Top 5 des restos rapides vegan de Paris

Alors si comme moi vous avez un(e) ami(e) végan(e), vous vous êtes déjà posé la question : mais où va t-on manger ? Les restos entre amis sont difficiles, et si votre ami(e) est comme la mienne, elle vous demande d'y aller souvent. Pas question d'aller dans un bar à sushi, ni dans une crêperie, oubliez l'idée d'aller prendre un Mc do. Mais plutôt que de manger des chips et des carottes achetées chez Naturalia dans la rue, je vous propose cette sélection de restau' rapides végans. Sans chichi, pour la plupart testés par votre humble servante, ils raviront vos papilles que vous soyez végan(e) ou non. D'ailleurs, si vous êtes végan(e) sur Paris, il y a de fortes chances que vous en ayez entendu parler.

1) Hank burger

Près des Archives nationales. Le restaurant est assez engagé, et ça se voit notamment avec les dessous de plateaux qui, en temps normal proposent des jeux pour les enfants, mais là, les jeux de devinettes vous posent des questions clairement contre tout ce qui concerne la viande ou le lait. Question nourriture, aucun problème ! Le restau' est rarement vide et propose 5 burgers végans différents qui sont préparés à la demande, et leur mayonnaise végane est excellente.

http://www.hankrestaurant.com/menus

2) Maoz

Pour changer des hamburgers, pizzas et autres sandwichs, je vous propose des falafels de chez Maoz ! L'avantage de ce petit restau', c'est que vous pouvez décider vous même de ce que vous voulez mettre dans votre falafel, ce qui vous permet de faire des falafels végétariens ou végétaliens. Par contre, n'oubliez pas de prendre les petites fourchettes qui vous sont proposées pour manger, vous allez vous rendre compte que manger un falafel que vous avez bourré de plein d'ingrédients différents, ça n'est pas toujours facile.

http://www.maozusa.com/restaurants/locations/paris

3) Vegan folie's

Ce petit établissement situé dans la rue Mouffetard vous propose des sandwichs différents en fonction du jour que l'on est. Il y a peu de place pour manger sur place, mais comme ce sont des sandwichs, c'est plutôt fait pour manger sur le pouce. En tout cas, je vous conseille leurs cup-cakes qui sont aussi bons que jolis, et elles se font aussi une spécialité des cheesecakes, qu'elles renouvellent souvent.

http://veganfolies.fr/

4) Hank Pizza

Encore la filiale Hank me direz-vous, eh bien oui. Mais là au lieu de faire des burgers, ils font des pizzas. Et très bonnes. Les pizzas aux truffes et aux artichauts sont excellentes, mais je vous conseille moins la montagnarde si vous n'êtes pas friand(e)s de fromages végétaux, la différence avec le fromage à base de produit laitiers se fait quand même sentir.

http://www.hankrestaurant.com/menus-1

5) East Side Burger

Le premier restau' végan dans lequel je suis allée ! Le seul défaut que je peux lui faire est de ne pas avoir assez de place. Les croquettes de légumes vous sont plus que conseillées par mon amie, tandis que moi je ne peux que vous dire d'aller goûter leurs fameux cheese cakes.

http://www.eastsideburgers.fr/en/

Charlotte, dimanche 26 février 2017

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À propos de Charlotte

Salut ! Etudiante à la Sorbonne dans le domaine du patrimoine et de l'histoire et vivant dans le XIIIe arrondissement, mon but est de vous faire découvrir une autre facette de Paris et de son histoire

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Pour chercher le soleil en journée ou la fraicheur en soirée, prenez de la hauteur ! Sirotez un cocktail sur l’un des toits-terrasses les plus tendance et profitez d’une vue imprenable sur la ville-lumière, dans une ambiance branchée ou cosy : prenez vos quartiers d’été dans les rooftops les plus insolites de Paris ! 1. Le rooftop le plus vert : le Molitor Même si vous n’avez pas réservé de chambre dans cet hôtel de luxe, vous pourrez tout de même accéder à son superbe toit-terrasse et passer un moment agréable en couple ou entre amis. Surplombant la célèbre piscine Molitor, ce rooftop est un véritable jardin suspendu d’herbes aromatiques et de fleurs. Surprenant, insolite et dépaysant au cœur de Paris ! Le Molitor, 1-5 boulevard d’Auteuil, 75 016 Paris. Tel : 01.56.07.08.50 2. Le rooftop le plus familial : le Quai Branly Le musée ouvre son toit-terrasse au public pour l’été. Et pendant que l’on profite de l’ambiance pour un moment convivial, on peut confier ses enfants à des animateurs qui leur proposeront de nombreux ateliers. Gratuit si vous avez acheté un ticket pour le musée, sinon un droit d’entrée de 3 euros vous sera demandé. Musée du Quai Branly, 37 quai Branly, 75 007 Paris. Tel : 01.56.61.71.72 Crédits : Getfitamerica3. Le rooftop le plus complet : Le Point éphémère Concerts, expo, transats, buvette : le tout nouveau tout chaud rooftop du Point éphémère a tout pour vous donner envie d’y rester. Le spot idéal pour profiter de l’été et y retourner régulièrement au gré des animations. Le toit-terrasse n’est accessible que sur réservation : ici pas de grosse foule et c’est tant mieux ! Le Point éphémère, 200 quai de Valmy, 75 010 Paris. Tel : 01.40.34.02.48. 4. Le rooftop le plus carnivore : le Mama Shelter On y vient certes pour la vue, mais aussi – et surtout - pour son barbecue. Désormais ouvert à tous, et plus seulement à celles et ceux qui résident à l’hôtel, on fonce s’y régaler d’une bonne viande grillée. Branché et cosmopolite, le rooftop du Mama Shelter fera le bonheur des hipsters de tout poil, mais aussi des Parisiens et touristes de passage à la peau glabre. Mama Shelter, 109 rue de Bagnolet, 75 020 Paris. Tel : 01.43.48.48.48 Crédits : Frenchly5. Le rooftop le plus cinéphile : le Louxor Pari réussi pour le cinéma d’art et essai qui a ouvert ses portes il y a 5 ans dans le 18e arrondissement de Paris. Fort d’un million de spectateurs par an, le cinéma ouvre aujourd’hui son (mini) toit-terrasse à tous. Avec une vue incroyable sur le mythique magasin Tati et le métro aérien. A découvrir de toute urgence, avant ou après un bon film. Le Louxor, 170 boulevard Magenta, 75 018 Paris. Tel : 01.44.63.96.98 6. Le rooftop le plus délicieux : le Printemps Après une bousculade pour cause de soldes au Printemps, une pause fraîcheur s’impose… Au dernier étage du célèbre grand magasin se cache un toit-terrasse avec une vue magnifique sur l’Opéra Garnier et les toits de Paris. Oubliée la foule, place à un moment de détente en pleine séance de shopping ! Le Déli-Cieux, 64 boulevard Haussmann, 75 009 Paris. Tel : 01.42.82.62.76 Crédits: Guilhem Vellut7. Le rooftop le plus exotique : le Zyriab Vous cherchez un rooftop insolite à Paris, qui vous fasse voyager sans quitter la capitale ? Perché au-dessus de l’Institut du Monde Arabe, Zyriab vous emmène en quelques mètres au Proche-Orient. Véritable havre de paix, il fait bon y dîner, ou simplement y boire un thé à la menthe en dégustant des spécialités libanaises. Zyriab, 1 rue du Fossé-des-Tanneurs, 75 005 Paris. Tel : 01.55.42.55.42 8. Le rooftop avec le plus beau coucher de soleil : le Khayma L’auberge de jeunesse 2.0 Generator Hostel cache bien son plus bel atout : un bar à ciel ouvert entre les Buttes-Chaumont et le canal Saint-Martin. Avec des cocktails à moins de 10 euros, c’est le spot idéal pour admirer les couchers de soleil sur le Sacré-Cœur et passer une soirée agréable sans grever son budget. Un rooftop insolite, jeune et branché en plein Paris. Le Khayma, 11 place du Colonel Fabien, 75 011 Paris. Tel : 01.70.98.84.11 Crédits: Toi toi mon toit9. Le rooftop avec la vue la plus imprenable sur Paris : le toit-terrasse de la Grande Arche Perché à 110 mètres de hauteur, ce toit-terrasse détonne ! Avec une vue à 360 degrés sur le quartier de la Défense, vous devrez emprunter un ascenseur panoramique pour rejoindre le 35e étage. De quoi vous couper le souffle… En plus d’un jardin suspendu, ce rooftop accueille également un lieu d’exposition de 1 200 m2 et un restaurant bistronomique. 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La colonne de Juillet

La colonne de Juillet

Sans connaître l'histoire du bâtiment, on peut penser dans un premier temps que la colonne de Juillet est un monument dédié à la Révolution Française de 1789 et commémorant la prise de la Bastille qui a eu lieu à l'endroit même où le monument a été érigé. Mais la réalité est toute autre. Si la colonne met bien en avant les notions de liberté et de peuple chères à la Révolution à l'origine de la fin de la monarchie absolue, elle commémore en fait les Trois Glorieuses et la chute d'une autre monarchie, celle de Charles X. Colonne de Juillet Reprenons le contexte, nous sommes en juillet 1830, Charles X est au pouvoir depuis la mort de son frère Louis XVIII en 1824. Nous sommes dans une monarchie constitutionnelle, c'est à dire que le roi dispose du pouvoir exécutif et d'une partie du pouvoir législatif. Deux chambres font partie de ce régime : la Chambre des Pairs, où ses membres sont nommés par le roi et la Chambre des Députés, qui sont élus au suffrage censitaire. Cela n'a donc rien à voir avec la monarchie absolue d'avant 1789 (par contre ça nous fait légèrement penser à notre chère Ve République). Mais voilà, Charles X ne veut pas se contenter des pouvoirs qui lui ont été donnés par la monarchie constitutionnelle et cherche à faire un coup de force politique en juillet 1830. Le 25 juillet, il tente de supprimer la liberté de la presse, modifier la loi électorale pour diminuer le nombre d’électeurs et dissoudre la Chambre par les Quatre Ordonnances de Saint-Cloud. Mais vous imaginez bien que tout le monde n'a pas été d'accord, et ce sont notamment les journalistes qui, les premiers, s'opposeront au roi et à son gouvernement. Le 26 juillet, les journalistes des quatre principaux journaux Le National, Le Temps, Le Globe et Le Journal du commerce se réunissent pour se concerter et décident de publier le lendemain la Protestation des 44 journalistes du 26 juillet 1830. Le 27, l'ordre est donné de saisir les presses des journaux, et c'est à ce moment que commence ce que l'on appelle les Trois Glorieuses. Dans la nuit du 27 au 28, les émeutes s’amplifieront et ce sont 8 000 hommes en armes qui s'opposeront à l'armée, dont une partie des soldats fraterniseront avec les insurgés. L'armée étant impuissante, Charles X et sa famille s'enfuient le 30 juillet, et c'est Louis-Philippe qui sera appelé à devenir roi des Français. C'est donc en l'honneur de ces événements ayant eu lieu durant les Trois Glorieuses que la Colonne de Juillet sera construite entre 1835 et 1840 pour célébrer les dix ans de la révolution. Et tout dans cette colonne est censé rappeler les événements qui ont eu lieu lors de ces trois jours. D'abord, le nom de Colonne de Juillet fait référence à la période de la révolte, mais aussi à la monarchie de Louis-Philippe qui sera appelée Monarchie de Juillet. Pour le style de la colonne, les architectes Alavoine et Duc se sont largement inspirés de l'antiquité romaine. Et c'est notamment de la Colonne Trajane située à Rome qu'ils se sont inspirés. Colonne Trajane. Colonne triomphale datant du IIe siècle avant notre ère, louant les victoires de l'empereur romain Trajan sur les Daces. Pour la construction en elle-même, les architectes ont réutilisé des éléments déjà existants sur la place de la Bastille, ainsi, la voûte sur laquelle tient la colonne était déjà présente au moment de sa construction. Elle était destinée à recevoir une grande fontaine surmontée d'un éléphant monumental pour alimenter en eau l'est de Paris. Mais ce projet ayant eu lieu sous le 1er empire, sa chute a eu pour conséquence l’arrêt des travaux de la fontaine ne laissant que la voûte qui sera donc réutilisée pour la Colonne. Elephant de la Bastille aquarelle de Jean Alavoine Son inauguration a lieu le 28 juillet 1840, soit 10 ans jour pour jour après les Trois Glorieuses. Une cérémonie est organisée et c'est le jour de l'inauguration que les corps des insurgés morts au cours des Trois Glorieuses sont transférés en dessous de la colonne de Juillet, le sous-sol recelant une nécropole. Durant cette cérémonie, c'est le grand compositeur Berlioz qui fut à l'origine de la marche funèbre Grande Symphonie funèbre et triomphale qu'il dirigea lui-même à la tête de la fanfare militaire. 504 corps furent amenés dans la nécropole en dessous de la Colonne. Mais la nécropole n’accueille pas uniquement les 504 corps des insurgés des Trois Glorieuses, mais aussi les corps des morts d'une autre insurrection. Ces corps seront rapatriés dans la nécropole sous la Colonne de Juillet. Ironie du sort, ces 196 corps sont ceux d'insurgés morts durant l’insurrection pour la mise en place de la deuxième République et la chute de la Monarchie de Juillet en 1848. Et ils seront enterrés en dessous du monument à l'honneur de la Monarchie de Juillet. Une légende veut que des momies datant de l’Égypte antique aient été transférées en même temps que les dépouilles des insurgés de février 1948. Ces momies auraient été rapportées durant la campagne d’Égypte de Napoléon Ier. Mais comment se sont-elles retrouvées là me demanderez-vous, et bien, ces momies étaient en train de pourrir bien tranquillement après être revenues du pays aride qu'est l’Égypte et ne se sont pas vraiment accommodées au climat beaucoup plus tempéré de la France. Du coup, pour s'en débarrasser, on les a enterrées dans le jardin de la Bibliothèque nationale, mais comme c'est là aussi que l'on inhumera dans un premier temps les corps des insurgés de 1848, au moment de leurs exhumation pour les mettre sous la colonne de Juillet, les momies ont elles aussi été exhumées et prises pour des insurgés. Voilà pourquoi des momies se retrouvent au milieu de dépouilles d'insurgés nés plusieurs siècles après leur mort. La Colonne de Juillet n'a pas que son nom pour rappeler qu'elle a été érigée en mémoire des journées de juillet 1830. Du haut de ses 50,52 m, la Colonne a bien l'espace pour nous montrer la portée politique de sa construction. Commençons par le dessous de la Colonne, la nécropole. La nécropole, comme la voûte est une réutilisation des infrastructures déjà existantes destinées à la fontaine et l'éléphant qui ont été abandonnées après la chute de l'empire. La nécropole se trouve donc dans ce qui aurait dû être les canalisations de la fontaine et ont été aménagées en nécropole. Intérieur de la nécropole La colonne comporte ensuite trois sous-bassements, tout trois faits en marbre rouge ou blanc. C'est surtout le troisième sous-bassement qui renvoie le plus une image politique de la colonne. Sur ce sous-bassement sont présents 24 médaillons qui représentent à tour de rôle la Croix de Juillet (qui est une décoration honorifique donnée par Louis-Philippe aux participants des Trois Glorieuses). Une tête de Méduse, la Charte de 1830 (qui fonde la Monarchie de Juillet) et la balance de la justice. Sous-bassement de la Colonne Pour le socle, en bronze, les quatre faces sont différentes avec toutes des références aux Trois Glorieuses, à la France et la liberté en général. Ainsi, les dates des 27, 28 et 29 juillet sont rappelées. Sur une autre face, une dédicace est faite aux morts « À la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830». En dessous de cette dédicace se trouve un lion marchant illustrant la vigilance et le courage des Français en ces trois journées, et les lions ne sont pas uniquement présents en dessous de la dédicace, un des sous-bassements de la colonne possède 24 têtes de lions utilisées comme une gouttière pour évacuer l'eau de pluie. Quatre coqs sont représentés au quatre coins du socle, symboles du peuple français. Socle de la colonne Le fût de la Colonne de Juillet, élément le plus important de celle-ci avec la statut en son sommet, marque son aspect politique par la présence des noms des 504 morts des Trois Glorieuses. Les noms des 196 morts de février 1848 seront par la suite rajoutés. Et ce fût est divisé en trois parties représentant les trois jours des Trois Glorieuses. Fût de la Colonne Mais l’élément le plus intéressant à étudier sur la colonne est la sculpture en bronze dorée de Augustin-Alexandre Dumont. Il s'agit d'une allégorie représentant « Le génie de la Liberté » haute de 4m, cette sculpture a pour particularité de représenter la liberté sous des traits masculins, chose assez rare puisque la plupart du temps la liberté est figurée sous des traits féminins comme dans le célèbre tableau de Delacroix La liberté guidant le peuple. L'allégorie représente donc un génie ailé s'élançant pour s'envoler avec dans la main gauche des chaînes brisées symbolisant la fin du despotisme et dans la droite un flambeau. La question est de savoir pourquoi ce génie de la liberté se démarque autant des représentations habituelles de la liberté ? Eh bien c'est en partie dû au fait que le pouvoir monarchique ne souhaitait pas de trop grandes ressemblances avec les représentations républicaines de la liberté, ce qui explique pourquoi la statue est masculine et n'a pas de bonnet phrygien. Génie de la Liberté Mais un autre élément est intéressant à noter sur cette sculpture, certains y voient la représentation de Lucifer, l'ange déchu par Dieu. Le nom de Lucifer veut dire : « porteur de lumière » ce qui est aussi le nom donné à l'étoile du matin par les Romains, or, sur cette sculpture, le Génie est représenté ailé à la manière des anges et porte la lumière, symbolisée par le flambeau. Autre indice, l'étoile au dessus de la tête du génie serait une référence à l'étoile du matin. Mais bien sûr, les interprétations de ce génie comme étant Lucifer ne sont que des suppositions la plupart du temps reprises par les opposants à la République. Vous en savez maintenant plus sur ce monument de la place de la Bastille, je ne peux que vous invitez à aller le découvrir vous même avant de pouvoir le visiter à la fin des travaux en 2018 !

Les déboires de la Canopée

Les déboires de la Canopée

Un toit qui fuit, coût de 918 millions d'euros, horrible couleur, aujourd'hui on va parler de la Canopée des Halles ! Mais plutôt que de faire un Canopée-bashing comme tant d'autres articles, en disant à quel point ce bâtiment est moche, nul et inutile, je préfère expliquer dans cet article l'évolution du projet de la Canopée (mais on fera des critiques après pas d'inquiétude). Dès que l'on parle de la Canopée, viennent les polémiques concernant ses dysfonctionnements (ils sont présents je ne le nie pas). La plupart du temps, les articles évoquant la Canopée ne font que mentionner les problèmes de la Canopée, mais ils ne parlent quasiment jamais de l'origine du mot « canopée » par exemple. Eh bien je vais vous le dire, la canopée selon le dictionnaire Larousse est : « [un] Étage sommital de la forêt tropicale humide, qui abrite la majorité des espèces y vivant. ». Bon en gros c'est le haut d'une forêt tropicale, là où la cime des arbres est en contact avec l'atmosphère. Du coup je trouve ce nom très poétique. Au fond la Canopée est censée représenter le sommet de la jungle urbaine qu'est le forum des Halles et cette Canopée doit nous mener vers le ciel d'où la transparence partielle du toit censé représenter la feuille d'un arbre nous laissant qu'en partie apercevoir le ciel (c'est beau). Mais la Canopée que nous connaissons aurait pu être tout autre, plusieurs projets avaient été envisagés par la mairie de Paris. C'est en 2002 qu'émerge l'idée de rénover le quartier des Halles, un des quartiers de Paris les plus fréquentés, en partie en raison de la présence de la gare urbaine Châtelet-les-Halles qui est la plus importante d'Europe (750 000 voyageurs y transitent chaque jour). La construction de la future Canopée sera distincte du reste de la rénovation des Halles. Elle fera l'objet d'un concours international pour savoir qui sera en charge de la construction de la structure. En 2006 le concours international est lancé, 10 équipes d'architectes sont invitées à participer, trois étrangères et sept françaises. Le but est de remplacer les anciens pavillons Willerval (construits dans les années 70) par une nouvelle architecture censée être représentative de l'architecture du XXIe siècle. Le mot d'ordre du concours ? «Pour le bâtiment du Carreau, nous souhaitons une œuvre élégante, lumineuse, légère, de l’art du XXIe siècle dont nous voulons soigner la conception.» – Bertrand Delanoë. On avait donc un total de 10 projets présentés au jury du concours (composé essentiellement d'élus et d'architectes.) Avec des styles à la fois différents et en même temps très proches les uns des autres, puisque quasiment tous les projets sont composés en majorité de verre. Projet de Jacques Ferrier pour le concours, "Les métamorphoses"Projet de Paul Chemetov, "Le meccano"Projet de Pierre Du Besset et Dominique Lyon, "La nappe active"Projet  de Massimiliano Fuksas, "Le fluide urbain"Projet de Rémy Marciano, " L'Autre Forum de Périphériques"Projet de Toyo Ito et Extra Muros, "Les voiles"Projet de Stéphane Maupin, "Le vitrail moderne"Projet  de Massimiliano Fuksas, "Les cylindres"Projet de de Berger et Anziutti, "Canopée" De tous ces projets, c'est donc le projet dit « Canopée » qui sera sélectionné à l'unanimité. C'est en 2007 que le projet des architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti est désigné comme gagnant du concours de la mairie, ils seront aussi les gagnants du concours pour la restructuration de la gare Châtelet-les-Halles, permettant aux architectes de lier les deux projets et créer une continuité entre les deux structures.Le passage des sous-sols vers le ciel représenté par la Canopée, comme le disent les architectes à l'origine du projet : « La vocation de la Canopée est de relier l’intérieur et l’extérieur des Halles. Le verre, qui s'est imposé comme “substance” pour diffuser la lumière naturelle et s’en protéger, confère son caractère à toute l’enveloppe». On l'a vu, le projet a pour but de donner une figuration végétale au bâtiment qui est censé s'adapter au centre de Paris, les créateurs diront d'ailleurs de leur œuvre qu'elle est : « déduite et non induite pour le centre de Paris». Le projet Canopée est censé représenter une feuille ondulante, pour rappeler les feuilles des arbres des canopées des forêts tropicales, la structure s'élève jusqu'à 14m du sol. La Canopée est constituée de deux bâtiments avec entre deux le passage Canopée (qui est en extérieur) surmonté de la structure en verre. Les deux bâtiments de la Canopée sont destinés à accueillir des activités culturelles, ainsi une médiathèque, un centre de hip-hop, un kiosque jeune ( qui proposera des sorties culturelles aux personnes de 13 à 30 ans à tarif réduit) et la Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA) seront installés dans le premier bâtiment tandis que l'autre hébergera le conservatoire Mozart. C'est en 2010 que commence la construction du projet, qui s'étendra sur 6 ans puisque l’inauguration a eu lieu récemment, le 5 avril 2016. L'une des difficultés de la construction de la Canopée a été de réussir à construire l'infrastructure et garder certains éléments déjà existants, le projet n'étant pas une reconstruction totale, ainsi, 71 piliers déjà présent ont été réutilisés pour les fondations. Le verre étant l’élément principal à la Canopée, ce sont 7000 tonnes de charpentes et 26 000 m² de vitrages qui ont été utilisés pour la construction de la Canopée. Mais bien évidement, comme toute nouvelle infrastructure, la Canopée a été la cible de nombreuses critiques, pour certaines justifiées. La principale concerne le coût du projet, à l'origine la structure devait coûter aux alentour de 250 millions d'euros, somme qui semble conséquente certes, mais à la hauteur du projet important que représentait la restructuration des Halles. Mais voilà, il y a eu un léger souci, puisque la facture finale ne s'élève pas à 250 millions ou 300 millions, mais bien à 918 millions. Dont 238 millions pour la seule Canopée. Et bien tout le monde n'a pas apprécié de voir la Canopée utiliser la quasi-totalité des coûts de départ de l'ensemble du projet. On a beaucoup reproché à la mairie ce coût important, notamment parmi les opposants politiques au maire de l'époque Bertrand Delanoë. Mais, problème supplémentaire, en plus d'avoir un coût élevé, la Canopée est loin d'être parfaite. Le problème a été soulevé plusieurs fois, il pleut sous la Canopée. Et si cette pluie était plus ou moins prévue par la mairie et l'architecte, l’Hôtel de ville dira en avril, après avoir reçu des critiques sur l'étanchéité de la Canopée que : « l’architecte a toujours expliqué que la canopée serait un espace extérieur, s’apparentant à une place urbaine abritée qui en aucun cas n’aurait vocation à être étanche » (c'est peut-être une façon de représenter de la pluie tropicale). Mais les flaques, elles, n'étaient pas du tout prévues et la presse s'en est mise à cœur joie pour faire référence à ce « parapluie » qui fuit (la Canopée ayant été désignée par la mairie comme un « vaste parapluie sur le forum des Halles »). Du coup il faut réparer tout ça, la mairie a lancé un appel d'offre, et ce sont 1,2 million d'euros qui s'ajoutent à la facture. Mais ce n'est pas le seul reproche fait à la Canopée, on lui reproche aussi sa couleur, qui sur les images de projet sont ce que j’appellerais « jaune parchemin » mais qui finalement ne ressemblera pas vraiment à l'image si il ne fait pas un magnifique soleil sur les Halles. Là aussi la presse n'a pas hésité à enfoncer le couteau dans la plaie. Le Monde dira de cette couleur qu'elle est « jaune lavasse », outre-manche, le Guardian dira que cette couleur est « couleur crème anglaise » ou « beurre rance ». Bref pas vraiment des qualificatifs fort sympathiques Image du projetCanopée Et ce n'est pas tout ! Encore un reproche à ajouter à la Canopée, la réverbération. Le verre c'est joli, mais ça reflète la lumière, (même si le verre est couleur beurre rance). Du coup ce sont les voisins de la Canopée qui sont embêtés par la structure qui renvoie la lumière pile chez eux. Et à 13h les riverains doivent fermer leurs volets si ils ne veulent pas être complètement aveuglés ni avoir un appartement surchauffé à cause de la lumière du soleil renvoyée par la Canopée. Bref, la Canopée n'a pas fini de faire parler d'elle, depuis son projet jusqu'à maintenant, elle n'a pas cessé de créer des polémiques, entre les problèmes d’esthétique, de coût ou de logistique, la Canopée subit beaucoup d'attaques qui occultent l'une des vocations du projet, créer un centre culturel accessible à tous en plein centre de Paris.

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