Les salles de cinéma les plus atypiques de Paris

Capitale de la mode, mais aussi de la culture, de la gastronomie et de la romance, Paris a plus d’une raison de nous rendre fou amoureux d’elle. C’est d’autant plus le cas lorsque l’on est cinéphile. On trouve en effet à Paris des salles de cinéma particulièrement atypiques, qui séduisent aussi bien pour leur charme romantique que pour leur histoire. Et on a beau apprécier le film pour ce qu’il est, on y prend encore plus de plaisir lorsque l’on a le privilège de s’asseoir dans un lieu unique. Voici donc notre top 5 des salles de cinéma les plus atypiques de Paris !

1. Le Louxor

Au cœur du 10e arrondissement de Paris, le Louxor nous transporte en Egypte grâce à son décor surprenant. Construit en 1921, celui-ci a conservé un charme absolument irrésistible qui en fait certainement l’une des plus belles salles de cinéma de Paris. Laissé à l’abandon durant près de 25 ans, le cinéma du Louxor a rouvert ses portes en 2013 après 2 ans et demi de travaux. Chargé d’histoire, le lieu a connu plusieurs vies et on prend autant de plaisir à y contempler les décors qu’à s’imaginer à la même place qu’une grande personnalité d’il y a 50 ans.

Au départ, la programmation du Louxor est très axée sur le cinéma français. Peu à peu, elle s’est spécialisée dans les films de culture étrangère, comme le Bollywood, le western, ou les fictions arabes, avant de mettre la clé sous la porte. Après cela, le Louxor devient tour à tour une boîte de nuit antillaise et une boîte de nuit gay, avant d’être réhabilité pour nous proposer à nouveau de bons films produits dans le monde entier. A voir et à revoir pour s’immerger au cœur de Barbès dans une ambiance ultra-cosmopolite !

Le Louxor (source : Flickr, crédit : © KORBO 2016)

2. Le Grand Rex

Le Grand Rex est bien sûr un incontournable des cinémas parisiens. Son bâtiment, classé monument historique, est tout simplement impressionnant. Dans une déco qui nous rappelle la Rome Antique, on se croirait presque au milieu de l’arène pour assister à un combat de gladiateurs. A ceci près que l’on y est nettement mieux installé et que l’on peut suivre son film sur un méga écran en savourant son popcorn.

Son immense superficie (300m²) en fait la salle de cinéma la plus grande d’Europe. Une chance que ce bijou soit situé à Paris, alors autant ne pas manquer l’occasion d’y faire un tour !

Le Grand Rex (source : Wikipédia, crédit : A.hellmann)

3. Le Studio 28

Le Studio 28 est l’une des salles de cinéma les plus anciennes de Paris. Le simple fait de savoir que Jean Cocteau y avait ses habitudes nous pousse à vouloir faire le déplacement ! Ce dernier la considérait d’ailleurs comme « La salle des chefs d’œuvre, le chef d’œuvre des salles ».

Au Studio 28, on est plongé dans une ambiance typique des cinémas d’Art et Essais en plein quartier de Montmartre. On peut y voir chaque jour un film différent, à l’abri de la foule des grandes salles. Le top du top pour les cinéphiles, qui pourront profiter d’une excellente qualité d’image tout en étant dans un cadre nettement plus intimiste et riche d’histoire. Un lieu d’initiés qui fait de chaque film une expérience personnelle.

4. MK2 Bibliothèque

Si vous cherchez la salle de cinéma idéale pour aller voir un film en amoureux, vous l’avez devant vous : il s’agit du MK2 Bibliothèque ! Ultra cosy, rouge pour mieux illustrer sa luxure et son romantisme, on s’y assoit sur des sièges fabuleux pour s’enlacer comme sur un canapé. On doit le design brillant du fauteuil loveseat à Martin Szekely. Le principe est tout simple : on peut y relever un accoudoir entre deux sièges pour transformer le fauteuil en banquette. Une astuce toute bête qui permet enfin aux couples de se motiver pour se hisser hors du canapé, quitter Netlfix et aller regarder un film en salle, tout en restant proches l’un de l’autre. Attention, pas trop proches non plus…

MK2 Bibliothèque (source : Wikipedia)

5. Le cinéma de plein air à la Villette

Si l’on apprécie le confort d’une bonne salle douillette en plein hiver, il est tout autant agréable d’aller regarder un film en plein air lorsque les beaux jours arrivent. S’il n’est pas une « salle » à proprement parler, le cinéma de plein air organisé chaque année par la Ville de Paris et la Cité de la Musique de Belleville est tout ce qu’il y a de plus atypique.

L’ambiance y est à la fois détendue et festive et l’endroit est idéal pour les jeunes souhaitant faire des rencontres. On peut y louer des transats, et même des fines couvertures pour les soirées les plus fraîches de l’été. Sinon, on aimera tout autant s’asseoir tout simplement sur l’herbe et profiter d’un bon film sans artifice.

Cariboo, vendredi 17 août 2018

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Il se pourrait bien, en effet, que la capitale n’ait pas toujours été aussi belle que ce que l'on veut bien croire. Dans le sublime roman Le Parfum, Patrick Süskind retranscrit finalement assez bien la crasse et la puanteur de la ville de Paris au XVIIIe siècle en décrivant le contexte de la naissance de Jean Baptiste Grenouille : « Et c'est naturellement à Paris que la puanteur était la plus grande, car Paris était la plus grande ville de France. Et au sein de la capitale il était un endroit où la puanteur régnait de façon particulièrement infernale, entre la rue aux Fers et la rue de la Ferronnerie, c'était le cimetière des Innocents. 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Dès le XIIe siècle, Philippe Auguste partage son souhait de lutter contre la prolifération des ordures parisiennes en prenant la décision de paver les rues. La pluie, ainsi, ne transformerait plus la rue en bourbier mais rincerait les pierres des pavés. Mais la tâche est longue et ardue : 400 ans plus tard, à peine la moitié des rues de Paris sont pavés. La loi tente de venir à la rescousse de l'hygiène parisienne. Au XIVe siècle, très précisément en 1348, une ordonnance du prévôt de Paris prononce le risque d’amendes en cas d’ordures livrées à elles-mêmes sur la voie publique. En vain. En 1883, alors que l’on créée la « taxe balayage » pour améliorer la propreté des rues, Pasteur partage ses découvertes sur l’hygiène et le contexte est particulièrement propice à quelques progrès de la société parisienne pour apprendre à prendre soin de son environnement. C’est là que Mr Poubelle entre en scène ! Eugène Poubelle, grand sauveur des rues parisiennes C’est le 24 novembre 1883 qu’ Eugène Poubelle, préfet de la Seine, signe l’arrêt qui obligera tous les propriétaires parisiens à fournir à chacun de leurs locataires un récipient spécial pour accueillir toutes leurs ordures. Le couvercle est obligatoire, précisément pour protéger la ville de la puanteur dont elle a été victime pendant tous ces années. En grand maître de la propreté et organisateur méthodique, Eugène Poubelle pense à tout : dimensions, contenance, et même tri sélectif ! A l’époque, le préfet définit l’usage de trois boîtes obligatoires : une pour les matières pouvant pourrir (poubelle bleue ?), une pour les papiers chiffons et papiers (poubelle jaune ?), une pour le verre, la faïence et les coquilles d’huîtres (poubelle verte ?). Même si on ne recycle plus les coquilles d’huitres, la ressemblance avec notre actuelle organisation du tri sélectif est flagrante. 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Flâneries dans le Marais

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Ancien espace marécageux, le Marais représente aujourd’hui l’un des quartiers les plus branchés de Paris. Tant de choses sont à y découvrir ! Vous pouvez facilement flâner dans ses nombreuses rues une journée entière. Voilà pourquoi Cariboo vous propose un petit itinéraire des rues les plus emblématiques du quartier. En arrivant au métro Saint Paul, bastion des grands hôtels aristocratiques, vous découvrirez l’imposante Eglise Saint-Paul-Saint-Louis. Située rue Saint-Antoine, cette église anciennement jésuite, à l’intérieur assez simple, possède néanmoins une façade impressionnante rénovée en 2012. En poursuivant votre remontée sur la rue Saint-Antoine vous arriverez au niveau de l’Hôtel Sully. Construit à partir de 1625, il est resté au sein de la famille de Sully jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Racheté dans les années 1950 par l’Etat, il est aujourd’hui le siège du Centre des Monuments Nationaux. En pénétrant dans cette vaste demeure vous découvrirez de somptueux jardins où vous pourrez profiter d’un moment de tranquillité ou arpenter la bibliothèque. Pour remonter vers la place des Vosges, je vous conseille d’emprunter la rue de Birague. La place des Vosges (photo ci-dessus), ancienne Place Royale en l’honneur des fiançailles du roi Louis XIII et rebaptisée en 1800, est entourée de trente six hôtels particuliers. Il y est agréable d’y pique-niquer mais c'est aussi un lieu de repos idéal. À la sortie de cette place carrée, vous pouvez emprunter la rue des Francs Bourgeois nommée ainsi au XIXème siècle après la création de l’hôpital pour bourgeois miséreux. En remontant cette rue, vous passerez devant le musée du Carnavalet. Cette bâtisse, témoin de l’architecture de la Renaissance, est aujourd’hui un musée d’art qui propose de découvrir Paris sous différentes facettes. Au sortir du musée, vous pouvez poursuivre votre quête sur l’histoire de Paris en vous rendant dans l’impressionnante bibliothèque historique de la ville de Paris située dans l’ancien Hôtel Lamoignon. En effet, cette bibliothèque et ses imposantes collections vous dévoilent un Paris sur papier mais aussi en photos, sur plans et sous la forme d'œuvres artistiques. Hotel Lamoignon (source : Mbzt) Avant d’arriver au bout de la rue des Francs Bourgeois, vous pourrez vous aventurer dans le jardin des rosiers. Ce petit espace vert secret et paisible est accessible par la cour de l’Hôtel de Coulanges et la Maison de l’Europe de Paris. Le jardin des Rosiers (source : Mbzt) Le bâtiment des archives nationales marque la fin de la rue ; en prenant la rue des archives sur la gauche vous tomberez sur le Cloître des billettes, seul cloître subsistant du Moyen-Age et appartenant à l’église luthérienne. Celui-ci propose régulièrement des expositions d’art. Cette dernière partie de la visite est réservée aux grands gourmands. En tournant sur la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, rue des créateurs, vous pourrez remonter légèrement la rue Vieille du Temple pour finalement atteindre la rue des Rosiers, théâtre de la guerre des falafels. A vous de départager « l’As », l’affaire familiale installée depuis 1979, et « Mi-Va-Mi » juste en face ! La rue du Roi de Sicile, que vous pouvez rejoindre en descendant la rue Pavée, est l'autre rue des bonnes adresses culinaires. Au 37, vous pourrez notamment déguster les meilleurs cheesecakes chez « She’s Cake ». Mais avant d’y arriver, faites une petite halte rue des Ecouffes pour déguster une crêpe dans une ambiance nipponne et manga. Le ventre bien rempli, vous pourrez amorcer votre retour. Cette petite balade digestive vous conduira par exemple rue de la Verrerie puis rue Vieille Du Temple pour enfin arriver à l’Hôtel de Ville. Ainsi s'achève votre petit périple dans le Marais. Pour les amateurs de souvenirs « Made in Paris », ne manquez pas de passer par la boutique de l’Hôtel de Ville en face du BHV. Et pour encore plus de découvertes, testez une visite insolite by Cariboo !

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