Meilleurs jeux d’énigmes à Paris : escape games, jeux de pistes

Si vous êtes fan d’escapes games, de jeux de pistes et de chasse au trésor, Paris est la meilleure ville qui soit pour satisfaire les désirs de l’enfant qui sommeille en vous. Aux quatre coins de la capitale, les mises en scène de crimes imaginaires, les nouvelles salles de jeux ou les scénarios des jeux de pistes sont de plus en plus recherchés et nous stupéfient par leur originalité. Certains sortent du lot et nous marquent plus que les autres. Cariboo vous présente ici sa sélection des 5 meilleurs jeux d’énigme de Paris. Et on vous le promet, aucun spoil à l’horizon !

L.A Confidential, à la Lock Academy
Thème : Escape game, Cambriolage

Chez Cariboo, on valide à 100% l’esprit de la Lock Academy. A peine entré, on s’immerge dans une atmosphère complètement décalée qui nous intrigue au moins autant qu’elle nous impressionne.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas les lieux, la Lock Academy est une école de détectives à la mode british. Le professeur Lock, directeur de l’académie, fait figure de mascotte bienveillante à laquelle on aime rendre hommage avec de nombreux clins d’œil déco.

La Lock Academy forme les Sherlock Holmes en herbe et nous réserve bien des surprises. Le jeu L.A Confidential nous surprend dès les débuts de l’intrigue, car celui-ci démarre à un moment où on ne s’y attend pas. L’objectif de l’intrigue ? Pénétrer dans la pièce la plus sécurisée de la Lock Academy, la salle des archives, pour y voler un document codé L.A Confidential. Encore faudrait-il pouvoir trouver la salle, qui n’apparaît pas sur les plans de l’école…

L’espace de jeu L.A Confidential est soigneusement décoré en ne laissant aucun détail au hasard. Tout au long du jeu, on rit des rebondissements du scénario, on stresse de pouvoir finir à temps, et très clairement, on ne voit pas les 60 minutes passer. Attention, ce jeu d’énigme est déconseillé aux claustrophobes.

Le Métro, à The Game

Crédit : Pixabay

Thème : Escape game, Enquête

Ce n’est pas pour rien que The Game a été élue meilleure enseigne de Paris deux années de suite (2015 et 2016) aux Escape Game Awards. En 2017, Le Métro a quant à lui été élu meilleur décor escape game. Une valeur sûre !

Et pour cause. En tant que Parisien, on est comme à la maison sur la station Cardinal Lemoine. Celui-ci s’immobilise en pleine voie ? On a l’habitude, ça arrive tout le temps. Sauf que là, le problème semble particulier. Max nous envoie un SMS pour nous signaler un grave problème sur la ligne 10 du Métro. Quelque chose cloche et il paraîtrait qu’il ne soit pas près de repartir… Pourtant, pour éviter la collision, il est urgent de le faire décamper du milieu de la voie. La RATP nous recrute pour venir à sa rescousse. Alors ni une ni deux, on pénètre à l’intérieur de la rame qui ressemble trait pour trait à un vrai métro, entre les pubs, les plans de métro, et les instructions du petit lapin rose pour ne pas se coincer les doigts dans la portière.

Pour une immersion totale, The Game a ajouté des effets spéciaux : le résultat est tout simplement bluffant. Côté énigme, on peut tout se permettre dans cette rame de métro pour essayer de mener sa mission à bien. Une bonne prise de tête pour cet escape game, qui demandera peut-être plus de réflexion que de fouille pour réussir dans les temps.

Le patient de la chambre 8, Epsilon Escape
Thème : Escape game, Hôpital

Expérience marquante garantie pour retrouver le patient psychiatrique de la chambre 8, qui a réussi à s’enfuir de la clinique Sinople malgré sa haute surveillance. Son médecin, Edmond Epsilon, réputé pour avoir développé d’étranges techniques de soins, semble y être pour quelque chose.

Retour dans les années 1990, où on nous explique que le docteur Epsilon a passé plusieurs mois à développer des techniques de soin spéciales. Il rencontre alors le patient de la chambre 8, qui, il semblerait, lui inspire une méthode unique pour l’aider à s’échapper. A notre tour de nous évader le plus rapidement possible des lieux. Mais comment trouver la méthode Epsilon pour y parvenir ?

La tâche est ardue, raison pour laquelle Epsilon Escape nous donne 70 minutes. Le jeu d’énigme demande beaucoup de fouilles et de manipulations pour arriver à ses fins.

Le dernier secret d’Arsène Lupin, sur l’île Saint Louis
Thème : Enquête, Jeu de piste

Vous êtes plutôt jeux de pistes qu’escape games ? Direction l’île Saint louis, pour le jeu de piste Le dernier Secret d’Arsène Lupin. La mission : retrouver le collier de Marie-Antoinette, dérobé par le célèbre voleur Arsène Lupin, et caché sur l’île Saint Louis. On cherche des indices dans le journal, on joue des cartes mystérieuses, on demande conseil à la comtesse de Cagliostro ou encore au club des Haschischins, et on cherche inlassablement le collier pour être les premiers à le retrouver.

Chaque équipe reçoit un livret de jeu et une carte de l’île Saint Louis. On explore plus de 15 lieux différents et l’ambiance tumultueuse nous pousse à vouloir absolument devancer tout le monde. Le jeu est accessible aux plus de 12 ans et peut donc se faire en famille. Celui-ci peut accueillir jusqu’à 100 participants. Ambiance garantie !

Visite-enquête du Paris Médiéval, Paris 4ème

Encore un jeu de piste pour ce top 5. Cette fois, il s’agit de la visite-enquête du Paris Médiéval, dans le 4e arrondissement de Paris. On file sur l’île de la Cité et on tourne autour de notre Dame pour plonger au cœur du Paris Médiéval, à la recherche d’un trésor mystérieux qui nous permettra d'obtenir certains pouvoirs. Le jeu se joue en équipe et peut accueillir jusqu’à 50 personnes par session.

Une superbe occasion de voir Paris avec un regard différent et d’en découvrir de nombreux trésors. La visite-enquête du Paris médiéval est accessible aux plus de 10 ans et est donc parfaite pour une sortie en famille. Les énigmes n’ont cependant rien d’enfantin et le jeu se prête aussi parfaitement bien aux événements de team building, ainsi qu’aux enterrements de vie de jeune fille ou aux enterrements de vie de garçon.

Cariboo, mercredi 25 juillet 2018

Visitez Paris avec...

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La Duchesse d’Uzès, première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris

La Duchesse d’Uzès, première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris

Lorsqu’il est question des femmes au volant, les plaisanteries, les images d’Epinal et les quolibets on tendance à fuser : les femmes conduisent mal, ne savent pas faire un créneau, ou ne dépassent pas les 20km/h… On se demande d’où vient cette réputation ! Car la première femme à avoir son permis de conduire, qui n’est autre que la Duchesse d’Uzès, est aussi la première à écoper d’une amende pour excès de vitesse à Paris. Portrait d’une femme qui n’avait pas froid aux yeux et dont on ferait bien de se souvenir pour briser quelques clichés qui ont la vie dure. La Duchesse d’Uzès, première femme à passer son permis de conduire Ce n’est qu’en 1898 que la Duchesse d’Uzès passe son permis de conduire. Elle est la première femme de France à l’obtenir et entre ainsi dans les annales. La presse lui consacre même un encart pour souligner l’importance de l’événement. On lira notamment que « coiffée d’un petit chapeau de feutre noir qu’elle portait incliné sur l’oreille, [elle] tenait en main la barre de direction, qu’elle manœuvrait très savamment ». En lisant cela, certains bourgeois de l’époque ont pu en perdre leur monocle. Eh oui, il n’y a après tout aucune raison que les femmes ne sachent pas s’y prendre aussi bien que les hommes. Plusieurs années se seront pourtant écoulées entre l’autorisation de Léon Serpollet de circuler à 16 km/h en 1891 et l’obtention du permis de conduire par la première femme. A l’époque, le simple fait de se présenter nécessite un grand courage pour faire face aux critiques : la société masculine voit les conductrices d’un mauvais œil, car l’automobilisme est jugé comme un sport réservé aux hommes. Face à l’étonnement général, la réponse de la Duchesse d’Uzès est limpide : « Je m'étonne de voir tout le bruit qu'on a fait autour de cette chose pourtant si simple en soi. [...]Les impressions que j'ai ressenties, me demandez-vous ; elles ont été délicieuses. C'était d'abord d'aller à l'allure qui me plaisait, de dépasser vite, vite, les autres voitures, assez adroitement pour ne pas les accrocher [...]. » En montrant l’exemple, la Duchesse d’Uzès incite donc de nombreuses femmes à se présenter à l’examen et à démocratiser la conduite auprès de la gent féminine. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Duchesse d’Uzès fait partie des plus importantes figures du féminisme français. Arrière-petite-fille de la « Veuve Cliquot », elle s’isole régulièrement au château de Bonnelles pour organiser des chasses à courre. Intrépide au quotidien, la Duchesse d’Uzès chasse, écrit, peint, sculpte et conduit, se moquant aussi bien des clivages que des jugements, vivant sa vie au gré de ses passions. On lui devra également la loi de 1907 permettant à l’épouse de disposer de son salaire. Les limitations de vitesse à Paris, un fléau de longue dateSource : Wikipédia (Auteur : P.poschadel) Oui, la Duchesse d’Uzès est aussi la première femme à écoper d’une amende pour excès de vitesse. Pire, elle reçoit cette contravention seulement 3 mois après avoir passé son permis. A l’époque, Le Figaro ne perd pas le Nord et se hâte de relater l’histoire non sans cynisme : « Le Tribunal de simple police n'aura pas, après-demain jeudi, son habituelle clientèle. Sur ses bancs d'élégantes toilettes prendront place [...] car la cause appelée sera, celle de la duchesse d’Uzès et de son fils le duc d'Uzès, victimes tous deux de la fâcheuse contravention qui guette les conducteurs d'automobile ». Mais alors, à combien sont les limitations de vitesse à Paris ? En 1899, date à laquelle la duchesse reçoit sa première contravention, la limite est fixée à seulement 20 km/h. Une limite qui nous rendrait tous fous aujourd’hui, nous qui serrons les dents en zone 30 en trépignant d’impatience de revoir le bon vieux panneau à 50. La Duchesse D’Uzès se fait à l’époque attraper par la maréchaussée en roulant à 40 km/h, soit tout de même 20 km/h au-dessus de la limite. On peut saluer la performance, car il est clair que son Break Delahaye (aujourd’hui exposé au musée national de la voiture et du tourisme à Compiègne) a sûrement la même puissance qu’une voiturette sans permis actuelle. Mais on l’aura compris, la vitesse la fait vibrer et elle la maîtrise avec brio. Elle est d’ailleurs l’une des premières à s’équiper de rétroviseurs. La Duchesse d’Uzès reste aujourd’hui une figure emblématique de la Belle Epoque. Elle a vu son portrait immortalisé dans Les Modes au début de XXe siècle dans un article qui la présente comme « La plus grande dame de France ». En 1926, à l’âge de 79 ans, elle fonde l’Automobile Club Féminin, car l’accès à l’Automobile Club de France est alors réservé aux hommes. Elle le présidera jusqu’à sa mort, vivant à 100 à l’heure jusqu’à son dernier souffle. Illustration de présentation Julius LeBlanc Stewart - Les Dames Goldsmith au bois de Boulogne en 1897 sur une voiturette (Source : Wikipédia)

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