan. Cette ancienne demeure fut l’atelier du peintre romantique Ary Scheffer. Le bâtiment aux allures bourgeoises n’a pas toujours été aussi calme. Durant la première moitié du XIXème siècle il n’a cessé d’accueillir des personnalités mondaines de l’époque telles que Jean-Auguste-Dominique Ingres, Frédéric Chopin ou George Sand. Il constitua un salon artistique, culturel et politique largement fréquenté par le Tout-Paris de l’époque. Au premier pied posé dans la cour intérieure, vous pénétrerez une ambiance toute particulière, propice à la découverte d’œuvres d’art. En sus, ce lieu sert d’écrin au salon de thé attenant au musée. Vers 1830, le mouvement Romantique connait son apogée en France. Ses partisans souhaitaient voir les arts se dévêtir des règles classiques. C’est à ce moment-là que le peintre et professeur de dessin du futur roi Louis-Philippe, Ary Scheffer, s’installe dans ce que l’on nomme le quartier de la « Nouvelle Athènes ». Dans ce faubourg en vogue, les toutes nouvelles constructions supplantaient progressivement les premiers terrains de la Butte Montmartre. Le quartier est très rapidement fréquenté et habité par des artistes comme Eugène Delacroix, peintre romantique par excellence. Ary Scheffer a fait construire deux ateliers d’artiste à verrière représentatifs du métier d’artiste dans le faubourg. Sa demeure devient un lieu de réunion et de réception de peintres, d’écrivains et de compositeurs. Cette vie d’artiste, cet intérêt pour la réunion de personnalités ayant le même désir de création, se retrouve dans la visite du Musée de la Vie Romantique. La muséographie évoque tantôt les salons intellectuels, tantôt un cabinet de curiosité. Parmi les objets conservés, on retiendra les bijoux, nécessaires de toilettes et autres souvenirs intimes et émouvants d’Aurore Dupin, alias George Sand. Cette dernière faisait partie des artistes romantiques se rendant chez Ary Scheffer. Le moulage en plâtre de la main gauche de Frédéric Chopin, pris dans la pose du pianiste, aux doigts fins et osseux, rappelle également la venue du compositeur, artiste romantique et amant de George Sand. D’autres œuvres permettent au visiteur de se faire une idée plus précise du Romantisme : des toiles de Charpentier ou de Delacroix, des œuvres sculptées de Feuchère ou de Bartholdi, des services de Froment-Meurice… Comme simplement posés là par leur propriétaire, aucun des objets conservés ne semble avoir été déplacé. La maison, restée dans la famille d’Ary Scheffer et symboliquement vendue à l’Etat français en 1956, fut préservée par la volonté des descendants du peintre lui-même. Ainsi, le musée s’attache à lui rendre hommage. Vous découvrirez, sur des préludes, nocturnes et valses de Chopin diffusés dans les différentes salles d’exposition, un univers presque inchangé depuis les années 1830. Comme par magie, le musée vous transportera dans l’intimité des liens entre artistes romantiques. D’ailleurs, on les imagine encore gravir les marches étroites menant à la porte d’entrée avant de bavarder dans l’atelier-salon. Parisienne d'adoption et étudiante à l'Ecole du Louvre, Marianne est passionnée de balades et d'histoire de l'art.

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