Les écorchés de Fragonard

Amis des bêtes, voici un endroit bien étrange qui pourrait aussi bien vous fasciner que vous dégoûter.

Le musée de l’Ecole nationale vétérinaire de Maison-Alfort, aussi appelé musée Fragonard, est un véritable témoignage historique, petit frère du cabinet du roi mis en place en 1766 afin d’accueillir les travaux des étudiants. Et si comme moi, vous êtes plus littéraire que scientifique, ne vous inquiétez pas : ici, on a gardé le charme de vieux et du sale. Petite présentation.

Galerie d'anatomie comparée

A l’image des galeries du jardin des plantes de Paris, ce musée présente une salle d’anatomie comparée où sont exposés moulages, crânes, et organes séchés, alors qu’une seconde pièce met en lumière une collection de squelettes. La troisième, certainement la moins ragoûtante, regroupe d’impressionnants moulages de pathologie, entre fractures et tuberculose. Vous pourrez aussi y trouver quelques étonnants monstres qui vous plongeront dans l’ambiance des Freakshow d’antan, notamment un veau à deux têtes et un agneau à deux corps.

Veau à deux têtes

Ce musée trouve sa particularité dans son charme poussiéreux, entre vieux laboratoire et stand de foire, entre intérêt et répulsion. Mais une dernière salle, le chef d’œuvre en somme, résume à elle seule l’ambiance de cet établissement. Dans la pénombre d’un cabinet de curiosité, les écorchés de Fragonard se dressent, terribles et majestueux. Œuvres d’Honoré Fragonard, chirurgien révolutionnaire du 18e siècle, ces écorchés sont des cadavres figés dans de la graisse, disséqués et mis à nu, horriblement fascinants. Outils d’étude anatomique dont on a enlevé la peau, exhibant muscles et veines, ce sont aussi des œuvres d’art atypiques mettant en scène un cavalier de l'apocalypse, un homme furieux ou encore des fœtus en pleine danse.

Groupe de trois foetus

Pour l’étrangeté du geste et la beauté du corps, ce sont des pièces à voir sans plus attendre ! Après tout, ce qui compte, c’est la beauté intérieure non ?

Le musée de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort : station Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort (ligne 8) ou station Maisons-Alfort/Alfortville (rer D)

Ouvert les mercredis, jeudi, samedi et dimanche de 14h à 18h. Grat pour les - de 26 ans, tickets à 7 euros (audioguides inclus)

Bastien, dimanche 2 avril 2017

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À propos de Bastien

Librovore, étudiant en histoire de l'art et passionné de petites anecdotes, je pense que Paris est une ville aux milles facettes qui ne demandent qu'à être découvertes. Ayant quelques expériences dans Librovore, étudiant en histoire de l'art et passionné de petites anecdotes, je pense que Paris est une ville aux milles facettes qui ne demandent qu'à être découvertes. Ayant quelques expériences dans

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Jules Maigret. Tout le monde connaît la silhouette du plus célèbre flic parisien, le chapeau melon (puis le feutre mou) sur le crâne et la pipe vissée au coin des lèvres. Le commissaire est né de l’imagination de l’écrivain Georges Simenon à la fin des années 20, il y a donc presque cent ans. Mais c’est le 20 février 1931 que l’aventure commence vraiment. Ce soir là, le tout Paris se bouscule à la Boule Blanche, une petite boîte de nuit de la rue Vavin, au fameux « Bal anthropométrique » qui lance le tout premier Maigret chez Arthème Fayard (Pietr le Letton) . Au total, Simenon publiera 19 aventures de son commissaire Maigret entre 1931 et 1934. Il pense alors en avoir fini avec son personnage qu’il a d’ailleurs mis à la retraite dans ce qu’il croit alors être sa dernière aventure. Il désire désormais se consacrer à une littérature plus sérieuse. Mais c’était sans compter sur l’engouement du public qui en réclame encore, d’autant que le cinématographe s’est lui aussi emparé du personnage ! C’est Gallimard qui persuade Simenon de redonner vie à son Commissaire Maigret. Les « Nouvelles Enquêtes de Maigret » débutent fin 1936. La plupart du temps, c’est sous forme de nouvelle publiées dans des journaux et revues et compilées ensuite en recueil. Cette deuxième série dure jusqu’en 1943. Après la guerre, Simenon se lie d’amitié avec un jeune éditeur norvégien, Sven Nielsen, fondateur des « Presses de la Cité » . C’est désormais lui qui publiera les « Maigret » et ce jusqu’en 1972, date à laquelle Simenon renonce à l’écriture de romans. Les romans de cette troisième époque sont faciles à identifier, ils comportent tous le nom de « Maigret » dans le titre ( de « Maigret se fâche » en 1947 à « Maigret et Monsieur Charles » en 1972) Au total, Maigret, c’est 103 enquêtes (75 romans et 28 nouvelles) dont 67 ont Paris pour cadre. Dès ce printemps, je vous proposerai une promenade « sur les traces de Maigret », partant de son domicile (Boulevard Richard Lenoir) pour aller devant son bureau du célèbre 36 Quai des Orfèvres.

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