15 comptes Instagram à suivre

Avec bien plus de 150 millions d’utilisateurs, Instagram est un des réseaux sociaux les plus populaires. C’est aussi un excellent moyen de (re)découvrir une ville différemment – à condition bien sur de connaitre les meilleurs comptes ! Nous avons donc crée une liste de 15 superbes comptes Instagram qui vous vont, à coup sur, vous donner envie de visiter Paris.

1) Paris Je t’aime

instagram cariboo paris account tourist office

Paris Je t'aime assemble les meilleurs photos de Paris sur Instagram. Ce compte est aussi partenaire de l’Office du Tourisme de Paris – pas d’hésitations ! Suivez-le pour de beaux clichés de la capitale garantis !

2) Paris in Four Months

instagram cariboo paris account paris in four months carin olsson

Paris In Four Months suit les aventures parisiennes de la photographe Carin Olsson. Attendez vous à de belles photos, avec une mise en avant des dernières tendances mode et le luxe.

3) Juan Jerez

instagram cariboo paris account juan jerez haussmann

Le compte du photographe Juan Jerez est rempli des paysages urbains parisiens. Ses photos, aux tons certes un peu sombres, restent cependant magnifique ! C’est l’endroit parfait pour satisfaire votre passion pour l’architecture Haussmannienne.

4) Seb Gordon

instagram cariboo paris account seb gordon quirky

Si vous préférez la photographie créative, alors le compte de Sébastien Pélegrin est fait pour vous. Il met en ligne des photos originales de la capitale – partez ainsi à la découverte de nouveaux endroits insolites de Paris !

5) Paris Promenades

instagram cariboo paris account paris promenades audrey puppy

Avec Instagram, tout le monde peut devenir photographe, Audrey de Paris Promenades en est l’exemple parfait ! Elle n’utilise que son iPhone pour photographier les meilleurs endroits cachés de Paris. Elle est aussi accompagnée de son chiot… ce qui la rend encore plus attachante!

6) L’Instant Parisien

instagram cariboo paris account l'instant parisien fabrice laurence

L'Instant Parisien est le compte Instagram de Fabrice et Laurence. Jetez un coup d’œil à leurs clichés, ceux de la station du métro Trinité d’Estienne d’Orves par exemple, et découvrez un aspect a la fois chic et rétro!

7) Les Flâneries d’Aurélie

instagram cariboo paris account les flâneries d'aurélie o_reilly_s

Les Flâneries d'Aurélie suit les randonnées d’une bloggeuse parisienne et de son chien. Bien que principalement basée à Paris, son incroyable aventure vous transportera d’un endroit exotique a un autre sans que vous vous en rendiez compte! C’est donc un compte a ne pas rater… même si vous le suivez juste pour son petit chien tout mignon !!

8) VuTheara Kham

instagram cariboo paris account VuTheara Kham myanmar

Avec 1,2m d’abonnés, VuTheara Kham est un des Instagrammers parisiens les plus populaires, et ce n’est pas un hasard : ses photos prises sur le vif témoignent de la vie parisienne dans toute sa splendeur. A voir aussi, d’excellents clichés du Myanmar.

9) My Beautiful Paris

instagram cariboo paris account my beautiful paris norma thiessen

Bien qu’elle habite à Toronto, le compte de Norma Thiessen est voué à Paris. C’est une véritable francophile, et cela se reflète dans ses incroyables photos prisent dans tout Paris

10) Arthur Gosse

instagram cariboo paris account arthur gosse iphone retro

Encore un Instagrammer qui n’utilise que son iPhone, le compte de Arthur Gosse est rempli de belles images de Paris. Son profil a une touche exceptionnellement rétro – et de nombreuses photos du café.

11) Celicelo

instagram cariboo paris account celicelo céline sunset

Si vous cherchez des belles photos de Paris la nuit, le compte de Céline est fait pour vous ! Cette photographe talentueuse possède un vrai savoir faire pour capturer la capitale sous ses meilleurs angles !

12) Nathparis

instagram cariboo paris account nathparis nathalie geffroy

Paris reste belle qu’il pleuve ou qu’il neige. S’il vous en faut la preuve, jetez un œil sur le compte de Nathalie Geffroy Ses photos de Paris sous la pluie et sous la neige sont magnifiques. Pour de l’inspiration culinaire, rendez-vous sur son compte foodie, @nathparisfood !

13) French Words Journal

instagram cariboo paris account french words journal julien

Julien est fondateur du @frenchwords, qui est un compte génial a suivre pour ceux qui souhaitent apprendre le français. Mais c’est le journal qui nous intéresse le plus – il y a quelques photos fantastiques de Paris.

14) Jean-Luc Raymond

instagram cariboo paris account jean-luc raymond street art

Si le Street Art est votre tasse de thé, ce compte est fait pour vous. Jean-Luc Raymond prends des photos sensationnelles du Street Art de Paris, en utilisant que son iPhone. Pour plus d’informations sur le Street Art de Paris, cliquez ici.

15) Olivier Wong

instagram cariboo paris account olivier wong dusk

Les photos de Paris au crépuscule d’Olivier Wong vous laisseront bouche bée. Ses photos de la Pyramide du Louvre sont nos préférées !

16) Cariboo

instagram cariboo paris account

Nous sommes désolés – nous avons menti. En fait il y a 16 comtes Instagram qu’il faut suivre. Après tout, à quoi bon avoir Instagram si nous ne suivez pas Cariboo? Suivez-nous pour des excellentes photos de Paris et pour se tenir au courant de tous nos événements insolites.

Bien sur, il s'agit de notre sélection, si vous avez des suggestions, n'hésitez pas de nous en faire part sur Facebook !

James, mardi 22 mars 2016

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Si Notre Dame s’impose aujourd’hui comme un symbole de Paris, il convient de se demander pourquoi ? Qu’est ce qui rend cet édifice si particulier dans le cœur des Parisiens et si intriguant aux yeux des touristes ? Cariboo a relevé 11 petites anecdotes à connaître sur ce Monument (sens propre et figuré) de la capitale.Merci à Thierry Chevalier pour ses précieuses informations. Allez visiter Notre Dame de Paris avec lui, il a encore pleins de choses à vous raconter !1. Une vie de (seulement) 853 ansLa construction de cette bâtisse démesurée a débuté en 1163 et c’est le pape Alexandre III qui pose la première pierre. Il a fallu plus de deux siècles pour qu’elle soit complètement terminée. En traversant tant d’années d’Histoire, sa longue vie n’a pas été de tout repos puisqu’elle a été vandalisée par les Révolutionnaires en 1789, puis restaurée. Elle a aussi été le témoin de nombreux évènements historiques comme le sacre de Napoléon 1er, le mariage d’Henri IV, les funérailles de François Mitterrand …2. The place to beNotre Dame de Paris est visitée par plus de vingt millions de visiteurs par an, dont environ quatorze millions qui entrent dans la cathédrale. Ceci la place comme lieu le plus visité de Paris, de France et même d’Europe ! Par ailleurs, en plus de la visite de l’intérieur de la cathédrale gratuitement, il est est aussi possible de payer pour visiter la crypte et les tours, ainsi que de découvrir les trésors de la cathédrale. Comptez 7€ pour la crypte et 8,50€ pour les tours, et rien que pour l’expérience et la vue, croyez moi ça en vaut le coup !3. La crypte, lieu du retour dans le temps (Retour vers le futur ?)Notre Dame de Paris est pleine de surprises et vous laisse découvrir, dans la crypte archéologique, son parvis et ses alentours lorsqu’elle n’était pas encore là. 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Après l’avoir pillée et saccagée, en détruisant quelques sculptures dans un mouvement anti-monarchique, la Cathédrale est restée telle quel pendant plusieurs décennies. Elle était alors considérée comme magasin de nourriture et de fourrage Ce n’est qu’en 1802, sous l’initiative de Napoléon Ier, que la Cathédrale connaîtra une première restauration succincte. C’est d’ailleurs à cet endroit qu’il se sacrera lui-même empereur en 1804.6. Merci VictorAprès Napoléon, Notre Dame de Paris doit sa notoriété en grande partie à Victor Hugo. En effet, suite à la parution de son roman « Notre Dame de Paris », mettant en scène les célèbres Quasimodo, Esméralda, Phoebus ou encore Frollo, et dont l’intrigue entière se déroule autour de la cathédrale, le peuple prend conscience de la richesse du lieu. Donc, en 1845, l’architecte Viollet-le-Duc s’attèle à la restauration totale de la Cathédrale, qu’il ne finira qu’en 1864. 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Une balade effrayante au cimetière du Père Lachaise

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A l’est de Paris, et loin de l’agitation de la ville, se trouve le cimetière du Père Lachaise. S’étendant sur 44 hectares, ce cimetière est l’endroit idéal pour échapper à la clameur de la capitale et pour se balader dans un havre de paix insolite. C’est aussi la dernière demeure de nombreux écrivains, musiciens et politiciens. Donc si vous cherchez quelque chose d’insolite à faire à Paris, visitez le cimetière Père Lachaise pour vivre une expérience unique.Visitez le cimetière du Père Lachaise avec Laure, une de nos guides Cariboos. Elle habite juste à côté et elle a le chic pour trouver tous les meilleurs endroits dans le quartier !Le nom de ce cimetière est une référence directe au Père François de la Chaise, le confesseur de Louis XIV, qui a vécu a cet endroit avant la construction du cimetière. En 1804, c’est Napoléon qui a ouvert le nouveau cimetière. Cependant, il a fallu quelques années pour que ce site devienne populaire. En effet, beaucoup ont estimé qu’il était situé trop loin du centre de Paris.Déçu par le manque d’intérêt porté au nouveau cimetière, les autorités ont déplacés les cercueils de Molière et de La Fontaine sur le site. Cette décision s’est avérée être très efficace. Il a d’ailleurs fallu agrandir le cimetière 5 fois de suite afin de pouvoir accueillir le nombre croissant de tombes. Aujourd’hui il y a plus d’un million de corps enterrés au Père Lachaise, ce qui le rend ainsi le plus grand cimetière de Paris.De nombreuses personnes connues ont été enterrées à Père Lachaise au cours des siècles. C’est d’ailleurs le cimetière le plus fréquenté au monde. Les tombes les plus visitées sont celles de Jim Morrison et Oscar Wilde. La chanteuse Édith Piaf et les écrivains Balzac et Proust attirent également les foules. Aujourd’hui, le Père Lachaise reçoit encore des demandes d’enterrement, bien que les places soient maintenant très limitées.Par son histoire, Le Mur des Fédérés est également intéressant. Le 28 mai 1871, après une bataille violente avec l’armée versaillaise en plein milieu du cimetière et des tombes, 147 fédérés ont été alignés devant un mur et fusillés. Ce mur est devenu un mémorial en mémoire des victimes, ainsi qu’un symbole de la lutte du peuple en faveur la liberté.

Cariboo s'inscrit dans l'économie collaborative

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« La confiance est la monnaie d’échange qui fait la valeur ». Brian Chesky, cofondateur d’Airbnb , résume ici parfaitement bien l’essence et le moteur de ce qu’on appelle aujourd’hui l’économie collaborative. Cependant, de quelle confiance parle-t-on ? La confiance suffit-elle pour définir l’économie du partage ?La confiance, le prérequis de l’économie collaborativeLa confiance est un ciment – fragile – sur lequel les start-up de l’économie du partage tentent de bâtir une solution alternative et collaborative à ce que propose déjà le marché. Ainsi Frédéric Mazella, fondateur de Blablacar, révèle que selon une étude menée auprès de ses utilisateurs, « il existe maintenant un nouveau type de confiance : la confiance envers les profils en ligne. Et quand la confiance est établie, la collaboration est possible. »En conséquence, le numérique marque une rupture profonde : il démultiplie le capital-confiance existant. La confiance peut alors devenir une ressource abondante, créable, et valorisable ; et cette confiance n’en est pas faible pour autant. Toujours selon son étude, « un membre avec un profil complet inspire davantage confiance qu’un voisin, et presque autant qu’un ami proche ».L’économie collaborative se construit en opposition au marché capitaliste et à l’économie traditionnellePour Rachel Botsman, l’économie collaborative résulte de la remise en question des valeurs sociétales face à la crise et l’austérité. Elle se construit donc essentiellement en opposition à l’économie dite traditionnelle. AirBnb se présente ainsi comme une solution alternative aux hôtels, Uber aux taxis et Blablacar au train. Cette confrontation – parfois directe et violente – à l’existant n’est que la concrétisation de ce qu’annonce Rifkin depuis plusieurs années : « nous vivons manifestement les premières phases d’un changement des règles du jeu. Au crépuscule de l’ère capitaliste, un nouveau modèle économique émerge ». Ces start-up ne sont donc que le reflet d’une profonde mutation de la société et de ses besoins que résume très bien J.M Servet : « la durabilité l’emporte sur le consumérisme (…), la coopération subsumerait la concurrence ». Ce n’est plus la possession, mais l’accès et l’usage qui priment. En proposant de partager un bien, l’économie collaborative ébranle les fondamentaux du capitalisme, façonné par l’acquisition et la possession d’un bien matériel.La monétisation des biens privés, portée par Uber (une voiture) ou Airbnb (un appartement) est aujourd'hui le principal marqueur de la montée de l'économie collaborative. Ces entreprises – et leur opposition intrinsèque aux acteurs traditionnels – sont présentées comme les héraults de cette nouvelle économie. Uber et Airbnb sont-ils pour autant les mieux placés pour jouer ce rôle de figure de proue de l’économie du partage ? En effet, d’un côté Airbnb est devenu à moitié une vitrine presque classique pour logements professionnels (chambres d’hôtel, location à l’année, etc.) ; de l’autre Uber est une société de transports qui est liée contractuellement à des dizaines de milliers d’individus et dont l’activité de chauffeur est leur source de revenus majoritaire, voire unique. Alors que l’économie collaborative se targue de faire des revenus engrangés par la mise à disposition de son bien des revenus complémentaires ; sur Uber et Airbnb, on peut constater une dérive qui a mené aujourd’hui aux membres de ces communautés de faire de leur activité collaborative une activité rentable, où la recherche du profit prime sur le partage.Cet état d’esprit capitaliste et non collaboratif se retrouve dans le langage employé par les cadres dirigeants de ces entreprises. Ainsi, lors d’un débat télévisé entre Mike Novogratz, le président du fonds d’investissement Fortress Investments, et Brent Callinicos (DAF d’Uber jusqu’en mars 2015), l’hiver dernier, ce dernier a laconiquement lâché que la valorisation de 40 milliards de dollars d’Uber était en partie due au fait que, dès lors que les actionnaires en montreraient le souhait, ils pourraient augmenter la redevance des chauffeurs sans avoir à subir de préjudice ou une baisse d’activité. C’est un véritable aveu à la fois de rapport de suprématie d’Uber vis-à-vis des membres de sa communauté (contraire à l’esprit collaboratif), mais aussi de soumission de la part d’Uber à ses actionnaires et à la logique capitaliste court-termiste qu’ils portent.En réalité l’économie collaborative est diverse et ces start-ups ne restent qu’une facette du renversement dont parle Rifkin dans son ouvrage « Troisième Révolution Industrielle ». L’économie du partage est déjà protéiforme : financement participatif ( crowdfunding), offres réciproques d’hébergement chez l’habitant ( couchsurfing), enseignement à distance (Mooc), création d’énergie durable chez soi ( smart grids)…La confiance, pilier du dépassement de l’économie collaborative telle qu’on la connait ?Des biens matériels (Uber en 2009 et Airbnb en 2008 pour ne citer qu’eux), le mouvement collaboratif s’étend aujourd’hui vers les services et biens immatériels. Les services pionniers deviennent des portes d’entrée vers des prestations d’un autre genre : ainsi Frédéric Mazella rapporte qu’une « partie de [la] communauté a commencé à utiliser d’autres sites de consommation collaborative après s’être inscrite sur BlaBlaCar (entre 1 et 6 % des membres) ». Cette éducation à la confiance à un nouveau mode de consommation encourage le développement de plateformes collaboratives axées sur la monétisation de biens immatériels (culture, savoir-faire, connaissance, etc.). Un exemple récent de start-up qui illustre cette nouvelle dynamique pourrait être Cariboo.co : en monétisant sur la connaissance de son quartier, cette plateforme facilite la rencontre avec les habitants et l’expérience de la visite des touristes.Cette éducation préalable est d’autant plus importante qu’il est difficile de donner un prix aux biens immatériels, comme la connaissance d’un quartier. Contrairement à l’expérience Airbnb, on ne peut pas se projeter dans l’usage du bien grâce à sa représentation imagée. La confiance dans l’individu prestataire de ce bien, et de fait dans son profil en ligne d’une part, et dans l’économie collaborative d’autre part doit donc être d’autant plus forte.Seulement 13 % des Français ont confiance dans les hommes et femmes politiques, et 33 % dans les médias selon une enquête du Credoc, publiée en juin 2014. La défiance croissante dans les institutions (politiques, économiques, médias) laisse justement une place croissante à des initiatives s’appuyant sur des acteurs non institutionnels. La confiance en l’économie collaborative se nourrit de la méfiance des consommateurs envers l’économie traditionnelle. Et c’est précisément sur ce segment que des start-up comme HelloJam se développent. En mettant en place une conciergerie par messages instantanés (SMS, whatsapp, etc.) pour les étudiants, par des étudiants, Jam répond aux préoccupations que lui confie chaque étudiant. De fait les étudiants se détournent des canaux classiques de l’information pour chercher les bons tuyaux auprès de personnes ayant les mêmes besoins qu’eux.En résumé, par un jeu de vases non communicants, les adeptes de l’économie du partage se détournent de plus en plus de l’économie traditionnelle, tandis que les sceptiques lui restent fidèles. Ainsi, pour Renaud Francou et Daniel Kaplan, dans « Confiances numériques, nouvelles approches de la confiance numérique », « les référents traditionnels ayant failli [les individus] vont chercher ailleurs, dans l’échange avec d’autres individus qui leur ressemblent ». Ce clivage est marquant aujourd’hui en France où selon le Credoc 54 % des Français sont aujourd’hui prêt à partager/prêter des objets qu’ils utilisent, alors que 45 % en préfèrent un usage exclusif. On retrouve d’ailleurs ici la fracture portant sur la propriété privée, marqueur du capitalisme et d’une économie traditionnelle. L’hétérogénéité de l’économie collaborative rend donc impossible l’identification d’un héraut représentatif. Les diverses formes que prend aujourd’hui cette économie ont néanmoins un plus petit dénominateur commun, une matrice unique : là où la structure économique, sociétale ou institutionnelle était verticale, elle la transforme en une structure horizontale. En effet, la mise en relation entre individus via une plateforme de marché en ligne, accessible à tous, permet de supprimer tout intermédiaire marchand.

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