Interview Aurora - Una Milanese A Parigi

Derrière le blog Una Milanese A Parigi se cache Aurora, une jeune femme de 37 ans, originaire de Milan. Depuis près de deux ans, elle partage bons plans et conseils sur son blog à destination des italiens, de Milan à Paris. Nous l’avons rencontré pour une interview confidence sur sa vie d’italienne dans la capitale.

Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter ?

Maman de deux petites merveilles d’un an et demi, Fleur et Perle, avocate internationale avec une passion pour l'écriture, milanaise de naissance et parisienne d'adoption !

Comment t’es venue l’idée et l’envie d’écrire à travers un blog ?

J‘ai décidé il y a deux ans de créer ce blog pour raconter ma vie à mes proches restés en Italie. Je ne m'attendais pas à devenir si vite connue auprès des italiens de Paris ! Aujourd’hui nous sommes 6 à écrire sur le blog de nos bons plans à Paris et à Milan.

Qu’est ce qui t’as plu dans Paris au point de venir y vivre ?

Je dirais UN PARISIEN… celui qui est devenu ensuite mon mari ! Pour lui j’ai tout quitté et j’ai décidé de me lancer dans une nouvelle aventure.

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Quel est le lieu que tu préfères dans Paris ?

Les petites ruelles autour de Saint Sulpice, les jolis magasins, le café parisien caché…

Quels sont les clichés, que tu avais entendu sur les Français, qui se sont avérés vrais ?

Je peux peut-être parler des Parisiens que je connais mieux : c’est vrai qu’ils sont un peu snob, et c’est vrai aussi qu’ils sont tout le temps en grève… Au début j’étais choquée par la quantité de jours de grève et par le chaos conséquent : maintenant je m’en suis habituée. ☺

Quel est l’élément de la culture française que tu préfères ?

J’adore la musique et les chansons françaises… Cette façon qu’ils ont, surtout les chanteuses, de chanter avec une voix très douce, comme un murmure… Si vous voulez connaitre mes chanteuses préférées c'est par ici.

Qu’est ce qui te manque le plus de ton pays ?

Les biscuits du Mulino Bianco : je suis complètement accro à ces biscuits pour le petit déj', et je suis obligée d’en acheter des kilos et des kilos chaque fois que je vais en Italie !

Quelles sont, selon toi, les 3 meilleures adresses pour manger italien dans la capitale (restaurant ou commerce) ?

Pour découvrir mes adresses italiennes préférés, c'est ici.

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Quelle découverte culinaire française ramènerais-tu en Italie ?

Je ramènerais en Italie toutes les découvertes culinaires faites par Guy Savoy durant ces dernières années : j’ai déjeuné dans son magnifique restaurant pour mon anniversaire il y a une quinzaine de jours et je suis restée complètement fascinée par ses créations !

A l’inverse, quel plat te manque le plus ici, à Paris ?

Un bon RISOTTO… Je n’ai pas encore trouvé un restaurant à Paris qui fasse un « risotto all ‘onda » comme il faudrait !

Comment penses-tu « bloguer » dans 5 ans ?

Dans 5 ans mes filles auront presque 7 ans, peut être qu’elles m’aideront à choisir les endroits les plus sympa à visiter et à écrire des articles… Qui sait…

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Pour en découvrir encore plus sur Aurora, suivez la sur son blog Una Milanese A Parigi !

Clémence, mercredi 6 juillet 2016

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La colonne de Juillet

La colonne de Juillet

Sans connaître l'histoire du bâtiment, on peut penser dans un premier temps que la colonne de Juillet est un monument dédié à la Révolution Française de 1789 et commémorant la prise de la Bastille qui a eu lieu à l'endroit même où le monument a été érigé. Mais la réalité est toute autre. Si la colonne met bien en avant les notions de liberté et de peuple chères à la Révolution à l'origine de la fin de la monarchie absolue, elle commémore en fait les Trois Glorieuses et la chute d'une autre monarchie, celle de Charles X. Colonne de Juillet Reprenons le contexte, nous sommes en juillet 1830, Charles X est au pouvoir depuis la mort de son frère Louis XVIII en 1824. Nous sommes dans une monarchie constitutionnelle, c'est à dire que le roi dispose du pouvoir exécutif et d'une partie du pouvoir législatif. Deux chambres font partie de ce régime : la Chambre des Pairs, où ses membres sont nommés par le roi et la Chambre des Députés, qui sont élus au suffrage censitaire. Cela n'a donc rien à voir avec la monarchie absolue d'avant 1789 (par contre ça nous fait légèrement penser à notre chère Ve République). Mais voilà, Charles X ne veut pas se contenter des pouvoirs qui lui ont été donnés par la monarchie constitutionnelle et cherche à faire un coup de force politique en juillet 1830. Le 25 juillet, il tente de supprimer la liberté de la presse, modifier la loi électorale pour diminuer le nombre d’électeurs et dissoudre la Chambre par les Quatre Ordonnances de Saint-Cloud. Mais vous imaginez bien que tout le monde n'a pas été d'accord, et ce sont notamment les journalistes qui, les premiers, s'opposeront au roi et à son gouvernement. Le 26 juillet, les journalistes des quatre principaux journaux Le National, Le Temps, Le Globe et Le Journal du commerce se réunissent pour se concerter et décident de publier le lendemain la Protestation des 44 journalistes du 26 juillet 1830. Le 27, l'ordre est donné de saisir les presses des journaux, et c'est à ce moment que commence ce que l'on appelle les Trois Glorieuses. Dans la nuit du 27 au 28, les émeutes s’amplifieront et ce sont 8 000 hommes en armes qui s'opposeront à l'armée, dont une partie des soldats fraterniseront avec les insurgés. L'armée étant impuissante, Charles X et sa famille s'enfuient le 30 juillet, et c'est Louis-Philippe qui sera appelé à devenir roi des Français. C'est donc en l'honneur de ces événements ayant eu lieu durant les Trois Glorieuses que la Colonne de Juillet sera construite entre 1835 et 1840 pour célébrer les dix ans de la révolution. Et tout dans cette colonne est censé rappeler les événements qui ont eu lieu lors de ces trois jours. D'abord, le nom de Colonne de Juillet fait référence à la période de la révolte, mais aussi à la monarchie de Louis-Philippe qui sera appelée Monarchie de Juillet. Pour le style de la colonne, les architectes Alavoine et Duc se sont largement inspirés de l'antiquité romaine. Et c'est notamment de la Colonne Trajane située à Rome qu'ils se sont inspirés. Colonne Trajane. Colonne triomphale datant du IIe siècle avant notre ère, louant les victoires de l'empereur romain Trajan sur les Daces. Pour la construction en elle-même, les architectes ont réutilisé des éléments déjà existants sur la place de la Bastille, ainsi, la voûte sur laquelle tient la colonne était déjà présente au moment de sa construction. Elle était destinée à recevoir une grande fontaine surmontée d'un éléphant monumental pour alimenter en eau l'est de Paris. Mais ce projet ayant eu lieu sous le 1er empire, sa chute a eu pour conséquence l’arrêt des travaux de la fontaine ne laissant que la voûte qui sera donc réutilisée pour la Colonne. Elephant de la Bastille aquarelle de Jean Alavoine Son inauguration a lieu le 28 juillet 1840, soit 10 ans jour pour jour après les Trois Glorieuses. Une cérémonie est organisée et c'est le jour de l'inauguration que les corps des insurgés morts au cours des Trois Glorieuses sont transférés en dessous de la colonne de Juillet, le sous-sol recelant une nécropole. Durant cette cérémonie, c'est le grand compositeur Berlioz qui fut à l'origine de la marche funèbre Grande Symphonie funèbre et triomphale qu'il dirigea lui-même à la tête de la fanfare militaire. 504 corps furent amenés dans la nécropole en dessous de la Colonne. Mais la nécropole n’accueille pas uniquement les 504 corps des insurgés des Trois Glorieuses, mais aussi les corps des morts d'une autre insurrection. Ces corps seront rapatriés dans la nécropole sous la Colonne de Juillet. Ironie du sort, ces 196 corps sont ceux d'insurgés morts durant l’insurrection pour la mise en place de la deuxième République et la chute de la Monarchie de Juillet en 1848. Et ils seront enterrés en dessous du monument à l'honneur de la Monarchie de Juillet. Une légende veut que des momies datant de l’Égypte antique aient été transférées en même temps que les dépouilles des insurgés de février 1948. Ces momies auraient été rapportées durant la campagne d’Égypte de Napoléon Ier. Mais comment se sont-elles retrouvées là me demanderez-vous, et bien, ces momies étaient en train de pourrir bien tranquillement après être revenues du pays aride qu'est l’Égypte et ne se sont pas vraiment accommodées au climat beaucoup plus tempéré de la France. Du coup, pour s'en débarrasser, on les a enterrées dans le jardin de la Bibliothèque nationale, mais comme c'est là aussi que l'on inhumera dans un premier temps les corps des insurgés de 1848, au moment de leurs exhumation pour les mettre sous la colonne de Juillet, les momies ont elles aussi été exhumées et prises pour des insurgés. Voilà pourquoi des momies se retrouvent au milieu de dépouilles d'insurgés nés plusieurs siècles après leur mort. La Colonne de Juillet n'a pas que son nom pour rappeler qu'elle a été érigée en mémoire des journées de juillet 1830. Du haut de ses 50,52 m, la Colonne a bien l'espace pour nous montrer la portée politique de sa construction. Commençons par le dessous de la Colonne, la nécropole. La nécropole, comme la voûte est une réutilisation des infrastructures déjà existantes destinées à la fontaine et l'éléphant qui ont été abandonnées après la chute de l'empire. La nécropole se trouve donc dans ce qui aurait dû être les canalisations de la fontaine et ont été aménagées en nécropole. Intérieur de la nécropole La colonne comporte ensuite trois sous-bassements, tout trois faits en marbre rouge ou blanc. C'est surtout le troisième sous-bassement qui renvoie le plus une image politique de la colonne. Sur ce sous-bassement sont présents 24 médaillons qui représentent à tour de rôle la Croix de Juillet (qui est une décoration honorifique donnée par Louis-Philippe aux participants des Trois Glorieuses). Une tête de Méduse, la Charte de 1830 (qui fonde la Monarchie de Juillet) et la balance de la justice. Sous-bassement de la Colonne Pour le socle, en bronze, les quatre faces sont différentes avec toutes des références aux Trois Glorieuses, à la France et la liberté en général. Ainsi, les dates des 27, 28 et 29 juillet sont rappelées. Sur une autre face, une dédicace est faite aux morts « À la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830». En dessous de cette dédicace se trouve un lion marchant illustrant la vigilance et le courage des Français en ces trois journées, et les lions ne sont pas uniquement présents en dessous de la dédicace, un des sous-bassements de la colonne possède 24 têtes de lions utilisées comme une gouttière pour évacuer l'eau de pluie. Quatre coqs sont représentés au quatre coins du socle, symboles du peuple français. Socle de la colonne Le fût de la Colonne de Juillet, élément le plus important de celle-ci avec la statut en son sommet, marque son aspect politique par la présence des noms des 504 morts des Trois Glorieuses. Les noms des 196 morts de février 1848 seront par la suite rajoutés. Et ce fût est divisé en trois parties représentant les trois jours des Trois Glorieuses. Fût de la Colonne Mais l’élément le plus intéressant à étudier sur la colonne est la sculpture en bronze dorée de Augustin-Alexandre Dumont. Il s'agit d'une allégorie représentant « Le génie de la Liberté » haute de 4m, cette sculpture a pour particularité de représenter la liberté sous des traits masculins, chose assez rare puisque la plupart du temps la liberté est figurée sous des traits féminins comme dans le célèbre tableau de Delacroix La liberté guidant le peuple. L'allégorie représente donc un génie ailé s'élançant pour s'envoler avec dans la main gauche des chaînes brisées symbolisant la fin du despotisme et dans la droite un flambeau. La question est de savoir pourquoi ce génie de la liberté se démarque autant des représentations habituelles de la liberté ? Eh bien c'est en partie dû au fait que le pouvoir monarchique ne souhaitait pas de trop grandes ressemblances avec les représentations républicaines de la liberté, ce qui explique pourquoi la statue est masculine et n'a pas de bonnet phrygien. Génie de la Liberté Mais un autre élément est intéressant à noter sur cette sculpture, certains y voient la représentation de Lucifer, l'ange déchu par Dieu. Le nom de Lucifer veut dire : « porteur de lumière » ce qui est aussi le nom donné à l'étoile du matin par les Romains, or, sur cette sculpture, le Génie est représenté ailé à la manière des anges et porte la lumière, symbolisée par le flambeau. Autre indice, l'étoile au dessus de la tête du génie serait une référence à l'étoile du matin. Mais bien sûr, les interprétations de ce génie comme étant Lucifer ne sont que des suppositions la plupart du temps reprises par les opposants à la République. Vous en savez maintenant plus sur ce monument de la place de la Bastille, je ne peux que vous invitez à aller le découvrir vous même avant de pouvoir le visiter à la fin des travaux en 2018 !

Paris, c'est beau la vie, pour les grands et les petits

Paris, c'est beau la vie, pour les grands et les petits

Envie de passer une journée en famille sans trop de déplacements en métro dans Paris ? Rien de plus simple, le Jardin des Plantes offre tous les plaisirs en réponse aux besoins des plus jeunes et des plus vieux. Ce lieu de verdure exceptionnel au cœur de Paris réunit non seulement des jardins splendides entretenus par l’école de Botanique, mais aussi un zoo, deux grandes serres et surtout quatre galeries exceptionnelles.Point de passage obligé, la Grande Galerie de l’Evolution située à l’entrée du jardin en face de la grande Mosquée de Paris. Après vous être délecté d’un bon thé à la menthe accompagné de quelques pâtisseries, vous pouvez donc rejoindre cette galerie historique. Réouverte en 1994 après la fermeture de la Galerie de Zoologie en 1965, l’exposition permanente met en scène l’étonnante diversité du monde vivant.On démarre tout d’abord par le monde marin puis à l’étage suivant on arrive sur la grande nef centrale. Celle-ci est des plus impressionnantes, avec sa suite royale d’animaux naturalisés représentant le monde vivant actuel. En évoluant sur les étages supérieurs, on nous présente les autres aspects du monde vivant comme les espèces disparues ou en voie de disparition mais aussi le monde vivant microscopique. On ne sait plus où donner de la tête, tellement le spectacle est époustouflant ! Les explications qui nous accompagnent tout au long de la visite sont très complètes et accessibles à tous ; elles nous détaillent les différentes espèces mais nous font part aussi d’études, de recherches et d’informations plus pointues sur le monde qui nous entoure. Pour les plus petits, je conseille sans hésitation la Galerie des Enfants. Située dans le même bâtiment que la Grande Galerie de l’Evolution, celle-ci propose de nombreuses animations, interventions et activités qui passionneront les plus jeunes.A votre sortie de la Grande Galerie de l’Evolution, vous ferez face au grand jardin des plantes. N’hésitez pas à y flâner, on peut facilement y passer une journée. Vous pouvez par exemple parcourir la Galerie de Minéralogie et de Géologie mais aussi celle d’Anatomie et de Paléontologie ou encore celle de Botanique. Par beau temps, c’est la Ménagerie, petit zoo du jardin des Plantes, qui ravira le cœur des plus petits comme des grands !Mais la ménagerie n’est pas le seul zoo de Paris. Situé à côté du bois de Vincennes, le parc zoologique de Paris figure comme l’un des douze sites du Muséum National d’Histoire Naturelle. Fermé en 2008 du fait de sa dégradation, celui n’a réouvert ses portes qu'en avril 2014, avec comme seul vestige de son passé, l’immense rocher qui surplombe le Parc. Ce zoo flambant neuf présente cinq grandes zones géographiques. On évolue donc en passant par la Patagonie et ses lamas puis le Sahel-Soudan et ses girafes, puis l’Europe et ses loups, pour finir par deux milieux tropicaux peuplés de grenouilles et de lémuriens. Soyez bien chaussés ! Arpenter cet immense parc peut prendre toute une après-midi, et le risque devant tant d'enthousiasme et d’émerveillement de la part des enfants est de devoir courir d’enclos en enclos ! Mais n'ayez crainte, le confort des parents et accompagnants n'est pas en reste : différents points de ravitaillements et des bancs tous les dix mètres sont à disposition pour des pauses bien méritées !Voilà donc un bon moyen de vous échapper du tumulte de la jungle parisienne tout en donnant aux enfants la possibilité d'observer, d'apprendre sans oublier un dernier point, et non des moindres, de se défouler !!

Histoire du Ticket de métro Parisien

Histoire du Ticket de métro Parisien

Alors que notre société dématérialise à tout-va cartes, tickets, carnets, agendas, et même portemonnaies, Cariboo a voulu rendre un hommage (pompeux) à un de ces petits bouts de papier qui font accéder parisiens, parisiennes, visiteurs et voyageurs, dans le gigantesque réseau du métro Parisien. Hommage, en racontant l’histoire de ce petit morceau de papier : émis pour la première fois le 19 juillet 1900, en même temps que l’inauguration de la ligne n°1, aujourd’hui ligne 1. Difficile à croire pour les usagers d’aujourd’hui, mais le métro était séparé en deux classes, comme dans les TGV (l’histoire ne dit pas s’il y avait un wagon bar…), ainsi on pouvait acquérir un ticket 1ère classe (Rose) à 20 centimes de Francs, un ticket 2nde classe (crème) à 15 centimes, puis le ticket vert, pour les trajets aller-retour en 2nde classe, facturé 20 centimes de Franc.En 1939, alors que la seconde guerre fait rage, une mesure d’économie de papier prend effet, réduisant les carnets de 10 tickets physiques à des carnets de 5 tickets valables pour 2 trajets ! Après la guerre, le métro devient le moyen de transport préféré des parisiens avec un record encore inégalé de 1,5 milliards de titres vendus en une année (1946).La R.A.T.P. ou Régie Autonome des Transports Parisiens fait son apparition en 1949, et ce sont pas moins de 14 lignes de métro qui sont mises en service pour un total de 166km de voies. Les tickets continuent d’évoluer, avec des lettres et couleurs différentes, chaque fois poinçonnés par des « poinçonneurs », qui subsisteront jusqu’en 1973, date à laquelle les composteurs automatiques entreront en service.En 1991, La 1ère classe est supprimée, et les abonnements mensuels se multiplient, jusqu’aux années 2000, date à laquelle le passe navigo est inauguré.De nos jours, ce ticket est en voie de disparition dans les poches des parisiens. Elle demeure cependant un must dans celles du touriste pour qui ce morceau de papier représente le témoignage se son passage dans la ville lumière.Pour voir l’évolution des tickets en image, regardez cet amusant montage !Découvrez l'histoire complète du ticket de métro dans cet ouvrage de Grégoire Thonnat

Caricatures: Victor Hugo sous toutes ses coutures

Caricatures: Victor Hugo sous toutes ses coutures

Si vous avez peur de vous ennuyer à la rentrée, Cariboo vous conseille au moins une expo à ne surtout pas manquer à partir du 13 septembre : il s’agit de l’exposition des caricatures de Victor Hugo, qui aura lieu dans sa maison Place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris. Une occasion parfaite de découvrir un personnage que nous avons tous étudié et adoré, sans forcément connaître son parcours politique. Ludique et super instructive, l’exposition nous permet de découvrir un peu mieux l’une des plus grandes figures de la littérature et de la politique française. Le parcours des caricatures de Victor Hugo Son engagement politique a valu à Victor Hugo de nombreux portraits plutôt rudes signés par de grands noms tel que Daumier, Doré, Cham, Gill, Lepetit ou encore Nadar. En pénétrant sa maison place des Vosges, c’est au total 150 caricatures que vous pourrez admirer au cours d’un parcours chronologique en cinq parties, depuis 1830 jusqu’à la mort d’Hugo. On voyage en suivant aussi bien son œuvre que ses engagements politiques. La première étape du parcours est « La forte tête », qui représente la période de 1830 jusqu’à 1848. On y décèle les principaux traits qui vont caractériser Hugo avant le coup d’État manqué de 1851. Cette période le caractérise avant tout comme un intellectuel et un poète. Le portrait n’est pourtant déjà pas spécialement flatteur : un tout petit corps, une grande tête, un immense front, et des cheveux entièrement tirés en arrière. Une vraie tête d’intello, finalement. La deuxième partie du parcours, intitulée la « Détestation Générale » est nettement moins tendre. Elle représente les années 1848 à 1852, pendant lesquelles les ambitions politiques de Victor Hugo se précisent. Les caricaturistes se moquent de l’ambition du poète, perçu comme un requin dont les dents rayent le parquet. Ses discours, jugés trop empathiques, agacent et passent pour du populisme. Victor Hugo possède alors le journal L’Evènement, où il exprime toutes ses opinions politiques. Le ton du journal change progressivement lorsque Victor Hugo passe du clan des conservateurs à celui de l’opposition. Après le coup d’Etat de Napoléon de 2 décembre 1851, Victor Hugo est banni par le décret du 9 janvier 1952 et condamné à l’exil. Ce passage du parcours des caricatures s’intitule « La renommée de l’absent ». A l’époque, la censure interdit le nom ou la représentation de Victor Hugo, et ce jusqu’au milieu du Second Empire. En tant qu’exilé, Hugo inspire visiblement beaucoup plus de respect aux caricaturistes, qui le représentent barbu et l’air plutôt sage. On fera référence à lui à travers ses différentes œuvres écrites pendant l’exil, qui font finalement partie de ses meilleures : Légende des siècles, Les travailleurs de la mer, L’homme qui rit, et bien sûr, Les Misérables. Le parcours se termine sur une 5e partie, qui représente les années 1870 à 1885 (année de la mort du poète). Aussi adoré que détesté, celui-ci soutiendra les communards massacrés pendant la Commune et offrira l’asile à certains, ce qui lui vaudra quelques caricatures féroces. A partir de 1875, sa carrière politique prend un véritable tournant et les caricatures le font ressentir. Il est élu sénateur en 1876 et réélu en 1882. Durant les dernières années de sa vie, Hugo est respecté, voire adulé, ce qui lui vaudra le surnom de « Père Hugo ». La Petite Lune n°34 : « Amnistie ! Le vieux briseur de fers. » Allégorie de Victor Hugo militant pour l'amnistie des Communards (Source : Wikipédia)Notre avis sur les caricatures de Victor Hugo Pour les adeptes de caricatures, l’expo est un vrai régal qui rassemble quelques-unes des plus belles pièces que l’on a eu l’occasion d’apprécier ces dernières années. Une superbe occasion de rendre hommage aux journaux et aux dessinateurs qui font preuve d’un œil fin, d’un coup de crayon extrêmement précis, et surtout d’un humour cynique et décapant absolument indémodable, comme continue à le montrer Charlie Hebdo malgré les critiques et les attaques. A voir et à revoir, seul, entre amis ou en famille. Pour ne rien manquer des caricatures de Victor Hugo, rendez-vous au 6 place des Vosges du 13 septembre 2018 au 6 janvier 2019 (métro le plus proche : Chemin Vert, ligne 8).

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